A propos Valentyne

Mon royaume pour un cheval ...même un bourricot peut faire l'affaire

Le réveil du coeur – François d’Epenoux

– Quand je vais dans les magasins, il y a des télévisions partout ! Des écrans dans tous les coins ! Impossible d’y échapper ! Pas plus qu’à la musique, d’ailleurs… Enfin, musique… Entendons-nous ! Des rythmes d’hommes de Cro-Magnon ponctués d’éructations haineuses. J’essaie d’éviter, mais quand mon regard croise ces images, excuse-moi, je suis bien obligé d’y voir ce que j’y vois : des chimpanzés en rut, le froc sous les fesses, le caleçon apparent, entouré de filles de joie qui remuent le cul.

Je prends le parti d’en rire.

– Pas mal quand même les filles de joie, non ?

– Franchement ? Même pas. Elles n’arrivent pas à la cheville…

– De Sophia et de Gina, je sais. N’empêche que tu regardes.

– On me force à regarder, nuance. On me force à écouter ou, du moins à supporter. Là encore, est-ce que j’ai le choix ? Non. Alors j’essaie d’en voir le moins possible. Je fais comme la Lionne quand on traverse une zone commerciale pleine de panneaux publicitaires et de fast-foods : je poursuis mon chemin.

– Mets lui des oeillères autour des phares, comme aux chevaux de trait, dis-je en rigolant.

 

Le réveil du coeur – François d’Epenoux

Gina 

Sophia

La lionne :

Jeu de l’été : Première

Bonjour à tous et à toutes,

L’été a commencé et je prends mes quartiers de villégiature avec ce petit jeu :

Le but est de trouver des titres de livres, leurs auteurs et le point commun entre les livres.

Voici la première énigme (facile ou difficile ? )

Pour participer, il faut laisser votre ou vos réponses en commentaires. Chaque bonne réponse vaut un point pour la première personne ayant trouvé : Dans cette première énigme il y a donc cinq points à gagner : le titre et auteur des  quatre livres et le point commun entre ces livres.

Vous pouvez faire juste une proposition, ou deux ….ou cinq…

A la fin de l’été, nous connaîtrons les vainqueurs de ce quinté géant 🙂

Bon weekend  à tous

 

 

Concerto du dimanche (enfin du jeudi)

 

Quand la cuisinière referme mon couvercle

Je frétille me sentant la reine de la cuisine,

Le fonds de ma marmite chauffant sur le cercle

Un pot au feu fait fondre légumes et limousine

 

Les poireaux se lancent dans un tango torride,

La cuisinière esquisse quelques pas, enjoués

La vapeur essoufflée, relâche la bride

Assouplissant pommes de terre et navets ;

 

Quand le sifflet retentit et appelle trois fois

La dame accourt et libère ma soupape,

Un filet s’élève et fait entendre ma voix

De casserole, je chante les futures agapes

 

La famille tout à coup débarque avec envie

Ils se damneraient pour un copieux pot au feu

Les petits clament rieurs que madame est servie

Et moi cocotte sans couvercle je trône au milieu.

 

Même la tante revêche me trouve diététique,

Mélangeant rapidement arômes et saveurs,

Ils racleront tout ces gourmets drolatiques,

Dimanche poule au pot, Henri IV mon sauveur.

 

Source photo

Pulsations – Julian Barnes

– Écoutez, allez dans n’importe quelle ville en Europe, les magasins sont plus ou moins pareils. Parfois on se demande où on est. Les frontières intérieures n’existent quasiment plus. Les cartes bancaires remplacent l’argent, Internet remplace tout le reste. Et de plus en plus de gens parlent anglais, ce qui facilite encore plus les choses… Alors pourquoi ne pas admettre la réalité ?

– Mais c’est un autre trait britannique auquel nous tenons. Ne pas admettre la réalité.

– Comme l’hypocrisie.

– Ne la faites pas démarrer là-dessus… Tu as chevauché ce dada à mort la dernière fois, chérie.

– Vraiment ?

– Chevaucher un dada à mort est cravacher une métaphore morte.

– Quelle est la différence entre une métaphore et une image, à propos ?

– Marmelade.

