Aujourd’hui « quelque chose de triangulaire » – 24 Décembre : Les amours de la règle et du compas (extraits)

jeudi-poesie
Le Compas glorieux se réveille en sursaut,
Ému de cette vue et d’un espoir si haut.
Il rend grâce au Soleil, et ferme comme un Aigle
Le regarde et s’en va : Puis rencontre la Règle ;
Droite, d’un grave port, pleine de majesté,
Inflexible et surtout observant l’équité
Il la suit, elle fuit d’une égale vitesse
Il double en son ardeur ses efforts vainement
Tous les coeurs s’opposaient à son contentement
Il pense la tenir, sans la voir il la touche
De ses rayons aigus il joint cette farouche


Quoi ? dit-elle en riant, je serais la conquête
D’un amant qui n’aurait que les pieds et la tête ?
Toutefois nos amours, répliqua le Compas,
Produiront des enfants qui vaincront le trépas.
De nous deux sortira la belle Architecture,
Et mille nobles arts pour polir la nature,
Ne pense pas, dit-elle, ébranler mon repos,
Ou pour autoriser tes étranges propos
Tâche à plaire à mes yeux par quelques gentillesses ;
Et montre des effets pareils à tes promesses.
Le Compas aussitôt sur un pied se dressa,
Et de l’autre, en tournant un grand cercle traça
La règle en fut ravie, et soudain se vint mettre
Dans le milieu du cercle, et fit le diamètre.
Son amant l’embrassa, l’ayant à sa merci,
Tantôt s’élargissant et tantôt raccourci,
Et l’on vit naître alors de leurs doctes postures
Triangles et carrés, et mille autres figures.

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Les amours de la règle et du compas (extraits) de Charles Perrault (source)

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2. pas plus de 100 mots :250 mots

3. éléments réels de la journée : KO

4. suivre la consigne de la date : OK

Bonnes fêtes à tous et à toutes

chval triangle

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Aujourd’hui « pli » – 17 décembre

nana

Nana soupira. Il fallait qu’elle se remue et la douleur qui lui vrillait le ventre ne l’incitait pas à sortir de la couette. Et pourtant elle avait rendez vous aujourd’hui avec son oncle Vania, le russe pas l’australopithèque. Ils devaient s’occuper des cadeaux de Noël de leur nombreuse famille : loanna Mouskouri, son arrière-grand-mère qui lui avait laissé son prénom en héritage, voulait une nouvelle corde vocale à son arc, Julien Saforelle une boîte de préservatif pour épater sa dulcinée Mme de Gardenal. Il lui fallait acheter un nouveau GPS à son frère Tom-Tom, un nouveau royaume pour dieu le père Sangarios, son cousin Vlad Pitt désirait un Jean Lewis pour se rappeler sa jeunesse, Gervaise sa mère voulait une bouteille de gros rouge, bien charpenté, sa cousine Amélie qui chante le blues souhaitait des crayons …
Et puis faire du shopping alors qu’elle est absorbée par la poésie qu’elle a envie d’écrire  pour les Plumes …d’un coup elle déteste vers et rimes sous toutes ses formes : vivement la ménoprose !

Dans un sursaut d’énergie, Nana sortit la main de sous la couette et tapota sur son smartphone :
Cher oncle Vania
Peut pas sortir aujourd’hui ….Les anglais ont débarqué 💂🏻

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1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots : 200 mots

3. éléments réels de la journée : OK Réel oui j’ai mal au ventre, j’écris sous Spasfon

4. suivre la consigne de la date : OK pour en savoir plus sur le PLI sélectif il faut se rendre ici chez Bastramu.

 

Amélie les crayons – blues des ragnagnas

Aujourd’hui « il faudrait crier » – 15 décembre – Rediffusion pour l’agenda ironique

Attention : texte looooong, prenez une chaise et un café à l’entrée 😉

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Come Back pour l’idole des jeunes

 

 

Le 4 mars 2011

 

En ce jour d’avant printemps, Maître Renard rend visite à son concurrent et néanmoins ami Maître Corbeau. Celui-ci, confortablement perché dans son arbre, profite des premiers rayons du soleil; cette chaleur d’hiver qui dure à peine deux heures par jour à ce moment de l’année.

–     Bonjour Corbeau, je viens te voir pour une affaire de grande importance.

–     Bonjour Renard, viens tu faire acte de repentance ?

–         Que nenni, figures toi que les hommes se sont mis à chercher des nouveaux Jean de la Fontaine.

–         Cela ne se peut, notre Père Jean  est unique : il doit s’agir de calembredaines.

–         Point du tout : Pour souffler les bougies des 400 printemps de notre géniteur, un concours est organisé; il va y avoir une élection des nouveaux Jean de la Fontaine.

–         Une élection ? Qu’est ce que cela ?

–         Les hommes proposent des noms et ils vont voter pour désigner le digne successeur de notre créateur.

–         Je suis d’accord avec toi, il faut nous mobiliser; il ne faut pas laisser faire cela.

