Aujourd’hui « un amical – 30 septembre

cheval mag

La salle d’attente chez le médecin était accueillante. A la place du Gala habituel, il y avait un Cheval Magazine.
Un que je n’avais pas lu : normal, mai 2006. Nous sommes abonnés depuis 2 ans seulement. Alors le temps d’un quart d’heure d’attente, je me suis crue au mois de mai en compagnie des derniers chevaux sauvages et du bouzkachi afghan cher à Kessel.

A la fin de la consultation, le médecin m’a qualifiée d’un amical « A l’année prochaine !  »
J’espère que le cheval mag 2006 y sera encore l’an prochain : je n’ai pas tout lu …

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Aujourd’hui « fait de mes mains »

F ichtre, il faut faire quelque chose de mes mains aujourd’hui !
A ller au travail avec les pieds, mains dans les poches
I gnorer les mauvaises langues, prêter main forte à ma collègue
T riturer ses méninges le coeur sur la main

D odeliner de la tête, main sous le menton
Ê tre la cheville ouvrière d’un projet fourmillant et complexe

M étro main agrippées, il faut se faufiler.
E n rentrant sur le chemin du centre de loisir, main dans la main
S ourire avec ce petit bonhomme qui parle avec ses mains

M ettre une omelette à cuire après l’avoir fouettée au fouet à main
A pplaudir des deux mains à la proposition « on fait un gâteau demain?  »
I mprimer des poèmes pour une amie
N e pas faire main basse sur le chocolat, le garder pour le gâteau demain
S’endormir au son de « nos mains »

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Aujourd’hui « derrière la vitre » – 28 septembre

vitre

Derrière la vitre du train, j’observe, le temps de la traversée du viaduc, les voitures et les quelques passants qui se dépêchent.
Les arbres sont encore habillés en vert et attendent un vent coquin.
Tout me paraît très net dans le ciel avec le soleil qui se lève.
Ce n’est que bien plus tard, dans le train du retour, en regardant à nouveau la photo, que je me rendrais compte des griffures de la vitre : griffure d’ours ou de loup ….pour le moins.

C’est cela la « jungle urbaine » ?

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Aujourd’hui « ligne d’horizon » – 27 septembre

Ce matin, j’ai vu un article sur Babelio. Il fallait donner la définition de notre mot préféré, piochée dans le Petit Robert.
Comme on est dimanche, que je n’ai pas de petit Robert et que la bibliothèque est fermée, j’ai pris mon Larousse. Tout de suite, j’ai eu le vertige : comment choisir un mot alors qu’il y en a 60 000 dans ce Larousse sans compter les 28 000 noms propres et les 2 800 illustrations ? Heureusement Mr Queneau m’a aidé en me soufflant « ligne d’horizon ».

À horizon j’ai trouvé sept définitions dont la première me plait beaucoup :
« Ligne imaginaire circulaire dont l’observateur est le centre et où le ciel et la terre ou la mer semblent de rejoindre. »

Horizon mériterait d’avoir une entrée dans les noms propres : il y a un poney dans le centre équestre près de la maison qui s’appelle Horizon.
Quand on me dit Horizon, je revois ma fille à 8 ans qui saute de joie quand je dis : et si on allait faire un tour d’Horizon ?

horizon

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S’il vous reste un peu de temps (c’est dimanche) je vous invite à aller lire ce poème d’Henri Michaux chez Moglug il s’intitule « Quand les motocyclettes rentrent à l’horizon »

Aujourd’hui « un meuble a des formes » – 26 septembre

A la maison le seul meuble qui a des formes (entendez des courbes, des pleins et des déliés) c’est le banc qui trône dans le salon. J’en avais parlé ici.

« Les autres meubles de la maison sont tous carrés et utilitaires » me suis-je dis avant de faire le tour de la maison.
Eh bien je m’étais trompée : il y a une colonne arrondie et élancée dans la salle de bain et une jolie lampe en carton vert dans la chambre de ma fille.

Les réels de Mr Queneau me font redécouvrir ma maisonnette 🙂

meubles

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Aujourd’hui « entre 13h00 ET 13h05 » – Vous faisiez quoi ? Vous avez un alibi ? 25 septembre

tuilerie facebook

Aujourd’hui entre 13h et 13h05 je bronzais au Parc des Tuileries.
J’avais fini mon sandwich au thon, et je regardais les touristes profiter du soleil.
Pour être sûre d’avoir un alibi, j’ai posté ma première photo sur Instagram et en simultanée sur Facebook : cette photo est donc datée et géocalisée. Cependant, je n’ai été témoin d’aucun délit si ce n’est l’enlèvement de Déjanire par le centaure Nessus. Un témoin ailé peut confirmer mes dires.

Je n’étais peut-être pas au bon endroit pour noter mon alibi.

La photo en entier témoin du fait d’automne qui s’est passé sous mes yeux.

tuileries

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Aujourd’hui nouvelle connexion neuronale – 24 septembre

juments vertes

En trouvant cette photo sur le net, je me suis  découverte impressionniste et impressionnante, pointilleuse, nouvelle, fauve, expressionniste, cubiste, futuriste, dadaïste, Mondrianesque, constructive, surréaliste (les petits poissons verts), Pop, minimaliste, conceptruelle, et face au néant.

