Jolie libraire dans la lumière – Franck Andriat

Quel beau portrait de femme : une femme tour à tour un peu perdue, désespérée, aimante, opiniâtre, mère et sœur…et aussi libraire.

Marilyne m’a charmée et je dois dire que l’auteur la met bien en valeur, avec une lumière tamisée et pleine de tendresse. Elle a fait de sa passion – les livres – son métier et découvre un jour un livre qui justement met en scène une Marilyne et son petit garçon… comme elle… la Marilyne du livre a un frère, comme elle…j’ai beaucoup aimé ce parallèle entre la vraie vie et le livre, un miroir …et bien plus encore..

Autour de la librairie, Marilyne, qui s’est forgée une carapace pour ne plus souffrir, finira par rencontrer un amoureux des livres « Vous étiez baignée de lumière pendant que vous lisiez. Vous m’avez donné envie de rencontrer cette histoire. »  puis un peu plus tard un vieux monsieur, qui lui en apprendra beaucoup sur elle même…« Vous souvenez-vous de moi ? demanda-t-elle avec un merveilleux sourire. -Je ne vous ai jamais oubliée. »

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Quelques extraits :

Elle a conçu sa librairie comme un lieu de vie où les marins lecteurs prennent plaisir à faire escale. Malgré le flot des nouveautés qui submergent le métier, elle s’oblige à laisser à ses clients de l’espace où déambuler et, dans un coin, elle a installé deux chaises de jardin et une petite table sur laquelle, chaque semaine, elle dépose ses coups de cœur. Les gens vont là pour savoir ce qu’elle a lu, ce qui l’a émue et, pour certains, c’est le premier endroit où ils font une pause après lui avoir dit bonjour. Nombreux sont celles et ceux qui en venant chez elle, sont en recherche de repères ; ils savent que, dans un livre, ils découvriront une question essentielle ou une réponse attendue. Ça fait presque dix ans qu’elle a acheté le fonds, dix ans qu’elle cherche chaque jour comment mettre en valeur ces auteurs qu’elle admire et leurs mots qui la font vivre.

 

… elle aime ausculter le silence retrouvé du magasin ; elle ferme les yeux et se laisse envahir par les mots qui s’échappent des livres posés sur les tables, qui se transforment en papillons pour voler dans la pièce et l’habiller d’histoires.

 

Livre recommandé par Philippe (son avis est ici )

L’avis de Mind est ici 

 

Chez Loupiot et chez son ami Tom, de La Voix du Livre et aussi ici

Jeu de l’été 5 / 14

Bonsoir à tous et à toutes,

Voici la cinquième énigme du jeu de l’été :-). Quel est le point commun entre ces 4 livres ?

Règle du jeu : Pour participer, il faut deviner le titre et auteur de ces 4 livres et  laisser votre ou vos réponses en commentaires dans ce billet.

Chaque bonne réponse vaut un point pour la première personne  : Dans cette  énigme il y a donc cinq points à gagner : un pour chaque  titre et auteur des  quatre livres et un point pour la découverte du point commun entre ces livres.

Vous pouvez faire juste une proposition, ou deux ….ou cinq…

A la fin de l’été, nous connaîtrons les vainqueurs de ce quinté géant 🙂

PS :

A la demande de Soène et de Mind, un grand prix  de consolation a été créé: pour concourir il faut proposer au moins un titre de livre qui pourrait coller à une des couvertures (livre pouvant exister ou non) et un auteur (auteur  réel ou imaginaire) 

Lâchez vous 🙂

Le coeur cousu – Carole Martinez

J’ai commencé à accrocher à la lecture juste après le retour en arrière de l’auteur. En effet, le début est âpre et j’ai eu du mal avec cette dureté de Soledad, une jeune femme, qui raconte son arrivée dans le monde avec Frasquita sa mère au bord de l’épuisement …un monde désertique et aride…

J’ai peur toujours de cette solitude qui m’est venue en même temps que la vie, de ce vide qui me creuse, m’use de dedans, enfle, progresse, comme le désert et où résonnent les voix mortes.

Retour en arrière donc avec Frasquita la jeune fille, puis jeune mariée puis jeune mère, animée par une passion quasiment mystique, la couture :

Ce n’est qu’une boîte à couture, murmura la mère. Rien qu’une boîte à couture!

