Aujourd’hui le roi – 30 octobre

Je me suis abonnée il y a peu de temps à « Artips », une newsletter qui donne en quelques mots l’histoire d’une oeuvre d’art.

Voici ce que j’ai trouvé dans ma boîte aux lettres ce matin (cette info était là depuis trois jours mais j’ai un peu de retard de lecture ;-))

Il semblerait que le sculpteur ait oublié les étriers de ce bon roi Louis le quatorzième. Info ou intox ? Et bien intox, le roi est représenté sans étriers dans une monte dite « A la romaine ».

Plus d’info ici 

le roi 1

 

LE ROI 3

366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots :89 mots

3. éléments réels de la journée : OK

4. suivre la consigne de la date : OK

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Aujourd’hui « douleur » – 29 octobre

Ce texte n’est pas un « réel » mais un exercice de style vu ici chez Philippe, couplé avec le thème du jour qui est « douleur ».
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Tout d’abord il y eu éclatement. Je me suis sentie grain de sable trimballé par une  mer en furie. Respiration coupée, vagues de douleur fracassant les rochers – front dégoulinant sous le  soleil du néon de la salle de travail.
La chaleur monte, avance. … Toujours plus forte….Le  souffle court, je regarde le visage de mon mari, moi les dents crispées par la douleur. Lui les poings serrés dans les  poches de son pantalon rendu trempé par le soleil du néon. L’ivresse de l’antalgique me libère enfin : l’aiguille-épée dans le bas du dos atténue la lumière et la douleur. De  sable balloté par les flots, je deviens coquillage s’ouvrant pour laisser passer la vie. La mer reflue emportant débris et verre. L’obstétricien me dit « encore un dernier effort  » en calant les  mâchoires du forceps. 
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 366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots :152 mots

3. éléments réels de la journée : KO (réel d’il y a 14 ans)

4. suivre la consigne de la date : OK

Nocturne – Seamus Heaney

jeudi-poesie

Allez chez Asphodèle lire les trouvailles des autres participants 😉

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Nocturne – Seamus Heaney
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Dois- tu le vivre à nouveau ?
Martèlement sourd dans le foin,
Hennissement inquiet.
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Lèvre d’éponge relevée au dessus de chaque dent.
Hanche opalescente,
Muscle et sabot
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À l’étroit sous le toit.
les croupes
Les croupes –  Théodore Géricault

Gianni Rodari et Alessandro Sanna

CAFOUILLAGE

Quel cafouillage ! Gianni Rodari et Alessandro Sanna

Vous connaissez l’histoire du petit chaperon jaune ? Qui rencontre une girafe, un cheval dans la forêt ?
Eh bien si vous connaissez vos classiques, vous répondrez que le chaperon est forcément rouge, qu’il n’y a aucun cheval dans cette histoire mais un loup et puis vous rirez comme nous lorsque vous comprendrez qui raconte l’histoire d’un petit chaperon jaune…..et pourquoi….. car la chute est excellente !

(Âge jusqu’à 7 ans mais à 9 ans et 44 ans nous sommes toujours contents de le relire)

RODARI ET SANNA CHEVAL BLEU RODARI 4 RODARI 3 RODARI 2

 

Et si on inventait des nombres ? Gianni Rodari et Alessandro Sanna

rodari 1

Photo du net

Vous apprendrez à compter de presque en presque : presque un , presque deux …presque six…
Quand vous serez au point, vous passerez aux trimilliards de fourmillards de…..Le but est donc d’inventer des mots, de malmener les tables de multiplication (trois fois deux pot au feu….)
Et aussi savoir combien pèse une larme d’enfant…

Pour enfant plus grand que « quel cafouillage » (CP-CE1)

Deux livres découverts à la bibliothèque après la lecture de ce livre pour grands enfants qui veulent inventer des histoires pour les petits  « Grammaire de l’imagination » (j’adore ce titre)

grammaire imagination

 

Mois italien chez Eimelle

Venise grand canal italie

Aujourd’hui « rondeur » – 28 octobre

Mon billet d’hier portait à confusion, je ne pars pas en vacances avant décembre mais je m’évade du bureau grâce à G••gle.

Pendant ma pause déjeuner, j’ai voulu en savoir plus sur Istanbul qu’hier j’avais envie d’écrire Istamboul.
La disparition du O et de sa rondeur – et d’une jambe du m qui se retrouvait n – m’avait interpellé. D’Istanbul, j’ai aimé les rondeurs des toits de  Sainte Sophie et de la Mosquée Bleue (qui n’est pas bleue de l’extérieur et dont « L’architecture a été conçue pour que le sultan puisse se rendre dans sa loge à l’étage à dos de cheval »)
Plus loin, Babelio me dit qu’il existe un livre intitulé « Istanbul » de Daniel Rondeau (il aurait pu s’appeler rondeur ce monsieur, j’aurais arrêté mon réel ici).
C’est un certain Ingres qui aura le mot de la fin avec son bain turc et les rondeurs de ces dames …Fin de ma pause déjeûner.