–         Une élection aussi sérieuse ne peut avoir lieu sans proposer nos candidats.

–         Oui mais comment faire ?

–         Il faut battre le rappel de nos confrères !

–         As tu gardé l’adresse de nos amis ?

–         Quelques uns : la Cigale tient un théâtre à Paris!

–         Ah oui ? figure toi que les deux Anes aussi !

–         Qui d’autres allons nous contacter ?

–         Le lièvre et la tortue (of course) !

–         La Souris et l’Ours

–         Les Lapins et l’Alouette !

–         le Lion et la Belette !

–         Le Chien et le Hibou !

–         L’Agneau et le Loup !

–         La Cigogne et le Chat !

–         L Aigle et le Rat !

–         la Grenouille et le Bœuf !

–         La Poule sans son Œuf !

–         le Rat des villes et celui des champs !

–         Le Dauphin et l’Eléphant !

–         La Fourmi : elle vend des voitures économes, elle a bien réussi sa vie !

–         Faut- il aussi contacter les hommes ? ils sont présents dans les fables eux aussi.

–         Surtout pas, appelons seulement Perrette, c’est notre amie.

–          Dans un an à Thoiry, donnons nous rendez vous.

–          Bonne idée, le Lion et ses amis ne peuvent se déplacer comme nous.

–         Oui, malgré leur envie de liberté, ils ont quelques soucis pour sortir de leur enclos :  nous irons donc jusqu’à eux

–         Mais pourquoi un an ? C’est long un an !

–         Certes, mais il faut bien laisser le temps à la Tortue d’arriver à Thoiry !

Le 4 mars 2012

Un an après ce conciliabule, tous les animaux des 243 fables de Mr De la Fontaine ont répondu présents à l’appel des deux compères.

Le Renard prend alors la parole et explique à ces congénères ce qui se trame : « les hommes veulent élire des nouveaux Jean de la Fontaine »

C’est le tollé parmi les animaux, un tel tollé qu’ils en perdent leurs bonnes manières et leur habitude de rimer, ils se coupent la parole. Voici quelques extraits

–         C’est un scandale !

–         Jean est irremplaçable, c’est un pilier de notre culture !

–         Il faut faire des propositions de nos représentants !

Soudain, on entend un bzzzz, c’est la Mouche du Coche qui bien que n’ayant pas été invitée, vient pointer le bout de son nez.

– Quel drôle de vent t’amène, mouche ?  demande le renard. Tramontane ou mistral ? peu importe : dis nous tes intentions ! as-tu envie d’être constructive et de faire avancer notre projet ?

– Oui, répond la fine mouche, sincère. Vous avez besoin de moi, je ferai l’espionne et vous donnerai des informations : je suis beaucoup plus utile que cette paresseuse de Tortue, ne peut elle s’empêcher de rajouter.

Le Renard s’emporte alors, soupe au lait, comme à son habitude :

– Silence Mouche, la Tortue a pleinement droit d’être ici ; Tu connais la loi comme moi, il nous faut nos 6 % d’handicapés. Commençons plutôt nos débats, y a-t-il des questions pour commencer? Oui, l’Agneau pose ta question !

–    Les nouveaux Jean de la Fontaine doivent ils écrire des poésies ? murmure l’agneau.

–    Non ce n’est pas impératif, affirme le Corbeau. Poésie, prose, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ! Question suivante ?

–         Et le cinéma ? Quid du cinéma ? cela n’existait pas à l’époque de notre cher Jean, demande l’Hirondelle qui a fait le printemps dans plusieurs films depuis.

–         Je suis d’accord avec l’Hirondelle, un film peut très bien être une fable, coasse la Grenouille

–         Le nouveau Jean de la Fontaine est il forcément un homme ? Demande Perrette la suffragette

–         Est il forcément français ? renchérit la Souris

–         Point du tout, glougloute le Dindon ! A l’heure de la mondialisation, notre futur Jean peut être de n’importe quelle nationalité.

–         Est il mort ou encore en vie? s’interroge la Pie

–         S’adresse-t-il aux adultes ou aux enfants ? Demande le petit Poisson devenu grand.

–         Doit il faire œuvre d’anthropomorphisme ? demande Perette.

–         Kézako ? anthropomorphisme ?   demande le loup

–         C’est quand on prête aux animaux des sentiments humains, lui répond la laitière.

–         Ah oui comme quand on dit que l’homme est un loup pour l’homme ?  veut savoir le loup

–         Non ça c’est plutôt de l’animalisme. Enfin je crois ! chuchote Perrette en retour.

–    Silence ou je fait évacuer la forêt ! Plus de questions ?  Dans ce cas, voici ma conclusion, dit le Lion.

« Les nouveaux Jean de la Fontaine peuvent être poètes, cinéastes, écrivains, conteurs, comiques, hommes ou femmes, français ou étrangers, parler d’animaux ou d’autres choses, être morts ou vifs,  mais surtout ils doivent montrer les travers de la société avec ironie, faire bouger les lignes, permettre d’assouvir nos désirs de voyages, et manier la satire à bon escient. »

–         Va-t-on donner un nom à notre groupe de réflexion, demande le Geai ?