Regarde ces couleurs ! Comme notre monde paraît fade comparé à ces fils ! Tout chez nous est gâté par la poussière et les couleurs sont mangées par l’éclat du soleil. Quelle merveille ! Même dans la lumière grise ces bobines resplendissent ! Il doit exister des pays de pleines couleurs, des pays bariolés, aussi joyeux que le contenu de ce coffret.

Il faut ensuite se laisser emporter par la magie, magie des mots finement tissés autour de ce couple et de leur enfants, la folie du père, les efforts de la mère, le mutisme d’Angela , Clara la simplette, Martirio l’extra-lucide et la crinière rousse du seul frère..

Le réalisme magique n’est jamais loin : le don pour la couture (Frasquita coud des robes qui illuminent les mariées, recoud le coq qui causera leur perte, soigne les blessures des blessés de la guerre….)

Ce don subtilement évoqué leur apportera  à la fois bonheur et malheur, passion et folie..

Par moment j’ai retrouvé le souffle qui m’avait emportée avec « Cent ans de solitude  » fresque sur la passion et la folie également …

En conclusion : Presque aussi bien que « la terre qui penche »

Un extrait :

L’ogre entra dans le village pendant l’office de dimanche, au beau milieu du printemps, alors que la moitié des femmes en âge de faire des petits avaient le ventre plein.

Depuis plusieurs mois déjà, la Blanca formait Rosa, la fille aînée des Capilla, afin qu’elles soient deux à aider ces soirs de pleine lune où les bébés sortiraient tous à la fois. Mais, d’après Anita, la sage-femme savait déjà qu’elle ne pourrait pas rester terrée plus longtemps. La Blanca sentait sa présence, le savait en marche vers elle.

Il mit pied à terre sur la place de la fontaine. Ses cheveux, son habit, son cheval semblaient avoir été découpés à l’emporte-pièce dans une nuit mutilée, à la lune et aux étoiles arrachées. Son âne qui trottait derrière lui était chargé d’un fatras de sacs et de caisses.

Un étranger à Santavela était déjà un événement en soi, mais aucun étranger tel que lui, aucun savant chargé de plantes, de graines, de pierres originaires du monde entier, ne s’était jamais aventuré si loin sur le sentier qui menait au village.

À la sortie de l’église, tous le virent et chacun se précipita chez soi, évitant soigneusement de croiser son regard.

 

 

Challenge trilogie de l’été organisé par Philippe.

Cette année, plutôt qu’une trilogie, j’ai choisi de lire trois livres de Carole Martinez

La terre qui penche, Le coeur cousu, Du domaine des murmures

 

 

 

Cabinet portrait – Benoziglio

Dans les romans tirés de film, dans les films tirés de romans, bref : dans tout ce qu’on peut tirer de n’importe quoi pour faire le maximum de fric avec un minimum d’idées et d’intérêt, le héros qui rentre dans sa chambre d’hôtel, moscovite, remarque, à d’imperceptibles détails, qu’en son absence de peu scrupuleux personnages ont passé la pièce au peigne fin.

Sans parler des cas où il tombe sur le corps d’une femme nue pendue au pommeau de la douche.

En ce qui me concerne, un tel désordre règne en permanence dans ma turne que ce n’est qu’en apercevant mon matelas éventré sur toute sa longueur que je réalise que j’ai reçu une visite. Comme si j’étais du genre à planquer des napoléons dans ma paillasse.

Ris donc.

Quant au dernier souvenir que je possédais encore de l’homme en blouse blanche, une montre or platine, cent mille carats, rubis, diamants et tout le bataclan, je ne la portais de toute façon jamais.

Une sorte de pudeur filiale.

Offerte par un patient pour le remercier de l’avoir guéri de sa mégalomanie.

Riez donc.

Je m’assure qu’aucune femme nue ne pend nulle part en me disant que c’est toujours trop tard, quand le mal est fait, qu’on regrette de ne pas s’être assuré.

Déteste l’idée que des mains sales ont tripoté mes affaires. Les livres, surtout. Mais tant d’imbéciles se servent des pages de la Bible ou du Capital pour y dissimuler leurs billets de banque que je ne peux pas en vouloir à mon monte-en-l’air d’avoir tenté le coup.