Le_Bain_Turc,_by_Jean_Auguste_Dominique_Ingres,_from_C2RMF_retouched

source tableau

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2. pas plus de 100 mots :132 mots

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Aujourd’hui « moment de vacances » – 27 octobre

Chers passagers,
Bienvenue sur notre ligne régulière Sodeb’air pour Istanbul. Prochain départ :12H54. Nous vous proposons à  manger sur le pouce …. »
La douce voix de l’hôtesse m’a bercé…
Le taboulé à la menthe était excellent, le poulet bien grillé. Après Istanbul, le duo mangue- framboise préparé à Château Renard – 13160 France était juteux à souhait.
Pour finir cette prise de vitamine, une innocente marque m’a proposé un scooteur (smoothie veuiller m’excuser mais c’est mon téléphone qui écrit les réels maintenant ) kiwi-banane-chocolat pile à la bonne température.

Le petit bonhomme au bonnet vert m’a souhaité de bonne vacances
Mes doigts de pieds (martyrisés par mes chaussures d’hier )  ont retrouvé le sourire.

Nous espérons vous revoir prochainement sur nos lignes….

repas istanbul

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1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots :114 mots

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Aujourd’hui « première fois que  » – 26 octobre

La première fois que le réveil a sonné ce matin, je n’ai pas voulu y croire, j’avais à peine fermé les yeux. La deuxième fois, je me suis extirpée du lit et j’ai cavalé pour rattraper mon retard. J’ai enfilé mes mocassins magiques, ceux qui ont un mors sur le dessus.
Dans le métro, je suis passée au petit trot, puis au petit galop … J’étais aidée par mes mocassins : qui est plus rapide qu’une jument qui prend le mors aux dents ? Une jument qui prend le mors aux orteils …

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366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots :89 mots

3. éléments réels de la journée : KO (j’ai bien des mocassins, j’ai couru dans les couloirs du métro mais les mocassins n’ont pas de mors sur le dessus ….on m’appelle aussi Tocahontas, la sioux en toc)

4. suivre la consigne de la date : OK

Venise, L.A, Miami, Ystad, San Francisco, Babylone et Veules les Roses

logo-plumes-aspho-4

Quand John Johnson Junior (JJJ pour les intimes) m’a appelé, l’air ennuyé et qu’il m’a expliqué l’impasse où se trouvait l’enquête, je n’ai pas pu résister. Je lui ai dit « tu peux compter sur moi pour cette enquête internationale » et j’ai ajouté : « Tu as mis qui sur l’affaire ? ».

Il m’a dit  » j’ai eu l’idée de prendre les meilleurs : il y a Brunetti à Venise, Harry Bosh à Los Angeles, Kurt Wallander à Ystad,  Kay Scarpetta à Miami, C. Card se charge de San Francisco et de Babylone et toi, Gabriel, de Veules-les-Roses. Moi, je reste à Paris bien sûr pour coordonner l’enquête. »

– Il faut m’en dire plus sur ton lascar ! ai je lâché.

– Incendiaire, a-t-il repris, dangereux, expérimenté ! Un serial fire-raiser (1)
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Le modus operandi m’a fait frissonner : le coup du néon fondu pour égarer les soupçons, je l’avais jamais vu, du grand art. La section Anti-incendie s’arrachait les cheveux en analyses diverses et en perdait le sommeil. Une vraie torture de perdre le sommeil !
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J’ai pris le bus depuis Rouen (avec une pensée émue pour Brunetti et sa Fiat, Kay Scarpetta dans sa Pontiac, Kurt dans sa Volvo hybride, Harry dans sa Rolls et C. Card dans son tramway à San Francisco et sur son âne en Babylone)
Drogué d’air pur et d’embruns, je me suis  pointé à la brasserie Victor Hugo de Veules-les-Roses pour interroger le patron.
Veules-les-Roses, un 24 octobre, y’avait pas un chat, la plage et les rues étaient vides, comme abandonnées, rapport à un temps d’octobre qui virait à la pluie glaçante. J’aurais dû demander Miami comme affectation mais je parle mieux normand que Miamien. En parlant de Miam, j’ai ressenti  une petite faim et j’ai demandé à la serveuse qui rigolait avec le barman quel était le plat du jour : « rôti de veau  et brocolis » m’a dit Fatima. « Le patron est au piano et peut vous servir dans un 1/4 d’heure ».
J’ai dit banco avec bonne humeur même si je me suis dit que Brunetti devait se gaver de pizza Calzone à Venise, Harry d’entrecôte saignante  à Los Angeles, Kurt de Hareng à la confiture d’airelle à Stockholm, Kay de scampis/prosciutto e melon – en Floride et C.Card de crabs cake à San Francisco ou de Tajine à Babylone.
Un petit bol de cidre m’a aidé à faire passer le veau (j’ai laissé tomber la bière, ordre du docteur, avec une pensée émue pour l’aperol spritz de Bruneti, la bière de Harry, le glögg de Kurt(2), le double Whisky de Scarpetta et le lait de brebis de Card – s’il était à Babylone à ce moment là).
 