– Lequel de vous deux conduit ?

– Tu as fait la tienne ?

– Tu sais, je repère toujours les oranges amères dès qu’elles arrivent et puis je laisse toujours passer l’occasion d’en acheter.

– Un des derniers fruits ou légumes encore soumis au cycle des saisons. J’aimerais bien que le monde revienne à ça.

– Allons donc… On n’aurait que des navets et des rutabagas tous l’hiver.

– Quand j’étais petit, on avait ce grand buffet dans la cuisine avec de profonds tiroirs en bas et, une fois l’an, ils étaient soudain tous plein de marmelade. C’était comme un miracle. Je ne voyais jamais ma mère la faire. Je rentrais de l’école, il y avait cette odeur, et j’allais vers le buffet et ils étaient plein de bocaux. Tous étiquetés. Encore chauds. Et ça devait nous durer toute l’année.

 

Pulsations – Julian Barnes

TAG 100 % Féministe

Chez Lupiot  et chez Tom j’ai vu ce tag qui m’a fait passer un bon moment. Voici mes réponses

 

  • Votre auteure préférée (4 coups de coeur sur 5 livres lus de cette auteure)

Marie Laberge : Gabrielle, Adélaïde,  Florent

Trilogie familiale et aussi très féministe

Et Ceux qui restent : Un sujet difficile (le suicide d’un proche) bien traité

 

  • Votre héroïne préférée

Scarlett dans Autant en emporte le vent (visez cette robe verte !!)

 

  • Un roman qui propose un message féministe

Chronique du pays des mères : Elisabeth Vonarburg. L’idée de départ de ce roman de Science-fiction est très originale. Dans un futur non daté, la terre est peuplée à 90% de femmes (et donc 10% d’hommes). Elisabeth Vonarburg raconte l’histoire de Lisbeï, une de ces femmes, mais aussi celle de Tula , sa soeur, celle de Selva sa mère…..

 

  • Un roman avec une fille/femme sur la couverture

La vie d’une autre de Frédérique Deghelt : magnifique portrait d’une mère et d’une femme amoureuse

Ou l’allée du roi de Françoise Chandernagor

 

  • Un roman qui met en scène un groupe de filles/femmes

Les quatre filles du docteur March : mon livre de chevet entre 12 et 14 ans

 

  • Un roman qui met en scène un personnage féminin LGBT+

Sarah Waters : Ronde de nuit, fabuleux livre en trois parties à Londres pendant et après le Blitz

 

  • Un roman qui propose plusieurs points de vue féminins

La passion des femmes de Sébastien Japrisot : un coup de coeur à 15 ans.

Voici la 4ème : Sur une plage déserte, à la fin d’un bel après-midi d’été, un jeune homme tombe, blessé d’un coup de fusil en pleine poitrine. Tour à tour, les femmes qui ont compté dans sa vie racontent l’aventure qu’elles ont partagée avec lui, qui les a conduites à l’abattre. Mais qui dit la vérité ? Emma, l’angélique mariée enlevée la nuit de ses noces ? Bélinda, la splendide prostituée de « La Reine de Coeur » ? Zozo, la pensionnaire du même endroit ? Caroline, la trop jeune veuve prise au piège d’un monstre ? Frou-Frou, la petite manucure parisienne devenue star à Hollywood ? Yoko, la délicieuse et impudique Japonaise ? Toledo, l’infirmière américaine en Birmanie ? Marie-Martine, l’avocate à qui il appartient de sauver la tête de celui qu’elle a toujours aimé ? Les confessions de cette étonnante galerie de femmes sont autant de facettes où se réfléchit un héros multiple et contradictoire, et, pour délirantes qu’elles soient, le puzzle se recomposera.

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  • Un livre dans lequel une fille sauve le monde

 

Hunger Games (LC avec ma fille ;-))

  • Un personnage secondaire féminin que vous préférez au héros de son roman

Violette Rettancourt  de Fred Vargas pour son large dos dans sous les vents de Neptune : elle éclipse Adamsberg

 

  • Un livre écrit par un homme qui met en scène un protagoniste féminin

Sauf les fleurs de Nicolas Clément (un condensé de 75 pages de poésie et de violence : oui tout cela dans 75 pages). Marthe raconte son enfance….

