Pour toi

 

Pour toi

 

La solitude d’un coup empoigne mon cœur

Un jour, demain, tu partiras emportant la douceur

Auréole de ma vie, tu t’envoles vers un refuge sûr

Et je me souviendrais des moments vécus

C’est formidable de se rappeler ce que nous avons vu

 

Feuille virevoltant dans l’heure de rosée

Roseau s’agitant au son des violons parfumés

Aile légère qui captive la lumière

Bateau affrontant les secousses de la mer

Chasseur en sanglots libérant la couleur

 

Parfum suffocant de la nouvelle Aurore

Qui en chantonnant tutoie les astres

Comme un effluve de vent d’innocence

Le dos bien droit et le front pur

Et ignorant la langueur des regards

 

Ma participation au jeu de La Licorne avec un poème « sandwich » en partant d’un poème de Paul Eluard et à l’Atelier d’Estelle où il fallait s’inspirer des mots sanglots, violons, langueur, suffocant, heure, jours, vent, feuille (poème de Verlaine : chanson d’automne)

 

Publicités

La judiciaire épopée de Jujube et Jupiter

Mr Le juge,

 

Ci juin, cette lettre pour vous demander votre aide judiciaire et judicieuse. Jugez plutôt :

Jujube, ma jument a été victime d’un don Juan. Elle était tranquillement en villégiature dans le Jura. Ce julot s’est échappé de son (juke)box et lui a fait un coup de Judas.

Certes Jujube manque de jugeote de s’être laisser subjuguée par ce coureur de jupon mais je ne peux laisser cette juvénile jument enfermée dans nos écuries jumelées avec celle de ce goujat, fut-il la propriété d’un judoka spécialiste en ju-jitsu. Sans avoir des préjugés, les chiens ne font pas des chats et les taureaux des chevaux.

J’ai tout vu avec mes jumelles longue portée. Le temps de descendre de l’échelle où j’étais juchée pour réajuster mes rideaux en toile de jute. Je suis arrivée trop tard, le don Juan avait déjà remballé son tire-jus (excusez mon franc parler), son jubilatoire méfait accompli. JUPITER est  le nom de ce scélérat, que j’écris exprès en MAJUSCULE pour que vous l’identifiez rapidement. Je l’ai fait fuir avec des jurons qu’un adjudant chef n’aurait pas osé conjugué à l’imparfait ni au subjonctif présent ou passé.

Jujube donc attend des jumeaux, voire potentiellement des jumeaux jumarts.

Je demande justice, réparation pour le préjudice. Merci de m’indiquer la jurisprudence en vigueur pour ce cas avéré de donjuanisme jurassique.

 

Votre dévouée Justine Lavertu

Source photo

Texte écrit pour Jeu 38 chez Filigrane

Les plumes en « elle » d’Asphodèle et de Mind

Pour les plumes d’Asphodèle et de Mind, j’ai regardé dans le rétro du bon vieux temps et l’ai trouvé en vrac : 

– Une aquarelle de Georges Braque et une figurine M and M’s d’une trentaine de centimètres (de l’art éternel ?) 

– 3 sens à Mirabelge (mirabelle belge et fière de l’être) 

– 2 sœurs presque jumelle dénommées Palatigne et Palagiedes jumelles qui m’avaient emportée entre livres, embruns, loin de tout souci matériel 

–  les 60 affres existentiels d’une jeune minute qui réussit à résoudre des énigmes digne de la maternelle

– Un  canard au milieu d’une ribambelle de mioches (ils bougent tout le temps, pas moyen de les compter)

– Un fer à repasser pour la coiffe pleine de dentelles de la belle Angèle

– 5 ou 7 épices au café Verlaine, en compagnie de Lharissa -peau-cannelle et de son djembépices 

Un passereau, une passerelle, un rondeau, une hirondelle

– un voyage en métro vers Saint-Nom-La -Bretelle en compagnie d’une certaine Béchamelle

Last but not least, hasard des hasards, j’ai trouvé balancelle et ritournelle dans le même extrait de ce livre que je vous conseille 

Asphodèle, cinq consonnes et quatre voyelles, Asphodèle,  ma belle sont des mots qui vont si bien ensemble….

J’écrit sur le fil, j’ai bien failli à ce rendez vous…être infidèle ….au rituel …des plumes

Les mots collectés par Mind Ici

Aquarelle, Voyelle, Mirabelle, Maternelle, Stèle, Eternel, Bretelles, Ribambelle, Infidèle, Dentelle, Cannelle, Passerelle, Balancelle, Ritournelle.

Pourquoi je n’ai pas écrit pour l’agenda ironique de juin…

En début de mois, tout allait bien ; j’avais l’idée de départ : m’inspirer  d’un poème de Raymond Queneau « Le cheval Parthénon s’ennuie sur sa frise », poème extrait de « 1000 milliards de poèmes » dont vous  pouvez trouver ici une variante.