Le repas se passait bien : le cuistot poussait l’arpège et l’adagio à son comble, Fatima se prenait pour Nathalie Wood dans West Side story en amenant les plats. Le feu ronronnait dans la cheminée, mes besoins en aliments et en chaleur étaient comblés….
Au moment de la tarte au pomme saupoudrée de cannelle, j’ai vu, dans une brume délicieuse et pleine de poésie, Brunetti manger une glace italienne « bravissimo » sur la place Saint-Marc (Dolce Vita), Harry grignoter un cookie, Kay avaler un cheese-cake à Key West (Miami vice), Kurt déguster un Appelkaka, et C.Card s’enfiler des dattes fourrées à Babylone.
C’est bien de bosser dans une équipe internationale, cela permet de voyager par procuration et le voyage embellit la vie.
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Pendant que je me restaurais, profitant de la plénitude d’un repos mérité, j’entendais Fatima glousser avec le barman à la carrure de pompier et je tendais l’oreille :  » le Bâtard pour le moment, personne ne connaît le père » disait l’athlète.
– C’est vrai qu’elle a un peu le feu au C.. , la Michelle, renchérissait Fatima, crescendo, ne se rendant pas compte qu’avec la salle déserte j’entendais tout..
L’air de rien, le ventre en avant d’un trop-plein de victuailles, je notais ces infos primordiales sur mon calepin (Brunetti et Kurt en ont un aussi, Kay a un iPad, Harry tout dans la tête, C.Card écrit avec une plume sur un parchemin comme à Babylone en 2 500 avant JC)!)
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– Le feu au C.. !! J’en suis resté bouche-bée et intérieurement j’ai crié « Youpi » : l’enquête prenait enfin une toute autre dimension : l’incendiaire présumé allait bientôt avoir en plus à répondre d’une recherche en paternité. C’est JJJ qui allait être content de cette poussée dans l’enquête. (Selon Fatima, le bambin était venu au monde après seulement 3 poussées de la belle Michelle … Et sans déchirement utérin …)
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 Participation à l’agenda ironique organisé par Jacou (par manque d’énergie, je suis hors délai), aux « plumes » chez Asphodèle : (798 mots 😦 , je vais me faire taper sur les doigts 😦 )
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Frissonner, vide, humeur, plume, embellir, enfin, sommeil, drogué, impasse, poésie, torture, plénitude, trop-plein, youpi, énergie, absence, temps, dénuement, bol, idée, déchirement, bus, abandonné

je n’ai pas mis « absence » et « dénuement »

et ma collecte d’italianismes que vous pouvez retrouver ici.

Brocoli – cannelle – adagio – arpège – pizza calzone – bambins – bravissimo – piano – crescendo – calepin – dolce vita – l’aperol spritz – prosciutto e melon – scampis –

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(1) Incendiaire en série

(2) Vin chaud

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Petite devinette subsidiaire : Qui est Gabriel ?

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PS : je pars ce week-end (pas sûr qu’il y aie du réseau ….)

bisesss

Aujourd’hui « à la poubelle » – 23 octobre

Quel est le point commun entre les mots suivants et le mot « poubelle » ?

béchamel – bégonia – atlas – barnum – boycott – braille – chauvin – colt – dédale – dulcinée – fiacre – godillot – jacuzzi – judas – kir – madeleine – mercure – melba – olibrius – ottomane – pantalon – pygmalion – rimmel – sandwich – tatin – watt – zeppelin

Bonnes recherches 🙂

366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots :42 mots

3. éléments réels de la journée : OK (recherches g**glesques du matin en buvant mon café)

4. suivre la consigne de la date : OK

Aujourd’hui « il me faudrait un mot pour désigner » – 22 octobre

Il me faudrait un mot pour décrire ce qui (ou plutôt qui) a débarqué chez nous il y a maintenant 14 ans jour pour jour. Une sorte de chamboulement devant ces trois kilos de tendresse….
Parce qu’un mot de suffit pas, je dirais que « Ponette est juste une « fée » un mot de trois lettres … Trois petites lettres, c’est le prénom de la ponette . Une certaine Carla en aurait fait une chanson … J’arrive à peine à en aligner 90 de mots …J’en reste bouche-fée (1).

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366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots :90 mots

3. éléments réels de la journée : OK

4. suivre la consigne de la date : OK

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(1) Bouche-fée : action d’arrêter de respirer quand une fée éclate de rire
« Je me suis encore pris un éclat de fée en pleine figure aujourd’hui » (Henri Barbusse – la fée)