Mon unique Challenge lecture 2017

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Enfin unique pas tout à fait puisque je compte bien continuer celui de Philippe « Lire sous la contrainte » et celui de Sandrine avec « Lire le monde » ….et peut être quelques « Mois de.. » (italien, Québécois..)

Voilà l’idée que j’ai vu chez Loupiot  et son ami Tom, de La Voix du Livre

Le principe : Amis qui passez par ce blog laissez le titre DU LIVRE que vous recommandez ABSOLUMENT et j’en fait ma liste pour 2017 (et aussi plus loin si finalement beaucoup de titres sont proposés)

Oui je ne compte pas m’arrêter à 12 titres mais j’aime bien le principe de un titre par mois.

Alors prêt , feu ? Partez

QUEL EST VOTRE TITRE ?

 

 

 

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La Mise à nu des époux Ransome – Alan Bennett

Mrs Ransome regarda les pieds du jeune homme. Comme tout le reste de son corps, ils étaient d’une perfection absolue, les orteils n’étaient pas rabougris et crochus comme les siens ou ceux de Mr Ransome. Au contraire ils étaient longs, bien droits et même expressifs – comme si sur une simple injonction ils avaient pu se mettre à jouer d’un instrument de musique, par exemple, avec autant d’aisance que des mains.

– Je ne vous ai jamais croisé dans l’ascenseur, dit-elle.

– Je dispose d’une clé spéciale, qui m’évite de m’arrêter aux autres étages, dit-il en souriant. C’est assez pratique.

– Ca l’est moins pour nous, dit Mrs Ransome.

– C’est exact, dit-il en riant, sans paraître offensé.  Mais je paie un supplément pour ce léger privilège.

– Je ne savais pas qu’on avait le droit de faire ça, dit Mrs Ransome.

– On ne l’a pas, dit-il.

Mrs Ransome songea brusquement qu’il devait s’agir d’un chanteur mais n’osa pas lui poser la question, craignant qu’il cesse de la traiter d’égal à égal. Elle se demanda aussi s’il n’était pas drogué. En tout cas, le silence ne semblait nullement lui peser et il restait allongé, détendu et souriant, à l’autre bout du canapé.

– Je vais vous laisser aller, dit Mr Ransome.

– Pourquoi donc ?

Il se gratta l’aisselle puis fit un geste de la main, en désignant la pièce.

– C’est elle qui a conçu tout ça.

– Qui ?

Il montra les débris de la lettre.

– Elle a refait l’appartement.  Elle est décoratrice. Ou du moins elle l’était. Elle s’occupe maintenant d’un ranch, au Pérou.

– Elle élève du bétail ? demanda Mrs  Ransome.

– Des chevaux.

– Oh, dit Mrs Ransome. C’est bien. Il ne doit pas y avoir beaucoup de gens qui soient capables de faire ça.

– De faire quoi ?

– D’être décoratrice et puis… d’élever des chevaux.

Le jeune homme réfléchit à la question.

– Non, en effet, dit-il. Mais c’était son genre. Comment dire…sporadique… Qu’en pensez-vous ? ajouta-t-il en désignant la pièce.

– ça vous plaît ?

– Eh bien, dit Mrs Ransome, c’est un peu étrange mais il y a de l’espace.

– Oui, c’est un très bel espace.

Ce n’est pas exactement ce que Mrs Ransome voulait dire. Mais le concept d’espace ne lui était pas tout à fait étranger car on n’en parlait beaucoup, l’après-midi, à la télévision de l’espace dont les gens avaient besoin, de celui qu’ils étaient prêts à concéder et de celui sur lequel il n’était pas question d’empiéter.

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La Mise à nu des époux Ransome – Alan Bennett

Livre lu la semaine dernière (en plein Agenda Ironique avec pour thème « l’espace »)

 

La lune seule le sait – Johan Heliot

On abandonna le frigo aux pieuvres endormies, congelées pour une seconde salle, séparée par une porte étanche. Jules reconnut des stalles, sur sa droite, délimitées par de hautes cloisons métalliques. L’odeur ne trompait pas : c’était celle, forte mais agréable, qui régnait dans les écuries terriennes. Au moins, se réjouit il, rien ici de déstabilisant. Quand il aperçut les montures que Georges leur destinait, Jules révisa son jugement. Il était sur la Lune, il ne fallait jamais l’oublier. Ici, les choses n’avaient jamais que l’apparence de la normalité. On ne devait pas se laisser surprendre, quoi que le surprenant soit monnaie courante.

La bête possédait une paire de pattes supplémentaires et un blindage chatoyant. Une paire d’antennes et des mandibules. Néanmoins, elle faisait un parfait baudet, assura Georges.