–         Très bonne remarque, approuve le Renard, en ton honneur appelons notre groupe le Geai 243 pour les 243 fables de ce cher Jean. Et puis sans vouloir nous compter, nous devons bien dépasser le nombre de 200, dans cette clairière.

– Allez amis, partez à la recherche de cette perle rare et rapporter nous des noms, et même des photos, feule le Lion en guide de conclusion.

– Rendez vous dans un an ici même : et toi, Tortue ne va pas trop loin ! La séance est levée.

Le 4 mars 2013

Revoilà nos amis, organisés en Geai 243, dans la même clairière que l’année d’avant : les petits devant, les grands derrière, tous concentrés et tournés vers le Renard et le Lion qui se sont activés pour préparer cette cérémonie de nominations aux « nouveaux Jean de la Fontaine ». Ils ont bien fait les choses : un buffet est installé à l’orée de la forêt ; gâteaux secs, jus de fruits, thé dans la bouilloire, salades pour les herbivores, graines pour les oiseaux, fromage en tout genre pour le reste des invités. (c’est le corbeau qui a fait les courses !)

Ils sont même beaucoup plus nombreux que la première fois, les animaux des fables ayant rameuté toutes leurs connaissances et amis : Il y a là les Girafes, les Hippopotames, les Chevaux, les Insectes,  et toute la Basse-cour. Certains sont venus à pattes, d’autres en canot sur la rivière, d’autres par la voie des airs. Le buzz a été tel dans la forêt que même la presse s’est déplacée pour relater l’évènement : le Hibou et la Gazelle sont les représentants des deux feuilles de choux les plus lues du coin. Ils distribuent au passage des autocollants publicitaires pour leurs journaux respectifs.

–         Avez vous trouvé notre nouvelle idole, demande en premier le Renard.

–         Oui, oui s’écrient tous les animaux, si serrés les uns contre les autres que le service de sécurité se demande si quelqu’un ne va pas défaillir.

–         Je suis le plus jeune, je commence, s’avance le Perdreau de l’année.

–         Je parle au nom des volatiles ici présents : nous avons choisi pour notre nouveau Jean de la Fontaine le cinéaste Hitchcock pour son film « Les oiseaux ». Il a su  montrer que les animaux et en particulier les oiseaux, créatures innocentes,  pourraient un jour se rebeller et attaquer les hommes.

–         Je ne suis pas d’accord avec cette proposition,  s’écria le Loup : ce film est un film d’épouvante et jamais Jean n’aurait cautionné cela.

–         Ah bon ! et le Loup et l’Agneau : ce n’est pas une fable d’épouvante peut être ? l’interrompit l’Agneau, indigné. Mon ancêtre s’est fait manger tout cru tout de même.

–         Pas de censure, s’interposa le Lion, grand seigneur, la proposition d’Hitchcock et de ses oiseaux est retenue comme la proposition des volatiles. Une autre proposition ?

–         Oui,  prit alors la parole, le Lièvre : les animaux d’Afrique et moi même proposons Souleymane Mobdj et ses Contes d’Afrique. Pour ma part j’apprécie beaucoup l’histoire où mon cousin, le Lièvre d’Afrique joue un tour pendable à  l’Eléphant et à l’Hippopotame, les faisant cultiver des légumes pour son compte sans qu’ils s’en aperçoivent, l’un travaille de jour et l’autre trime la nuit et le Lièvre, lui se repose : à la fin les deux compères se retrouvent gros Jean comme devant, ayant travaillé pour rien, arnaqués par le rusé Lièvre.

–    Cette exploitation du petit peuple est immorale, on ne peut accepter ce conteur, s’exclame Perrette.

–         Pas de censure, s’interpose à nouveau le Lion, la  proposition Souleymane Mobdj  et de ses contes est retenue comme la proposition des animaux d’Afrique. Une autre proposition ?

–         Je propose Lewis Carroll  et ses deux livres : « la chasse au Snark » et  « Alice au pays des merveilles », s’écrit le Lapin Blanc Ce livre s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux enfants, il fait intervenir une foule d’animaux comme le Chat, le Dodo, le Lori, le Pigeon et j’en passe. C’est surtout un livre contestataire qui fait réfléchir les lecteurs sur la logique et l’absurde; c’est aussi une féroce critique de la société victorienne : Voilà un digne successeur pour notre Jean.

–         Je suis contre, s’insurge le Cochon : dans la Chasse au Snark, cet auteur invente des animaux qui parlent et des mots qui n’existent pas. Par exemple il dit « Les verchons fourgus bourniflaient. » pour illustrer un cochon vert : les cochons verts n’existent pas, ils ne bourniflent pas non plus, c’est une atteinte à ma dignité de cochon.