Le voyage d’Anna Blume de Paul Auster. Une jeune femme part à la recherche de son frère, dans un pays dévasté ….

Je ne tague personne mais si vous avez un moment …..je viendrai vous lire ..

Concerto du dimanche

Quand la cuisinière referme mon couvercle, je ne me sens plus de joie et tous les dimanches cela recommence. Je frétille me sentant la reine de la cuisine, et que ça papote, et que ça gigote, petits et grands épluchant les légumes, taillant des morceaux de viande, des oignons pleureurs. Après ces préparatifs, je ne me sens plus d’aise, le fonds de ma marmite chauffant sur le cercle. Aujourd’hui c’est un pot-au-feu qui fait fondre légumes et limousine (la vache pas la voiture). Ils sortent tous de la cuisine, se regroupant pour prendre l’apéro comme ils disent. Pendant ce temps, je mitonne, fredonne, assisonne, bouillonne  et espionne :  Les poireaux se lancent dans un tango torride, les navets dans une java rythmée par la batterie de cuisine. De retour, la cuisinière esquisse quelques pas enjoués, et surveille mon siflet : La vapeur essoufflée, relâche la bride, assouplissant pommes de terre et navets.

Encore quelques minutes ma cocotte, chantonne la fée du logis qui part installer la table de ses invités. Quand le sifflet retentit et appelle trois fois, la dame accourt et libère ma soupape, Pshitttt, Pshitttt, Pshitttt…

Un filet s’élève et fait entendre ma voix de casserole, il est temps de me dégoupiller en prenant les précautions d’usage. Imperturbable, je chante les futures agapes.

La famille tout à coup débarque avec envie, les papilles émerveillées, les yeux écarquillés, les narines inspirant le fumet. Ils se damneraient pour un copieux pot-au-feu, chouette voici revenu l’hiver et ses grandes tablées pleine de cousins. Les petits clament rieurs que madame est servie… pas besoin de mettre les petits plats dans les grands, et moi cocotte sans couvercle je trône au milieu de la table.

Même la tante revêche me trouve diététique, cuisson sans gras et sans beurre, je n’ai pas mon pareil pour réussir à plaire à tous, mélangeant rapidement arômes et saveurs.  Ils racleront tout ces gourmets drolatiques, et voteront après le dessert pour l’élu du prochain dimanche : poule au pot, Henri IV mon sauveur, a parlé.

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Ma participation (hors délai) à l’agenda ironique de juin hébergé par Clémentine 

MAIS SI LES OBJETS, À LEUR TOUR, PARLAIENT… DE NOUS ? IMAGINEZ LA VERVE D’UNE LAMPE, D’UNE ASSIETTE OU D’UNE VIEILLE GODASSE ET SON REGARD POSÉ SUR LES HUMAINS QUE NOUS SOMMES.

L’IRONIE EST, COMME TOUJOURS, UN INGRÉDIENT FORTEMENT CONSEILLÉ !

UNE PETITE CONTRAINTE POUR LA ROUTE? VOUS DEVREZ GLISSER À L’INTÉRIEUR D’UN TEXTE EN PROSE PLUSIEURS ALEXANDRINS DISSÉMINÉS ÇA ET LÀ, MAIS QUI, MIS LES UNS À LA SUITE DES AUTRES, FORMERONT UN POÈME EN RIMES PLATES, CROISÉES OU EMBRASSÉES.

Il y a dans ce texte en prose un poème caché : le trouverez vous ? (publication jeudi prochain parce que le jeudi c’est Poésie)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La terre qui penche – Carole Martinez