Isidore intervint :

«  Ces insectoïdes sont adaptés à l’environnement lunaire, sa faible gravité, ses formidables amplitudes de températures, etc. »

La lune seule le sait – Johan Heliot

Citation retrouvée sur mon ancien blog en cherchant une idée pour l’agenda ironique de Janvier chez Carnets avec le thème « Espèces d’espaces »

Agenda ironique – foutu Espace

Tout a commencé mercredi (4 janvier).

En toute quiétude, je m’étais installée près de la cheminée pour écrire un texte pour ma participation à l’agenda ironique avec comme thème « espèces d’espaces ». Mon idée initiale était de parler des espèces protégées voire disparues qui comme les dodos voient leur espace naturel menacé par l’activité humaine. Je voulais parler du Pika des îles Tyrrhéniennes (un lagomorphe Endémique de Corse et Sardaigne, éteint au XVIIIE siècle).  Voici la première phrase : « Maître Pika sur une arbre perché tenait en son bec de lièvre un kaki ».

Soudain, mon clavier a refusé d’écrire des K (les k aussi). En même temps,  mon ordi est vieux  et c’est normal qu’à cet âge il montre des signes de fatigue. Et puis je me suis dit, « le k ce n’est pas bien grave. Je suis tout à fait capable d’écrire un texte sans k ». Il faut dire qu’en cette semaine de boulot, j’ai la cervelle qui ressemble à une quenelle trop cuite (à ne pas confondre avec « j’ai Queneau dans le cerveau ») et que j’avais envie de piocher dans les classiques.

Alors je n’allais pas faire grand cas de ce K récalcitrant.

Mon ika, faute de première lettre invisible, avait mauvaise mine et je l’ai donc remplacé par un hippocampe (allez savoir pourquoi). Mais ce n’était pas terrible « Maître Hippocampe sur un mimosa perché tenait en son bec un aki ». D’abord un hippocampe n’a pas de bec et un hippocampe sur un arbre cela n’existe pas ! Mon histoire est donc devenue « Il était une fois un hippocampe qui souhaitait devenir champion du monde de billes, mais avoir quatre pattes (ferrées qui plus est) c’est un sacré handicap pour un joueur de billes ». Là je me suis dit que je tenais enfin la quintessence d’un texte inédit, un texte philosophique sur la difficulté pour un hippocampe de se dépasser – au niveau sportif s’entend !

Jeudi, je me suis inquiétée. Plus de C, ni de c d’ailleurs. Mon début d’histoire était dure à lire avec tous ces espaces à la noix « Il était une fois un hippo ampe qui souhaitait devenir hampion du monde de billes, mais avoir quatre pattes – ferrées qui plus est – est un sa ré handi ap pour un joueur de billes »

Envolée aussi ma phrase pompée sur un auteur adoré « Adieu, veau, va hes, heval, ochon, ouvée » : trop dur à lire. J’ai donc tout recommencé. « Il était une fois un hippopotame qui souhaitait devenir athlète olympique de billes, mais avoir quatre pattes (ferrées qui plus est)   est un sacré problème pour un joueur de billes » J’ai un peu progressé sur mon texte mais ce manque de deux lettres était assez ennuyant.

Jeudi après midi, j’ai trouvé un message sur mon traitement de texte préféré. Je n’en crois toujours pas mes œillères : « Valentyne, ne pense qu’au Q, quonssentre toi, tu vas y arriver ! » avec un point d’exclamation rouge inquiétant. Là, je me suis dit « n’importe quoi ! c’est un complot, quelqu’un ne veut pas que j’écrive d’histoire d’hippopotame », mais je ne me suis pas laissée intimider et j’ai poursuivi mon texte.

Vendredi, aggravation du mal : mon traitement de texte  n’avait plus de d (qui n’est jamais qu’un « q » inversé de bas en haut, , ni de « p » qui n’est jamais qu’un « q » inversé de gauche vers droite, ni de b, qui n’est jamais qu’un « d » inversé de droite à gauche, qui lui-même est un q inversé de bas en haut.

Mon texte avait un air triste « Il était une fois un hi  o otame qui souhaitait evenir athlète olym ique de illes, mais avoir quatre attes (ferrées qui lus est)   est un sacré ro lème pour un joueur de illes »

Je me suis creusée la cervelle, j’ai mangé un peu de quinoa et j’ai réussi à réécrire « Il était une fois un rhinocéros (es èces en voie de  is arition) qui souhaitait être resquilleur (joueur de quilles ndlr), mais mouvoir aisément quatre quintaux  est une sacrée gageure pour un joueur de quilles ». Bon à cet instant T, je n’avais pas rempli mon quota de 700 mots, le jour J se rapprochait et je me voyais déjà mise aux bancs de l’agenda ironique.