–         Pas de censure, s’interposa à nouveau le Lion, la  proposition de Lewis Carroll pour l’ensemble de son oeuvre est retenue comme une proposition valable. Jean a également fait parler des animaux imaginaires comme l’escarbot. Une autre proposition ?

–         Je propose les Pokemon de Satoshi Tajiri, articule la grenouille. Ce sont des petits animaux qui représentent bien la société. Avec eux, les enfants apprennent plein de nouveaux mots et de vocabulaire. Il y a de gentils pokemons et des méchants : la morale est parfois sauve et d’autre fois moins. On le retrouve sous forme de mangas, de jeux vidéo, de dessins animés. Ils sont même capables d’évoluer, n’est  pas fantastique ? mélanger ludique, apprentissage et poésie

Mais là dessus plusieurs voix s’élèvent :

– Ces pokémon sont dangereux : ces jeux vidéos rendent les enfants obsessionnels, barrit l’Eléphant

– Cela les rends aussi agressifs et déconnectés de la réalité, renchérit la Mouche ;

– Cela développe leur imagination, murmure la Tortue mais personne ne l’entend ;

– Les enfants échangent leurs cartes entre eux et les plus petits se font arnaquer, croasse le Corbeau.

– Arrête d’en faire un fromage, Corbeau, cela leur apprend la vie et puis ce n’est pas plus dangereux que les billes, glapit le Renard oubliant son rôle d’organisateur et d’arbitre.

Tout le monde donne alors son avis sur ces petits personnages, Personne n’est neutre, tous ont un avis tranché à défendre : le brouhaha monte alors et les invectives se font de plus en plus fortes.

Comme au temps de la querelle des Anciens et des Modernes, il y a les pro pokémon et les anti. Des noms d’oiseux volent, des coups de becs et de griffes sont donnés, Perrette vexée monte sur ses grands chevaux et s’en va fâchée.

Le Lion  se retrouve alors un peu débordé par les évènements, lâché par le Renard qui invective les volatiles  en général et le corbeau en particulier.

– Silence ou je fais évacuer le Zoo, crie le Lion en dernier recours.

Et c’est ce qui finit par arriver, les Hirondelles dispersent la foule des animaux qui n’arrivent pas à se mettre d’accord. Cette dernière proposition autour des Pokemon a mis le feu aux poudres. Le Geai 243 se dissout dans la forêt et dans la douleur à sa deuxième réunion. Chacun rentre chez lui pour dormir et panser ses plaies.

 

Le  5 Mars 2013

Le lendemain, les animaux lisent cet entrefilet paru dans la Hulotte, le journal le plus lu dans les terriers (à égalité avec l’ Echo des savanes »)

«Une rumeur s’amplifie dans la forêt : Johnny H nous aurait fait part de son nouveau titre qui sortirait au printemps prochain : « On a tous quelque chose en nous de La Fontaine » »

Pour toutes informations supplémentaires, rendez vous le 4 mars 2014 à FONTENAY LA JOUTE

Contacts et réservations Hibou@lahulotte.fr et Gazelle@echodessavanes.fr

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366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : KO

2. pas plus de 100 mots :2 084 mots

3. éléments réels de la journée : KO

4. suivre la consigne de la date : OK

Participation Hors concours à l’agenda ironique organisé par Monesille qui nous invite à raconter un vécu animal ( pas trop quand même, restons décents, des enfants nous lisent), extérieur à l’existence humaine, d’amener ironiquement, toujours, un regard différent sur les étranges habitudes des hominidés pour fêter les ans qui passent et ne reviennent pas.

(rediffusion de mon ancien blog)

Aujourd’hui « conte de fée et agenda ironique » – 12 décembre

persisatance de la mémoire

Nous partîmes à deux et en arrivant à bon Port-Lligat nous étions toujours deux, moi Béchamelle la chamelle, et mon acolyte Pygmée-Lion, le nez dans son livre, confortablement installé entre mes deux bosses. En préparant notre paquetage, Valentyne nous avait dit « Ne revenez que quand vous aurez trouvé la raison de mon syndrome de la page blanche qui m’a frappé autour de mi-novembre ».

Valentyne a réglé le minuteur de temps sur trois heures du matin comme indiqué dans la notice du professeur Taurus et nous a injecté dans le tableau de Dali « Persistance de la mémoire » . D’après Wiki , nous aurions dû facilement en faire le tour puisqu’il s’agit d’un tableau de 24X33 centimètres. Cependant nous marchions dans le désert depuis des heures et la mer que nous voyions au loin ne s’approchait toujours pas… je désespérais un peu, en cela peu aidée par Pygmée-Lion qui relisait les 243 fables de Jeannot-lapin de la Fontaine. Soudain, sortant de sa torpeur qui durait depuis un mois, Pymée-Lion, mon maître et néanmoins ami s’écria : « Montres, Montres à Chambord »(1). Il faut dire qu’installé en haut, telle la vigie d’un vaisseau du désert, il avait une vue imprenable des lieux.
Il avait raison : trois montres molles se dessinaient dans le lointain, vraisemblablement des chamoiseries (2) clinquantes et trébuchantes : la première indiquait 7h moins 5, la deuxième midi ou minuit (vraisemblablement midi vu le soleil de plomb qui nous cognait dessus) et la troisième reposait sur un corps étrange recouvert d’une peau de mouton peu ragoûtante, foie de chameau.