Une seconde, naïvement, comme si nous vivions encore au bon vieux temps, je caresse l’idée d’aller déclarer le vol chez les flics. Une seconde elle se laisse faire, l’idée, puis me déclenche un violent coup de coude dans le bas-ventre.

Bon.

Rapidement, je remets un semblant de désordre dans la pièce et puis, à tout hasard, parce qu’il faut quand même bien tenter quelque chose, je vais frapper chez Sbritzsky et Famille.

Dans leur poste, d’une voix de stentor, un type est en train d’expliquer que si le terrain n’est pas trop collant et si quelques favoris ont la bonne idée de se casser une jambe dès le départ, Fleur de Bave a une chance certaine d’être demain à l’arrivée.

Ce n’est qu’après que l’hippique commentateur a résumé la situation en rappelant aux amis turfistes que, sur 15 partants, ses favoris sont les numéros 4, 11, 5, 8, 14, 3, 1,  12, 7, 13, 6, 10 avec le 2 ou le 15 comme outsiders et très peu de chances pour le 9, encore qu’on ne puisse jamais savoir et que son entraîneur, quand il le monte, fait montre d’un troublant optimisme, ce n’est qu’alors que mâchouillant un bout de crayon et tenant à la main une feuille couverte de chiffres, le Seigneur des lieux daigne m’ouvrir.

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Cabinet portrait – Benoziglio

 

Le réveil du coeur – François d’Epenoux

Un livre en deux parties, deux narrateurs

La première est centrée sur l’histoire de Jean avec Leila, jeune couple parisien, qui finissent par avoir un petit garçon. J’ai apprécié l’humour de Jean et de son père (ci dessous c’est ici Jean qui « parle):

Je me sens rare, pur, étincelant parce que joyau humain parmi d’autres joyaux, je me sens libre et tendre, indulgent pour moi-même et pour ceux qui m’entourent et, tiens, assez confiant que mon fils sera un jour dans ce monde comme un glaçon dans l’eau, pas un poisson, non, un glaçon, parce qu’un poisson, ça peut toujours être pêché, énucléé, coupé en morceaux, congelé et décongelé et passé à la poêle, tandis qu’un glaçon, mais un glaçon, c’est merveilleux, un glaçon ça ne peut que tinter, puis fondre, puis se fondre dans de l’or liquide au creux d’une paume avant de réchauffer le coeur d’un valeureux parmi tant d’autres – oui, c’est si bon d’être un glaçon, un doux glaçon dans l’eau et, oui, tu seras un glaçon, mon fils.

C’est une histoire de couple comme beaucoup, confronté à la difficulté de passer du stade de couple à celui de parents avec un nourrisson, incompréhension entre les deux et puis finalement la séparation…. En filigrane, Jean nous brosse le portrait de son père « le vieux » qui a fini par s’arrêter dans les années 60. Il est réfractaire à toute modernité.  Au début on croit qu’il a perdu sa femme et en fait celle-ci est partie du fait de ses infidélités.

La deuxième partie a lieu six ans plus tard et le narrateur change.  Cette fois ci, c’est le vieux qui se confie : il récupère pour un mois son petit-fils à Lacanau et là c’est une nouvelle histoire  qui commence : La plage, la pêche, faire du vélo, parcourir les marchés, se passer de jeux vidéos…

Le bonheur, ça va être nos parties de grenouille, de fléchettes, de pétanque, nos bains de mer d’initiés, à l’heure où les autres désertent la plage, nos châteaux de sable toujours plus grand, nos quatre-quarts et nos crêpes toujours mieux réussies. Le bonheur, ce sera de voir fondre nos glaces de Pinocchio le long de nos doigts, de nous barbouiller de sucre avec des chichis brûlant d’huile, de me laisser vaincre au jacquet et aux dames presque sans le faire exprès, et surtout, surtout, victoire suprême, de constater les progrès de Malo au diabolo – il n’est plus un batteur de fond de salle, mais un chef d’orchestre !