J’ai eu une révélation aujourd´hui et j’ai donc une multitude de connexions neuronales en plus qu’hier dont la plus importante est  : « En vrai, la jument verte est le centre du monde »

Source photo
L’artiste a pour pseudo Wrong Hand ? Mauvaise main ? ceci expliquant pourquoi j’ai deux mains gauches…..

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La tristesse des anges – Jon Kalman Stefannsson (incipit)

Quelque part dans l’aveuglante tempête de neige et le froid, le soir tombe, la nuit d’avril s’immisce entre les flocons qui s’accumulent sur l’homme et sur les deux chevaux. Tout est blanc de neige et de givre, pourtant, le printemps approche. Ils avancent péniblement contre le vent du nord qui est plus fort que toute chose en ce pays, l’homme se penche en avant sur sa monture, cramponné à la longe de l’autre animal, ils sont entièrement blancs, recouverts de glaçons. Probablement ne tarderont-t-ils pas à se changer en neige, le noroît les emportera avec lui avant que le printemps ne vienne. Les chevaux s’enfoncent dans la neige molle, celui de derrière porte une forme indistincte, une malle, un tas de poissons séchés ou peut-être deux cadavres et l’obscurité s’épaissit, sans toutefois devenir aussi noire que du goudron, c’est malgré tout avril et ils progressent grâce à cet entêtement aussi admirable que vain, caractéristique de ceux qui vivent à la limite du monde habitable. Certes, il est toujours tentant de renoncer à la lutte, nombreux sont d’ailleurs ceux qui le font, et laissent le quotidien les couvrir de ces flocons jusqu’à s’y retrouver figés : fini les aventures, il suffit de s’immobiliser et de laisser la neige s’accumuler sur soi dans l’espoir qu’un beau jour le temps se lèvera et que le ciel sera à nouveau  limpide. Mais les chevaux et l’homme continuent d’opposer résistance, ils continuent d’avancer même si rien d’autre ne semble avoir plus d’existence dans l’univers que cette tempête, le reste a disparu, de telles chutes de neige gomment les directions et jusqu’au paysage, même si de hautes montagnes se cachent à l’arrière des flocons, avec leurs sommets qui nous privent d’une grande partie de ciel, et ce, jusque lors des meilleures journées où tout est bleu et transparent, où il y a des oiseaux, des fleurs et sans doute du soleil .  Ils ne lèvent pas même la tête lorsque le pignon d’une maison sort brusquement de la tempête opaque pour venir à leur rencontre.  Bientôt, c’est un deuxième pignon qui apparaît. Puis un troisième. Et un quatrième. Ils continuent leur marche pénible comme si nulle vie, nulle chaleur ne les concernait plus et que rien ne leur importait que ce mouvement mécanique, on distingue d’ailleurs une lueur entre les flocons et la lumière est un message que vous envoie la vie. Les trois arrivent à une grande maison, le cheval qui porte le cavalier s’approche au plus près des marches, lève son pied droit, frappe vigoureusement celle d’en bas, l’homme marmonne quelque chose et l’animal cesse, puis ils attendent. Le premier cheval se tient droit, les oreilles dressées, tandist que celui qui le suit baisse la tête, comme plongé en une profonde méditation, les chevaux pensent à nombre de choses, ils sont en cela ceux qui, dans le règne animal, se rapprochent le plus des philosophes.

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La tristesse des anges – Jon Kalman Stefannsson 

Aujourd’hui « ça tombe » – 23 septembre

Aujourd’hui avec un sujet pareil, il aurait pu :
– Tomber des cordes (mais non soleil radieux)
– Tomber de feuilles (mais non pas un souffle de vent)

Alors pour ne pas tomber de Charybde en Scylla, pour  mon café de midi, j’ai profité de cette journée de RTT, j’ai laissé tomber la chemise et fait une pause, les doigts de pieds en éventail, dans le gazon.

Le réel m’a rattrapé à 19h48 quand la nuit est tombée (sans un cri et sans se faire mal, merci à elle)

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Aujourd’hui  » quatre murs » – 22 septembre

Pas plus envie d’écrire qu’hier alors j’ai recopié dans le train un passage du livre qui m’accompagne en ce moment : le quatrième mur de Sorj Chalandon.

– Tu ne te souviens pas de l’entrée en scène du prologue ?  « Voilà. Ces personnages vont vous jouer l’histoire d’Antigone, c’est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien… »
Sa voix de théâtre avait une autre voix. Elle chuchotait la soie des mots.
– Lorsque le rideau se lève, les acteurs sont en scène,occupés à ne pas nous voir, protégés par le quatrième mur.
– Le quatrième mur ?
J’avais déjà entendu cette expression sans en connaître le sens.
– Le quatrième mur, c’est ce qui empêche le comédien de baiser avec le public, a répondu Samuel Akounis. Une façade imaginaire, que les acteurs construisent en bord de scène pour renforcer l’illusion. Une muraille qui protège leur personnage. Pour certains, un remède contre le trac. Pour d’autres, la frontière du réel. Une clôture invisible, qu’ils brisent parfois d’une réplique s’adressant à la salle. (Page 38)

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