Bizarrement, nous fûmes au pied de cet endroit étrange en moins de temps qu’il n’en faut pour dire ouf. La peau de mouton bougea. Pygmée-Lion, plus courageux quand il est dans sa lampe magique, se cacha derrière ma première bosse. Comme entre deux chameaux, on choisit toujours le moindre, je m’avançais et soulevais doucement la peau de mouton. Sous celle-ci, se cachait une charmante fée, (enfin charmante si on considère qu’elle avait passé au moins les deux dernières années sous une peau de mouton), elle nous tint à peu près ce langage : je m’appelle Peau-de-Brebis.
– La cousine de Peau d’âne ? demandai je d’un coup, rassurée d’être en terrain connu.
– Elle même ! Je suis la gardienne des hôtes de ce désert. Posez moi votre question ?
– Pourquoi Valentyne n’a plus aucune inspiration ? demanda alors abruptement Pygmée-Lion faisant fi des formules de politesse. Il nous faut la réponse maintenant car nous allons bientôt être exfiltrés, il doit bientôt être trois heures du matin.
D’un ton lourd et sentencieux, la fée Peau-de-Brebis s’esclaffa : L’inspiration ne se commande pas, il faut la bichonner, la titiller, la border le soir, l’abreuver de nouvelles visions……. Par contre, je peux vous donner un stimulant pour Valentyne. Cela vous coûtera CENT SOUS !
Nous nous regardâmes avec Pygmée-Lion, nous n’avions pas un radis sur nous, l’aventure tournait court !!!
Inflexible, Peau-de-Brebis remballa son stimulant dans sa panse farcie et secoua la tête : je ne fais du commerce que quand on me paie brebis sur l’ongle. Pygmée-lion retrouvant tout son panache, se redressa tel un chamoiseau (3) du XIIIème siècle et s’apprêta à s’emparer du remontant. Mon coeur en bat encore la chamade devant tant d’audace.

C’est à ce moment que nous fûmes aspirés par le minuteur de temps et que Valentyne, valises sous les yeux, nous accueillit pleine d’espoir, avide de connaître la cause de son aninspiration.
Pygmée-Lion, qui connait ses classiques, lui dit « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ».

A suivre ……

(1) Chambord : babord pour un chameau (ndt)

(2) Chamoiserie : mot commun aux langages des chamois et des chameaux, synonyme vraisemblable selon le professeur Taurus de chinoiseries.

(3) un chamoiseau est à Lawrence d’Arabie ce qu’un damoiseau est à DH Lawrence…..

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Double participation à l’agenda ironique, organisé par Martine et par Monesille 

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2. pas plus de 100 mots :634 mots

3. éléments réels de la journée : KO

4. suivre la consigne de la date : OK (il y a une fée dans ce conte à dormir debout)

Aujourd’hui « foule » – 8 décembre

Episodes précédents : 12345678910111213,14

Samedi : Epilogue

A un moment, maman a dit : « il est génial le défilé du carnaval cette année : les gens ont fait beaucoup d’efforts sur leur costumes : enfin surtout sur leurs têtes. »
Il y avait aussi des chars qui défilaient : le char des instruments à vent, le char des instruments à percussion, ceux à cordes.
On n’avançait pas vite avec la foule qu’il y avait, papa avait le temps de prendre plein de photos.
Un monsieur à tête de piano s’amusait à répéter en boucle « qui va piano va sano »
Comme toujours, le dernier char était la voiture de police, ils avaient tous des têtes de violons et regardaient maman d’un air bizarre, comme si elle avait volé la sienne.
Alors, tout le monde s’est mis à chanter en lançant des confettis : même les personnes à tête de casserole chantaient à gorge déployée.
Nous aussi on s’est mis au diapason : Avec mes copains on s’est mis à chanter : « trois jeunes tambours s’en revenaient de guerre et ri et ran rampataplan » en criant bien fort.
Au bout d’un long moment on est arrivé au parc devant la mairie.
« Flûte » a dit maman « il va y avoir le discours de Monsieur le maire avec sa tête de fanfare à lui tout seul ».
Dans le brouhaha qui régnait, presque personne ne l’écoutait monsieur le maire : il a remercié tous les organisateurs du carnaval pour le beau thème choisi : « de la musique avant toute chose » qui faisait suite à un autre carnaval non moins réussi sur le thème des peintres.
– Quelle cérémonie bien orchestrée ! Disaient les uns
– Réglée comme du papier à musique ! Répondaient les autres
– Les enfants, en sourdine s’il vous plaît, disaient les maîtresses de l’école qui accompagnaient certains enfants, ou sinon nous allons vous sonner les cloches, a rajouté Delphine.
Tambour battant, les employés de la mairie ont ensuite fait un grand feu avec Monsieur Carnaval et on est tous repartis vers notre maison.
A ce moment , j’ai dit « très réussi ce carnaval : par chance on avait les bonnes têtes : si le carnaval avait eu lieu lundi il n’y aurait eu que des têtes – moyens de transport, s’il avait eu lieu mardi, il n’y aurait eu que des têtes-animaux, s’il avait eu lieu mercredi des têtes-nourritures, jeudi des têtes d’homme sur des corps de femmes et des têtes de femmes sur des corps d’homme et vendredi des têtes de fruits et légumes »