C’est grâce à Malo, le petit fils, que le vieux se remettra en cause et grandira, il arrêtera de dire que tout était mieux dans le bon vieux temps et passera même à Skype….Heureusement d’ailleurs car ce personnage jusque-là était pour le moins caricatural…

Ces gens qui montrent leur tronche et font la promotion de leur petite existence à longueur de pages, ça donne la nausée. Facebook, sous couvert de simplicité, c’est le canal mondial de la vantardise auto-centrée. Regardez comme je m’amuse à cette fête ! Regardez comme je suis beau, comme je suis belle ! Regardez comme la plage où je me trouve est ensoleillée, surtout pendant que vous bossez comme des cons ! Regardez le cassoulet que je vais manger ! Regardez l’assiette de cassoulet que je viens de manger ! Regardez comme elle est chouette ma vie ! Comme je suis chic, drôle, cool, bien entouré ! Vous avez vu ma nouvelle cuisine ? Oui, mais on s’en fout ! Vous avez lu mon affligeante pensée du jour ! Oui, mais on s’en fout ! Parce que c’est ça, en fait, qu’on a envie de hurler à tous ces gens : On s’en fout de ton menu, de tes guibolles sur le sable et ton séjour aux Bahamas ! Tu comprends, ça ? On s’en fout de ton impudeur, de ton égocentrisme et de ta petite vie qui ne passionne que toi ! Moi je, moi je ! Bientôt, ils filmeront leurs crottes… ça me rend hystérique.

 

Une chronique familiale qui m’a fait passer un très bon moment merci Gibulène

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Chez Loupiot et chez son ami Tom, de La Voix du Livre et aussi ici

 

 

Jeu de l’été – 4 / 14

Bonsoir à tous et à toutes,

Voici la quatrième énigme du jeu de l’été :-). Quel est le point commun entre ces 4 livres ?

 

Règle du jeu : Pour participer, il faut laisser votre ou vos réponses en commentaires dans ce billet.

Chaque bonne réponse vaut un point pour la première personne : Dans cette  énigme il y a donc cinq points à gagner : un pour chaque titre et auteur des  quatre livres et un pour le point commun entre ces livres.

Vous pouvez faire juste une proposition, ou deux ….ou cinq…

A la fin de l’été, nous connaîtrons les vainqueurs de ce quinté géant 🙂

A la demande de Soène et de Mind, 

Un grand prix  de consolation est créé ce jour : pour concourir il faut proposer au moins un titre de livre qui pourrait coller à une des couvertures (livre pouvant exister ou non) et un auteur (auteur  pouvant exister ou non) 

Lâchez vous 🙂

Un fonds de vérité – Zygmunt Miloszewski

Durant quelques instants, ils discutèrent encore des plans de leurs actions pour les jours à venir, dressèrent une liste de choses à régler, d’opérations à effectuer pour confirmer ou éliminer certaines hypothèses d’investigations. C’était un processus laborieux, mais Théodore ne se sentait pas accablé. Lors de cette étape là, chaque seconde pouvait amener une information essentielle, provoquer un tournant décisif.

Ils tirèrent à pile ou face celui ou celle qui mangerait la dernière chouquette. Szacki gagna.Il étalait les restes de la pâtisserie sur son palais, songeant déjà à une infusion à la menthe, quand la directrice lança son ultime question : 

« Il paraît que vous avez largué Klara Dybus ? « 

L’attaque sur sa vie privée était si inattendue que Teodore en resta sans voix. Il n’était pas encore habitué au circuit des nouvelles d’une petite bourgade de province.

« Le bruit court en ville, que depuis ce matin, elle pleure et crie vengeance tandis que ses frères chargent les mousquets. »

Fait chier, il ne savait même pas qu’elle avait des frangins. 

« Cette relation n’avait pas d’avenir », dit-il pour dire quelque chose.

Elle gloussa.

« Une relation avec le meilleur parti de Sandomierz n’a pas d’avenir selon vous ? Dans le coin, tous les chevaliers sans peur et sans reproche ont déjà brisé les pattes de leurs étalons blancs en tentant de grimper jusqu’à sa tour d’argent. Quand elle vous a choisi, même un sourd aurait entendu les idées suicidaires résonner dans une centaine de maisons. Belle, intelligente, riche…Dieu m’en est témoin, la moitié des femmes de la ville deviendrait lesbienne pour elle. Mais pour vous, c’était une relation sans avenir ? » 

Teodore haussa les épaules et grimaça de manière idiote. 

Que pouvait-il faire d’autre ?

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Un fonds de vérité – Zygmunt Miloszewski

Le caillou – Sigolène Vinson

Livre recommandé et chroniqué ici par Mind the gap

Tout d’abord, j’ai eu beaucoup de mal  à « rentrer » dans ce livre.