Début juin je m’engageai donc légère et court vêtue avec ce titre : « Le pingouin Pingoléon s’ennuie sur la banquise »

Ma brillantissime idée était de raconter les histoires de ce pingouin et que, à la fin de ce sonnet  d’arriver à  « le Pingouin Pingoléon s’amuse sur la banquise » histoire dans le même poème de dire tout et son contraire, tout ça avec quelques rimes en « air » c’était facile :  vert, verre, ver, vers et peut-être aussi « capillaire »  ou « Valétuculinaire » ou valétudinaire… 

A contrario donc même avec une idée de départ, rafraîchissante – vous en conviendrez – rapport à la banquise, je n’ai rien écrit du mois de juin, (comme je n’ai rien écrit en mai), juillet s’annonce mal côté boulot : le burn-août me guette !!

/

Ceci était ma non-participation à l’agenda ironique de juin. Vous pouvez lire les vrais participants chez Carnetsparesseux

L’agenda aux nues : les votes !!!

Rhoooo, le beau mois de mai où tout le monde s’est dévoilé !!!! Il y a toute une série de textes aussi intéressants les uns que les autres sur le thème : « NU, NUE, NUS, NUES…. »

Voici les nouveaux textes de l’agenda ironique

Laurence nous conte l’histoire d’une femme qui lisait nue

Martine galéjade (du verbe galéjader) avec ses girls  et avec une poule qui ose sortir cou nu  (non je n’ai pas fait de faute à « cou »)

Emilie nous emmène aux cieux avec « nues »

Carnetsparesseux se laisse emporter par Saint John Perse et « C’étaient de très grands vents »

Victorhugotte nous chante « les nus d’hier »

Véronique nous invite à « Percer le secret d’une journée d’été »

Estelle nous plonge dans les gestes et les pensées d’une femme  « redevenue charnue »

Une Patte nous chuchote un « effeuillage » dont il a le secret.

Clémentine des crayons nous emmène rencontrer la hase de Collonges La Rouge 

Palimpzeste (de citron?) se dévoile dans un poème « Nue »

Max-Louis arrive sur le fil du 21 mai et nous raconte l’histoire surprenant d’un « Nuisible »

Et Clémentine des narines des crayons se faufile itou avant minuit avec « Théatre et transparence »

Et pour ceux qui n’auraient pas vu les premiers c’est ici : 

La licorne a ouvert le bal avec « le Roi est nu »

Et a enchaîné aussitôt avec une bal(l)ade à la Clairefontaine

André nous livre la vérité dans  un poème « nu »

Le thème m’a fait redécouvrir le texte de Carnets et d’une certaine lune 

Martine dénude les fleurs en particulier les pâquerettes 

JoBougon a fait tout ce qui lui a plu

Carnets nous fait saliver  avec un citron nu ou une tarte bleue

Patchcath sait coudre les nus et enlève ses bas

La licorne nous confie que « pudeur » et « nu » sont des mots qui vont très bien ensemble

Je vous laisse avec les deux tableaux de votes : celui pour les trois textes qui vous ont le plus plu et celui pour le gentil Organisateur du mois de juin 🙂

Quant à moi, malgré tous les jours fériés de Mai je n’ai pas réussi à écrire une ligne (il faut dire que j’ai remplacé un collègue malade et que cela m’a mis sur les rotules…)

Bisessss

L’agenda ironique de juin aura lieu chez :

 

Les 3 textes que vous avez préférés :

 

 

 

 

Recette : Qu’est-ce qu’un poème de Matéo ?

J’écris, de temps à autre, des poèmes de Matéo. Ce poème en est un.

Voulez-vous savoir ce qu’est un poème de Matéo? Admettons que la réponse soit oui. Voici donc la recette d’un poème de Matéo.

Un poème de Matéo est un poème composé en regardant un Matéo, ça tombe bien j’en ai un à la maison. Le Matéo que j’ai sous les yeux fait présentement des galipettes sur le canapé (foutus seins de glace et ses 10 degrés avec une pluie glaçante…j’aurai donc pu écrire un poème de météo mais comme j’avais un Matéo sous la main, enfin sous les yeux, je n’allais pas faire la fine bouche….)

Un poème de Matéo peut s’écrire dans un salon, une voiture, sur un toboggan, la tête en bas, les jambes en l’air. J’ai choisi d’écrire sur le mien dans la cuisine, en surveillant mon gâteau au citron nu (j’avais plus de pâte à tarte).

Prenez un Matéo d’une dizaine d’années qui se laisse observer sans rougir (on ne parle pas assez de la pudeur des Matéo), il est en général longiligne, mais avec un Mathéo avec une petite brioche, cela fonctionne aussi.

Le premier vers est composé dans votre tête, il doit décrire si votre Matéo est plutôt bonne pâte ou plutôt nouille. Le mien est plutôt farfalle, ou farfadet en tout cas, il papillonne et rebondit sur le canapé.