Et là maman m’a mis la main sur le front et elle a dit : « je crois que Titouan a un peu de fièvre, il ne sait pas ce qu’il raconte » et elle a enlevé son masque de violon : elle avait l’air un peu inquiète, mais en dessous elle avait sa tête de maman comme d’habitude. J’étais content de la retrouver avec sa vraie tête ; mon papa aussi a enlevé son masque de guitare et a regardé de près si j’avais de la fièvre : « non non il va très bien, je crois juste que c’est son imagination débordante qui a encore débordé » et il m’a fait un clin d’oeil. Il sait bien, lui, ce qui s’est passé cette semaine.

F I N 

 ;F

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Aujourd’hui « Phrases que l’on m’a dites » – 7 décembre

Episodes précédents : 12345678910111213

Samedi, un bien joli défilé

Après ce réveil en fanfare, j’ai voulu aller voir mes copains au parc, pour voir leur tête.
Maman a dit d’accord pour aller se promener mais pas au parc : elle me regardait d’un air bizarre « tu as oublié où nous allons aujourd’hui, Titou, pourtant cela fait une semaine que tu ne parles que du défilé » : je me demande bien pourquoi elle a dit cela et quel défilé d’abord ?
Papa aussi est venu avec nous, il avait son appareil photo.
Dans la rue, il y avait foule et tout le monde se dirigeait vers la bibliothèque.
Les autres enfants avait des têtes de jeux : je n’ai pas reconnu tous les enfants du quartier mais quelques uns quand même : Bastien-jeu de domino, tenait la main de son papa-tête de tuba : C’est un instrument de musique que je ne connaissais pas, c’est maman qui me l’a dit : « tuba cela lui va bien lui qui est plongeur. » Kevin-tête de dé parlait avec une tête de batterie : son papa est pâtissier, c’est pratique un papa à tête de batterie pour faire la cuisine, Andréa-barbamama faisait un câlin à un papa banquier-tête de pipeau, Elisa-Barbie souriait à son papa-tête sirène de pompier. Mon meilleur copain Barnabé, qui est haut comme trois pommes, avait une tête de playmobil et son papa une tête de trombone.
« Pratique les trombones quand on travaille dans un bureau plein de papiers » a dit maman.
En chemin, nous avons aussi rejoint des adultes : Un Papa-banjo et une maman-mandoline, suivi d’un papi-clarinette et d’une mamie-Balalaïka, un monsieur-cornemuse en jupe « tiens je ne savais pas que notre voisin avait des origines écossaises, a dit papa », un jeune balafon tenait la main d’une djembé. C’était un bien joli défilé.

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Aujourd’hui « Un secret » – 6 décembre

Episodes précédents : 123456789101112

Samedi, musiques en tête

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Le lendemain matin, c’est une jolie musique qui m’a réveillé, elle venait de la chambre de Papa et Maman.
C’était samedi : il n’y avait pas école, je ne me suis donc pas levé tout de suite.
Je me suis un peu frotté un peu les cheveux car cela me grattait mais je n’avais plus de cheveux : j’ai donc couru dans la salle de bain. En chemin j’ai croisé ma soeur qui s’est poussée vite fait, « Place Place, a-t-elle crié Titou a envie d’aller aux toilettes ». C’était même pas vrai, je n’avais pas envie de pipi, juste envie de voir ma tête sans cheveu.
Dans le miroir, j’ai bien aimé ma tête car c’était un magnifique carrosse avec 5 roues comme il faut. Maman dit toujours que dans son travail elle est la cinquième roue du carrosse ; alors moi, cela me plaisait d’avoir 5 roues et pas 4. Mr Marcel avait eu raison hier, en disant que ma citrouille deviendrait carrosse. Après m’être regardé sous toutes les coutures, je suis allé voir ma soeur pour voir le thème de la journée pour les enfants, car pour les parents je le savais déjà : En courant vers la salle de bain, je les avais vu à l’aller : papa était une magnifique Guitare et Maman un Violon.
Ma soeur avait la tête de son pokemon préféré : Rayquaza
Elle a trop de la chance, ma soeur : je me demande comment elle a fait : elle m’a expliqué.« Je me suis concentrée très fort hier en disant
Rayquaza, Rayquaza
Une tête de Rayquaza, je voudrais
Abracadabra
Abracadabray »
Alors je lui ai dit : c’est vrai ?
Et elle est partie en rigolant « mais non tu sais bien que la sorcière qui fait changer la tête des gens, c’est maman, ce n’est pas moi ? MAIS IL NE FAUT PAS LE DIRE c’est un SECRET »
Papa s’est levé ensuite en chantant : « c’est une belle journée qui commence », sa chanson préférée.
Maman a répondu « ouiouiouillle : pourquoi aie-je donc dit hier soir « ti-coeur, si jamais on m’embarque dans le panier à salade, surtout appelle tout de suite notre avocat, je ne voudrais pas passer ma nuit au violon » et maintenant j’ai une tête de violon »
« Ne te plains pas » a dit papa « tu pourrais avoir à la place une tête de porte de prison » et ils se sont faits des bisous.
Alors, maman a retrouvé sa bonne humeur et a dit : « c’est une façon gentille de dire que je suis aimable comme une porte de prison ?