Voici l’histoire : une prof de français a démissionné de l’enseignement, elle vit depuis toute seule dans son appartement, pour subsister elle fait quelques remplacements dans la restauration, fuit les contacts humains, bref s’enlise dans la dépression. Son unique ambition est de devenir un caillou :  « Je sais bien qu’on dit : « malheureux comme les pierres ». Mais je mettrais ma main à couper que les cailloux ne sont jamais aussi désespérés qu’ils en ont l’air. Ce sont les hommes qui sont désemparés. »

Bref un personnage ni très sympathique, ni très dynamique….mais très lucide

J’oubliais que mon langage n’avait de sens que pour moi. Depuis quelque temps, je vivais recluse, et mon vocabulaire s’était appauvri, ma syntaxe réduite à la plus simple expression, comme si la solitude m’avait rendue aphone. Les sons qui sortaient de ma gorge étaient ceux de l’Homme placé à l’isolement ou alors, ceux d’un enfant sauvage que seule la nécessité, la faim en un mot, pousse à s’exprimer.

Jusqu’au jour où elle rencontre son voisin un retraité qui va changer sa vie.

« Au fond, c’est bien utile d’avoir un petit vieux qui perd la boule sous la main, on peut prendre la mesure de l’inévitable et verser dans le pessimisme sans aucune obscénité. »

Ce retraité est un passionné de sculpture et va réussir à lui donner un élan (la sculpture est très présente dans ce livre et certains passages sont magnifiques).

La narratrice  part pour la Corse et là ….tout change…

J’ai eu de mal à rentrer dans ce livre parce que justement le personnage principal n’est pas sympathique : ce laisser-aller démissionnaire m’a plombé, cette femme un peu dépressive (voire beaucoup : Je suis à l’orée de disparaître, parce que la vie n’est pas habitable.) et puis d’un seul coup son voisin la fait réagir et au milieu du livre il y a un rebondissement que je ne vous révèlerai pas, le procédé m’a beaucoup plu et m’a convaincue.

En conclusion  : un livre plutôt déprimant au début et qui a su me conquérir dans la deuxième partie. (Merci Mind pour le conseil)

 

 

Chez Loupiot et chez son ami Tom, de La Voix du Livre et aussi ici

Jeu de l’été – 3 / 14

Bonjour à tous et à toutes,

Voici la troisième énigme du jeu de l’été :-). Quel est le point commun entre ces 4 livres ?

Règle du jeu : Pour participer, il faut laisser votre ou vos réponses en commentaires dans ce billet.

Chaque bonne réponse vaut un point pour la première personne ayant trouvé : Dans cette  énigme il y a donc cinq points à gagner : le titre et auteur des  quatre livres et le point commun entre ces livres.

Vous pouvez faire juste une proposition, ou deux ….ou cinq…

A la fin de l’été, nous connaîtrons les vainqueurs de ce quinté géant 🙂

Fantômes et farfafouilles – Fredric Brown

C’est en inventant la machine à voyager dans le temps qu’Eustache Weaver devint un homme heureux. Il sut qu’il tenait alors le monde entier à sa merci, à condition de maintenir sa découverte secrète. Il pouvait devenir l’homme le plus riche du monde, riche au-delà des rêves les plus cupides. Il lui suffirait de faire de rapides excursions dans l’avenir, afin de s’y documenter sur les hausses en Bourse et les chevaux gagnants dans divers hippodromes, puis de revenir dans le présent afin d’acheter les actions qui allaient monter et de parier sur les chevaux victorieux. 

Il lui faudrait évidemment commencer par les courses de chevaux, car le jeu en Bourse exigeait des capitaux importants, alors qu’avec deux dollars on peut rapidement en gagner des milliers sur les champs de courses. Et il n’était pas question de jouer ailleurs que sur un hippodrome, car aucun bookmaker n’avait les reins assez solides pour les gains qu’Eustache Weaver envisageait – de toute façon il ne connaissait pas de books. Malheureusement, les seuls hippodromes ouverts au moment où il mit au point son invention se trouvaient en Californie du Sud et en Floride, c’est-à-dire à une distance correspondant à une centaine de dollars de billets d’avion.

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Fantômes et farfafouilles – Fredric Brown