Le premier vers est transcrit sur le bloc-note du téléphone de suite parce qu’à tout moment le Matéo étudié peut s’étaler comme une pâte brisée et pleurer des larmes de croque-odile (à ne pas confondre avec des larmes de croque-madame ni même des larmes de croque–madeleine ou de croque-mitaine, qui comme chacun sait sont des créatures nageant autour d’un canapé)

Le deuxième vers d’un poème de Matéo doit mijoter légèrement arrosé d’un Cabernet d’Anjou, ou d’un croquignolet, ou croguignolet..je ne sais jamais…mais il doit être arrosé…

Le troisième  vers est composé après l’euphorie du troisième verre : il faut d’ailleurs veiller encore plus au Matéo qui pourrait dans l’euphorie se lâcher en grumeaux (ou gros mots)…mettre le holà à la première alerte est vital sinon tout part en saucisse, ou en purée…

Il est rare q’un poème de Matéo aille plus loin que le quatrième vers, car un Matéo a l’ennui rapide et fulgurant. Si par malchance le Matéo arrête ses galipettes entre deux vers, il ne vous reste plus qu’à sortir le gâteau du four et les assiettes du vaisselier.

Voilà vous savez presque tout sur les poèmes de  Matéo : il vous reste à pratiquer. Mon Matéo est maintenant tout calme sur le canapé, une sorte de Matéo Melba mais ceci est une autre histoire ou un autre poème …..

Pour ma part je tenterai bien la prochaine fois le poème de rétro, ou un poème de Mondéo (à écrire dans une ford intérieure), ou un poème de boléro qui doit aller crescendo ou un poème de Botéro (poème que j’ai d’ailleurs commencé pour l’Agenda Ironique et pas terminé, suis facilement déconcentrée par des galipettes… 😉

Source photo

 

Participation à vos claviers  N°7 d’Estelle de l’Atelier sous les feuilles avec une recette de quelque chose qui ne se mange pas, par exemple, la recette pour être heureux, la recette pour devenir un super héros, la recette pour faire taire le chien du voisin….

 

Agenda ironique Mai : déshabillez vous

Comme en écho non à Mars mais à Martine, le mois de l’agenda ironique aura pour thème : NU, NUE, NUS, NUES….

Vous pouvez donc d’ores et déjà :

– Vous mettre à l’aise : On est si bien, tout nu, dans une large chaise (1),

– Retirez vos lunettes : Sans ces lunettes, j’ai l’impression d’être tout nu au beau milieu d’une épicerie, avec des miroirs au plafond (2),

– Vous prendre pour le manneken-Pis

– Poétiser : La très chère était nue, et connaissant mon coeur, n’avait gardé que ses bijoux sonores (3)

– Faire ce qu’il vous plait…..mais nu (pour les pudiques, la vérité toute nue fera l’affaire :-))

 

Et pour le calendrier ?  parution des Textes jusqu’au 21 mai inclu, lecture et vote du 22 au 30, proclamation de la fin de mai le 31 🙂

:

(1) Alfred de Musset

(2) Alain Bashung

(3) Charles Baudelaire

Regroupons nous une minute autour de Pierre Desproges

Voici donc l’arrivée des courses dans le désordre (je ne suis pas encore allée lire tout le monde loin de là).

De plus, d’autres liens arriveront peut être dans la journée….

Gibulène : Remédions à l’obésité

Filigrane : Restons assis sur rien 

Ecriturbulente : Inaugurons avec faste un bocal à poisson rouge

Filigrane : Rentabilisons la minute de silence 

Estelle (L’atelier sous les feuilles) : Une minute d’égarement 

Jobougon : Apprenons à clouer le bec droit

Jobougon : Testons l’hibernation printanière de la quiche au poireau

Max- Louis : Polissons le romantisme au xxieme siècle à la langue du dandy

Célestine : Commémorons n’importe quoi 

Valentyne : Rentabilisons la minute de silence

Carnetsparesseux : Inaugurons avec faste un bocal à poisson rouge

Bonne lecture 🙂

Hommage à Pierre Desproges – Valentyne

http://www.ina.fr/video/CPC83050080/rentabilisons-la-minute-de-silence-video.html

Rentabilisons la minute de silence

Dimanche, je révisai mon aptitude à gérer une minute de silence avec respect quand j’ai mal entendu le conseil de Mr Desproges : « Pour rester digne pendant une minute de silence il vous faut compter vos cheveux » au lieu de cela  j’ai entendu « Pour rester digne pendant une minute de silence il vous faut compter vos chevaux ».

J’ai tenu trente-trois minutes avec Bucéphale, Rossinante, Tornado, Wagram,  un cheval Melba, Stewball,  Black Beauty, Pégase, Buck l’hippogriffe, Crin-blanc, Pile-Poil, Flicka, Sleipnir,  Petit tonnerre, Joly Jumper, un cheval Parthénon ,  un falabella, troyen de surcroît, Canson du Papetier , et surtout Enzo ….. je crois que ma minute de silence est rentabilisée.

Je tiens dans ce billet à remercier Mr Ferrari qui a fait exploser le compteur avec 599 chevaux ….

Merci Pierre, Merci Enzo.

La prochaine fois j’essaierais de couper les chevaux en quatre.

Etonnant non ?