Voilà un livre enthousiasmant (bon il m’intimidait avant de l’ouvrir parce que j’avais lu l’avis d’Asphodèle , celui de Kathel, Lydia et d’autres encore…). Et puis je me suis laissée emportée par la personnalité de Blanche, la jeune narratrice (12-13 ans). Pas facile d’être une fille au Moyen-Age. Traitée comme du bétail et donnée à marier à un simple d’esprit qui est aussi l’héritier du seigneur voisin, Blanche reste combative et profite de l’opportunité qui lui est donnée d’apprendre à lire. Elle est surprenante et ne se laisse pas abattre. Lors de son périple au Domaine des murmures, que de rencontres elle fera, passant ainsi de l’enfance à l’âge adulte : son fiancé, Aymon , simple mais si attachant, Pierre le jeune menuisier qui leur vient en aide, et aussi finalement son père, un inconnu froid pour elle, qu’elle découvre sous un nouveau jour, celui d’avant la mort de sa mère emportée par la peste noire comme la moitié de la population à cette époque. Une autre des rencontres magiques aura lieu avec la Loue (à la fois rivière, femme amoureuse ou jalouse, protectrice un jour, meurtrière le lendemain)

Entre les passages où Blanche la jeune fille raconte ce qui lui arrive, une autre voix se mêle à l’histoire, c’est la voix de Blanche, vieille dame morte qui raconte ses souvenirs modifiés par le temps  et apporte du recul au récit…

En conclusion : A lire absolument …pour tout l’histoire et le style envoutant

Quelques extraits

 

– Blanche, ton père sera ici tout à l’heure, il a des projets pour toi. Va préparer tes affaires ! Tu peux prendre tout ce que je t’ai donné. Tu es venue sans rien, tu n’as plus de fiancé, plus d’avenir aux Murmures, mais tu auras au moins gagné quelques habits ici.
– S’il vous plaît, gardez-moi !
– Et comment le pourrais-je ? Nous n’avons plus d’enfant à te faire épouser. Ton père arrive, il faudra le suivre. Les filles n’ont pas leur mot à dire dès qu’il est question de les marier. Les filles n’ont rien à dire d’une façon générale.

 

La loue, à la fois rivière et sorcière (une vouivre) est un personnage à part entière

La femme se lève, gigantesque beauté. Elle déplie gracieusement ses rondeurs dans le paysage comme un être surnaturel. Elle appartient à cette terre, certaines de ses formes sont modelées dans la continuité des rochers, des nuages, des arbres, la traîne verte de sa cotte coule jusqu’à la Loue, elle devient plus terreuse à mesure qu’elle se rapproche de l’eau troublée. Sous le soleil, le tissu est plein de remous et de reflets confus et il touche sa chair de si près qu’elle paraît presque nue.

 

Et enfin Bouc, le cheval, celui par qui tout arrivera :

Deux fois, j’ai été a tes côtés pour sortir de ces bois, deux fois j’aurais pu choisir le monde sauvage mais j’ai préféré t’accompagner jusqu’ici. Tu n’es responsable de rien. Je t’ai adoptée, Blanche, je t’ai aimée petite, dure et butée, prête à tout réinventer, prête à tous les mensonges pour survivre. Je t’aurais suivi en enfer. J’ai été ton père cheval. Tu as grandi, Blanche, mais je serais toujours là sous tes pieds, je serais la terre qui te porte, je serai la couleur des champs, je serai les labours. Tu peux m’appeler Terre. Ne viens pas demain.

 

Livre recommandé par Lydia (son avis ici )

 

Chez Loupiot et chez son ami Tom, de La Voix du Livre et aussi ici

L’été américain – Jean Joubert

– Ah, vous voilà ! Alors, c’est notre nouveau commis ? Ça tombe bien, on a encore du foin à rentrer.

Elle a de la voix, Berthe ; on a toujours l’impression qu’elle vous parle comme si vous étiez à l’autre bout d’un champ. Sans effort d’ailleurs, avec beaucoup de naturel. Et une belle voix. 

– Oui, dit mon père. Il pourra vous donner un coup de main. Ça sent bon chez vous. Qu’est-ce que vous cuisinez comme ça ? 

– Un ragoût de cochon. Si le cœur vous en dit, restez donc dîner.

– Non merci, il faut que je rentre.

– Vous prendrez bien un verre tout de même, dit Marceau. 

– Oui, un petit verre, dit mon père qui, je le sais, redoute le cidre de Marceau, aigre, et qui monte vite à la tête. 

Mais, évidemment, pas question de refuser. 