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Aujourd’hui « masques et attitudes » – 5 décembre


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Vendredi, Commissariat et compagnie

L’après midi, pendant que les petits faisaient la sieste, Mr Marcel et Marinette nous ont fait leur spectacle improvisé : Mr Marcel « Cosse de petits Pois extra fin » s’est pris pour Serge Gainsbourg, l’homme à la tête de chou, il chantait à tue tête :

Je trie des pois des petits pois toujours de ptits pois
Des pois de première classe
Des pois dans ma classe

Marinette « Tête de poireau » préfère Charles Aznavour :

« Je me voyais déjà en haut de la quiche
avec de la béchamel sur la pâte je m’étalais »

Voilà toute ma journée. J’ai hâte de raconter ma journée à mes parents et de savoir ce qui s’est passé à leur travail.
A la sortie de l’école, j’ai été un peu surpris que ce ne soit pas un de mes parents qui viennent, mais ma mamie Odile et son ami Harry : Ils étaient bien assortis tous les deux l’une avec sa tête de myrtille et lui avec sa tête d’olive.
Odile-myrtille m’a expliqué que papa et maman étaient au commissariat de police et qu’ils rentreraient un peu tard.
En les attendant, on a lu des histoires, on a pris le bain, joué aux dominos…
Quand papa et maman sont rentrés, ils nous ont expliqué ce qui s’était passé : « Quelqu’un a téléphoné au commissariat de façon anonyme pour prévenir que le désordre qui régnait depuis 4 jours était dû à Laurence, qui est une sorcière, toujours d’après cette source anonyme.
Ce serait elle qui faisait que le ciel nous était tombé sur la tête. »
Heureusement, tout s’est bien passé au commissariat : le policier- tête d’aubergine a pris la déposition de Maman qui a nié être responsable de quoi que ce soit. « De toute façon cela n’existe pas les sorcières », a-t-elle dit. Le policier-tête de pois chiche a dodeliné de la tête et l’a félicité pour son attitude et son humour.
Ensuite, elle a dit aux policiers, qu’elle était un peu pressée, ce qui les a bien fait rigoler venant d’une tête d’orange.
– Tu as été très gentil de venir me chercher au commissariat, a dit maman à papa. Merci Ramon !
Là, papa-tête de fraise a eu l’air inquiet, comme s’il se demandait si Maman perdait la mémoire : – « mais je m’appelle pas Ramon » a-t-il dit : « je m’appelle Olivier »
– Bien sûr mon chéri mais depuis cette après-midi je trouve que Ramon Ta Fraise cela sonne mieux que Olivier Ta fraise.
Papa a rigolé, mi-figue mi-raisin, et a conclu : en tout cas, j’espère que les prochains jours vont être plus calmes et que l’on ne va pas être convoqués au poste de Police tous les jours.
Maman a rigolé à nouveau et a dit « ti-coeur, si jamais on m’embarque dans le panier à salade, surtout appelle tout de suite notre avocat, je ne voudrais pas passer ma nuit au violon. »

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Aujourd’hui « jeu de société partant d’une case départ » – 4 décembre

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Vendredi, c’est pas ravioli

Je me suis précipité dans la chambre de ma soeur et là, je lui ai trouvé un teint un peu malade. Peut être couve-t-elle une jaunisse? En même temps, comme sa tête est devenue un citron, c’est un peu normal qu’elle paraisse jaune. Elle a eu l’air contente de sa tête et de voir que maintenant les enfants aussi étaient touchés par cette « maladie »
« Ce n’est pas une maladie », a dit maman. « Nous sommes en forme, pouvons aller au travail ou à l’école. On peut même y trouver des avantages: on fait plus attention aux autres et j’ai même découvert quelque chose : l’important ce n’est pas la tête que l’on a, c’est la tête que l’on fait. »
Nous avons déjeuné ensemble et ensuite direction l’école pour le dernier jour de la semaine : c’est vendredi. A l’école, nous préparons un spectacle pour la fin de l’année :
Comme c’est vendredi, les parents devant l’école étaient souriants et de bonne humeur: il faut dire qu’après avoir passé la journée précédente avec un corps d’homme et une tête de femme ou bien un corps de femme et une tête d’homme, passer la journée avec une tête de fruits ou de légumes c’est tout de suite plus facile.
Alors comme les trois autres matins, je me suis amusé avec ma soeur à reconnaître les parents qui étaient là. C’était facile : Gaël, poil de carotte, tenait la main de son papa-tête de navet : son papa est producteur de film. Kevin-brocoli parlait avec une tête de cerise : son papa est pâtissier, c’est pratique un papa à tête de cerise pour mettre sur les gâteaux.
Andréa-clémentine faisait un câlin à un papa banquier-tête d’oseille. Elisa-potimarron souriait à son papa-pompier-tête de tomate. Mon meilleur copain Barnabé qui est haut comme trois pommes avait une tête de ….. pomme, bien sûr et son papa une tête de salsifi.

