Les yeux d’Elsa

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Mon esprit  en perdition cherche quelques vers
Pour dire ma joie de te contempler,  endormie
Tes yeux couleur  bouteille sont  clos,  lucioles de  vie,
Mais
je les sais soyeux  comme des myrtes verts

Défilant  derrière tes paupières au repos
Des rêves malhabiles défilent sur ta  toile :
Un voyage dans le sillage des étoiles,
Des frissons joyeux déambulent sur ta peau.

On dira que je me raconte  des fables
Imaginant un phare en mer, ses signaux
Guidant au milieu des icebergs les bateaux,

Contournant la glace en détours  adorables

J’imagine nos futurs enfants  et me dis
Comment éviter la muraille du silence ?
E
t guérir mes sentiments  des failles de l’enfance
Auront il tes yeux ?  Je réfléchis,  interdit.

Je les espère  jumeaux riant  ensemble,
Jouant avec la lumière  des jalousies
Mystères  génétiques, couleur  non choisie
De crainte d’un vent mauvais, je tremble !

Soudain entrouverts, ils me débarquent,  tes yeux,
Comme Colomb découvrant un  continent, j’écoute
Amiral comblé, je tiens le cap sur ma route,
Flottant entre deux yeux, sur  un voilier  merveilleux.

Les mots collectés par  Asphodèle

Espérer, flotter, perdition, cap, sillage, bouteille, iceberg, vent, déambuler, bateau, continent, flots, amiral, génétique, sentiment, débarquer, faille et myrte, malhabile, muraille.

Hommage aux yeux d’Elsa : ici  http://www.dico-poesie.com/poemes.php?mot=myrte

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Tag et Plumes

logo-versatile-blogger-awardAsphodèle m’a gentiment taguée avant mon départ en congé et j’en profite pour éclairer sa lanterne (et la vôtre) avec ces quelques réponses

  1. La qualité que je préfère chez un cuisinier :

Mais elle est dure cette question, je n’arrive pas à me résoudre à ne donner qu’une réponse. Donc en voilà plusieurs :

Etre surprise. J’adore les mélanges : du type sucré-salé, mais pas que !! Et aussi qu’il y a un arc en ciel de couleur (et oui je dévore des yeux d’abord).

J’aime aussi quand il sait choisir le divin breuvage qui accompagnera le plat.

La cuisine peut être comme un bon livre, dépaysante. Elle permet de faire le tour du monde sans (presque) bouger de chez soi.

2. Le défaut que je trouve le pire chez un cuisinier :  Quand c’est trop ! Trop salé (le sel gomme tout le goût des aliments), ou trop épicé, ou trop cuit. J’aime beaucoup quand c’est fondant mais pas trop cuit.

Il ne faut pas non plus en faire trop dans la sophistication et l’ésotérisme. Je déteste le nom de plats trop compliqués : je veux bien être intriguée mais savoir quand même les ingrédients.

3. L’épice que je préfère : S’il n’y en avait qu’une ce serait le curry mais Il ne faut pas non plus que le plat baigne dans la sauce.

J’adore les cuisines du monde : Japon, Liban, Antilles mais attention pas trop épicé quand même.

4. Ma madeleine de Proust :
oh mais il y en a plein : le poulet rôti de ma maman (avec des pommes de terre en robe de chambre siouplait comme je disais quand j’étais petite)

La tarte aux pommes, et le fondant au chocolat (avec boule de glace à la vanille)

5. Ce qui me hérisse au restaurant :
Attendre, je ne suis pas très patiente ou alors je veux bien attendre mais il faut être prévenu et alors on peut commander des apéritifs à partager.

6. Trois restaurants que j’aime beaucoup :
Deux restaurants aux Anses d’Arlets à la Martinique

Le Bidjoul pour ses langoustes grillées

« Les fruits de la patience », oui vous avez bien lu il s’agit ici de patience et non pas de passion : la chef, car c’est une femme,  joue avec la magie des saveurs dans ce tout petit resto, elle marie très bien poissons, épices et légumes du coin. Les dîneurs s’installent en terrasse les pieds cachés dans le sable et profitent de la langueur des cocotiers et de la lune qui luit, complice d’un doux moment sous les tropiques.

Et aussi en Normandie à Veules les roses : Le restaurant « les Galets »

C’est un excellent restaurant avec des produits locaux : Je vous recopie ici un extrait du menu (ça fleure bon la mer non, je sens déjà la brume de mer sur mon visage)

Tartare iodé à l’huître de veules les roses et condiments dans sa cape de saumon fumé, grains de caviar d’œufs de hareng, jeune poireau en gelée, vinaigrette-shiso et amande.
Velouté « bilibi » de moules de bouchot relevé d’une brunoise de céleri et bourrache, une raviole de tourteau au gomasio tranchée d’une huile de graines de courge.
Décliné le Foie gras de canard fermier; sucette de choco-foie gras, Mi-cuit sur mouillette, caramel de crumble adoucis d’un embrun d’anis.

Sur leur site, je trouve la photo de la salle un peu guindée mais en vrai le service n’est pas oppressant du tout. On est presque en famille et le regard des serveurs sur les enfants est bienveillant et amical. La patronne fait parfois les gros yeux pour obtenir le silence mais c’est pour rire

7. Ma devise en cuisine :
Rester simple (mais créatif)

Et voici mes sept tagués :

ratatouilleRémy le Rat de Ratatouille  J

Obelix_Sanglier_Normandy_FranceObélix pour qu’il nous explique sa recette préférée (pas celle du sanglier à la menthe, l’autre)

M. Preskovic, du Père Noel est une ordure pour connaître le secret d’un dessert roulé sous les aisselles 😉 je n’ai pas trouvé de photo 😉

bobBob Razowki et ses sushis dans « Monstres et compagnie »

charlieCharlie Bucket de « Charlie et la Chocolaterie »  pour connaître le secret sur le chocolat

pain epiceLe petit bonhomme de pain d’épices

dame-tartine-2Et last but not least Dame Tartine de Cériat 😉

Et pour ceux qui ont encore un peu de temps, je vous invite à aller lire ce texte sur mon ancien blog intitulé « la danse du hibou »

Hibou étant, vous l’aurez deviné, le mot que je ne suis pas arrivée à caser (parce que le hibou comme le cheval, cela ne se mange pas)

Les mots imposés

Silence, secret, regard, brume, cacher, dessert, chambre, hibou, résoudre, gomme, œuf, intrigue, divin, oppressant, baigner, ésotérique, magie  et : luire, langueur, lanterne.

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