Marceau tire une bouteille du garde-manger, la pose sur la table avec des verres, et il commence à parler de ses chevaux. On voit bien qu’il n’a plus que ça dans la tête. Si les Allemands les prennent, avec quoi il fera les foins ? Et il faudra bientôt labourer, à l’automne. Sans chevaux, tout est fichu !

– Il faudrait les cacher, dit mon père.

– Oui mais où ça ? Dans la ferme, je ne vois pas où. Un cheval, ça ne se cache pas comme un œuf. J’ai bien un bois, dans un coin perdu. J’y pense.

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L’été américain – Jean Joubert

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une – Raphaelle Giordano

 

Le ton est léger et enjoué. Camille presque 40 ans, souhaite changer sa vie. Un soir où elle rentre tard du boulot, elle a un léger accident de voiture et rencontre un routinologue (j’adore cette spécialité 😊)

J’ai trouvé des points intéressants dans ce livre : de bons conseils pour se (re)prendre en main, faire plus attention aux autres (enfants, conjoints, collègues…) , changer le cours de sa vie, mais aussi pas mal de clichés genre « quand on veut on peut ». Un point en particulier m’a passablement agacée (attention spoiler : Heureuse de se mettre à son compte, Camille démissionne et son boulot et cherche APRES à trouver des financements pour son projet. Franchement qu’est-ce que ce conseil à la noix , on envoie tout balader et on réfléchit après ?)

En conclusion :  une lecture agréable, à mi-chemin entre roman et développement personnel, mais du coup je reste un peu sur ma faim, parce que les personnages ne sont pas suffisamment convaincants ou approfondis pour un roman et que les conseils en développement personnel restent un peu light (oui j’ai beaucoup lu de livres sur le développement personnel dans ma première vie 😊, là je commence ma troisième vie 😊)

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Un extrait :

– (…) Voilà… Maître Wu est dans la cour. Je vous laisse aller à sa rencontre. Je serai dans la cuisine. A tout à l’heure…
Claude me fit passer la première. J’arborais déjà un sourire chaleureux, avenant, tandis que mes yeux balayaient la cour. Puis mon sourire s’affaissa. Je ne voyais personne. Déception. Maître Wu était peut-être parti?

Devant mon air dépité, Claude précisa :

– Le voilà…

Mais je ne voyais toujours personne.

– Là, Camille! m’indiqua-t-il d’un geste.

Je suivis la direction de son doigt. Confortablement installé sur un coussin brodé, un splendide chat persan somnolait tranquillement, allongé de tout son long. Il se dégageait de lui un mélange de majesté et de paix absolue. J’accusai le coup, puis, retrouvant mes esprits, me tournai vers le joyeux plaisantin. Trois quarts d’heure de route pour ça?

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Livre recommandé par Prudence dans le cadre du « challenge 12 amis – 12 livres »

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Chez Loupiot et chez son ami Tom, de La Voix du Livre et aussi ici

Nichoir

le sonnet caché dans le texte pour l’agenda ironique

Nichoirs

 

Le printemps maladif a chassé tristement
La lune, large et pâle, qui semble se hâter.
Je veux aimer pour vivre et vivre pour aimer,
Sur le chemin du bord du fleuve lentement

Tu es venu me dire que l’Amour est devant
Qui donc a fait pleurer les saules riverains ?
Est-ce le frêle moineau assis en souverain !
Reviens sur mon balcon, recommence ton chant

Puis je tombe énervé de parfums d’arbres, las,
Voici dans le gazon les corolles ouvertes,
Mordant la terre chaude où poussent les lilas,

Devant toi et moi, une assemblée de fées vertes
Tous sourires ; qui du printemps fêtent le réveil
De tant d’oiseaux en fleur gazouillant au soleil.

 

les emprunts sont ici

http://www.poetica.fr/poeme-145/stephane-mallarme-renouveau/#

http://www.poetica.fr/poeme-231/elodie-santos-oiseau-de-printemps/

http://www.poetica.fr/poeme-781/guillaume-apollinaire-mai/

http://www.poetica.fr/poeme-3286/auguste-lacaussade-les-soleils-de-mai/

http://www.poetica.fr/poeme-207/guy-de-maupassant-nuit-de-neige/

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/theodore_de_banville/premier_soleil.html