Mr Marcel est venu nous chercher le premier avec sa tête de cosse de petits pois, Delphine avec son coeur d’artichaut (euh non je veux dire sa tête d’artichaut), et Marinette avec sa tête de poireau. Cela fait de jolis cheveux les poireaux.
« Allez les enfants : en rang d’oignons s’il vous plait et en classe ».

Le cuisinier, lui, avait la tête d’un portrait d’Arcimboldo que j’ai vu dans un livre de la bibliothèque.

Nous avons joué au Verger, révisé les chiffres avec le dé jusqu’à 6. Pour partir de la case départ, il faut faire un 6 justement.

JEU FRUIT

Le spectacle que nous préparons pour la fête de l’école est un mélange de tous les contes et livres que nous avons lus cette année : Le petit chaperon rouge, Cendrillon, Jack et le haricot magique, la princesse au petit pois. On doit aussi chanter quelques chansons comme « savez vous plantez les choux ? »
Mr Marcel m’a alors dit : aujourd’hui nous allons changer un peu ton rôle, Titouan : avec ta tête de citrouille, il faut absolument que tu aies un rôle dans le conte Cendrillon : « peut être te transformeras-tu en carrosse bientôt ? »
A la cantine, nous avons eu ratatouille en plat et salade de fruit en dessert, je crois qu’aujourd’hui, nous aurons bien mangé nos 5 fruits et légumes.

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Aujourd’hui « Une coupe franche » – 3 décembre

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Jeudi, l’épidémie continue

Ainsi, papa et maman sont partis au travail, après nous avoir emmenés à l’école.
Je me suis retrouvé dans la classe de Mr Marcel comme tous les jours, même si la voix de Mr Marcel sortait de la bouche de l’autre maîtresse, Delphine.
Marinette, elle, avait la tête du cuisinier de la cantine et le cuisinier de la cantine celle de Marinette.
Quand papa est rentré le soir, il a dit : « Finalement, tout s’est bien déroulé aujourd’hui, une fois passée la première surprise : il faut dire que dans mon travail, les pilotes avec qui je discute à la tour de contrôle entendent juste ma voix et n’ont donc pas vu que j’avais un corps d’homme et une tête de femme, ni que mes collègues femme avaient un corps de femme avec une tête d’homme. Finalement le plus important ce n’est pas la tête que l’on a mais plutôt la voix, et ce que l’on dit. »

Quant à moi, j’ai fait des coupes franches toute la journée sur des têtes de femmes à voix d’homme qui  ne supportaient pas les cheveux longs… Epuisant !! a dit maman.

– Quelle tête va-t-on avoir demain ? s’est demandé maman. Ne pourrait-on pas un peu anticiper ?

– On verra bien, a répondu papa : n’oublie pas ma devise : « planifier c’est remplacer l’incertitude par l’erreur »

Après le repas, papa et maman nous ont lu un livre chacun, c’était la fête. Papa m’a lu « la maison de Barbapapa » et maman m’a lu l’histoire des vacances des Barbapapa ».
J’adore cette histoire où Barbalala accuse Barbouille d’avoir laissé un cheveu dans son thé et qu’ensuite Barbouille la traite de légume vert.
Ensuite, ils se disputent tous, mais finissent par se réconcilier à la fin après s’être envoyés plein de peinture à la figure, c’est trop drôle.
Maman m’a fait un câlin en me disant : « Cela te plairait qu’on t’appelle espèce de légume vert ? ».

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Le lendemain, je me suis réveillé tout bizarre : j’avais la tête lourde mais lourde. Je suis allé le dire à papa et à maman : là, j’ai été content de voir que papa n’avait plus la tête de maman et inversement : c’était trop compliqué hier de savoir qui me parlait de l’un ou de l’autre.
Aujourd’hui cela va être plus simple : Papa a une tête de fraise et maman une tête d’orange.
A ce moment là, maman a dit un peu effrayé : « mon ti-cœur, regarde Titouan, il a une tête de citrouille. Les enfants sont eux aussi touchés par ce grand tournicotis des têtes. »
Alors, je suis parti en courant dans la chambre de ma sœur pour voir la tête qu’elle avait.

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