Vendredi après midi, j’en étais toujours à la première phrase de mon texte et  cerise sur le gâteau, il n’y avait plus de k, de c, de d, de p et de b sur mon clavier et quand par erreur je tapais sur ces lettres il se marquait un magnifique q sur ma page.

Là j’ai réalisé que j’avais été envoûtée ou que j’étais perséqutée. Je m’en suis allée quérir, épuisée, un désenvoûtement chez une Patte, le chat qui retombe toujours sur sa patte, parce que j’en était toujours à la première phrase, vous savez celle où la rhino féroce veut devenir une star des quilles. Il m’a fait avaler une décoction aux tentacules d’encre de seiche de son encrier : un régal !!

Vousvousdemandezsûrementlasuite?Etbiendepuisledésenvoutementj’ai retrouvétoutesmestouches(sauflabarred’espace:foutuespace,rendez-vousauprochainagendaironique,jedéclareforfait).

Les mots imposés :

hippocampe, mimosa, n’importe, chat, manger, tentacule, épuiser, vert.

Je n’ai pas mis vert mais verte (ben oui dans l’auteure du billet)

Texte rapatrié de mon ancien blog (Les plumes en Q chez Asphodèle;-))  et légèrement modifié pour l’agenda

Espèces d’espace (l’agenda ironique de janvier)

L’agenda ironique est de retour chez Carnets 😉
Le thème est « espèces d’espaces »
Pour le moment je n’ai pas d’idée de texte (et pas beaucoup de temps)
mais cela m’a rappelé ce réel du 17 Janvier 2015
https://lajumentverte.wordpress.com/2015/01/17/aujourdhui-film-dont-vous-etes-le-heros-17-janvier/
Mon espace a 15 ans maintenant et roule encore (enfin plutôt caha que cahin)
Bisesssss à tous 😉

Carnets Paresseux

Et voilà, janvier revient et l’agenda ironique aussi. Entre deux tournées de voeux – j’en profite pour vous renouveler les miens – et de bonnes résolutions, tout le monde s’interroge au chevet de l’année nouvelle : où on va cette fois-ci ?

View original post 280 mots de plus

Delphine Bertholon – Twist

R., donc, m’a raconté qu’il devrait bientôt neiger d’après Météo France, et il a promis que dès qu’il y aurait de quoi faire un bonhomme dans le jardin, j’aurais le droit de sortir (comme qui dirait mon poème l’a turlupiné, ce qui est une bonne chose).

Du coup, mes Converses aux pieds, ma guitare sur les seins, mon jean sur les fesses et mon IPod sur les oreilles, j’ai fait devant le miroir ce que j’ai baptisé La-danse-du-flocon. C’est une sorte de chorégraphie extrêmement moderne, qui fonctionne particulièrement bien sûr un vieux morceau de PJ Harvey que j’ai dans ma playlist, parce qu’Amélie l’avait passé pour ses trente ans et il m’avait rendue complètement cinglée. kamikaze, ça s’appelle. C’est une chanson qui fait terriblement sauter en l’air et qui va de plus en plus vite comme j’adore.  En plus ça parle de zone de guerre, d’armées de kamikazes sur des chevaux sauvages et aussi de vaisseaux spatiaux par milliers dans des galaxies ( et peut-être de sexe en fait, mais je ne suis pas très sûrement vu que je n’ai pas encore réussi à récupérer un Harrap’s même si je réclame-réclame-réclame et qu’à part les caresses que je me fais toute seule mais chut, je ne suis pas trop calée sur la question….je n’ose pas te parler de ça, à cause de ce qui est arrivé au Cahier-Bulle. Je ne suis pas « kamikaze », moi ! Enfin bref).

Au moins, la danse-du-flocon, ça défoule. Je ne suis pas si ça va vraiment fonctionner pour faire tomber la neige plus vite, mais en tout cas ça me fait de l’exercice parce qu’à chaque fois, je suis trempée de sueur.

:

Delphine Bertholon – Twist

La chanson en question :

Paroles et traduction ici 

 

Bonne année et un concours

FEEDESNEIGES

Bonne année

Bien remis des fêtes de fin d’année ? 

Après ces quelques jours de folie, voici venu le temps de vous remuer les méninges 

Voici mon avatar que vous connaissez tous 

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J’ai remisé ma carte Navigo en juillet et il faudrait donc que je change cet avatar :

Voici donc le grand concours de Janvier : 

Réalisez mon nouvel avatar (carte totalement blanche verte ) 

A m’envoyer par mail ici valentyned(at)gmail(point)com

Je mettrais les différentes propositions en ligne début février pour une élection !!! 

Un petit cadeau au gagnant élu par les visiteurs du blog  et un prix spécial du jury (moi`même) 

Allez hop hop hop !!! Vous avez jusqu’au 31 janvier minuit 🙂