Aujourd’hui « froid » – (28 février)

Aujourd’hui, Mr Queneau souhaite que l’on parle du froid ou de quelque chose de froid. Cela tombe bien, j’ai emmené mon fils à la patinoire. Sauf qu’à la patinoire, je grelotte et je me réfugie boire un café au bistrot de la dite patinoire. Le café était bouillant, comme je l’aime et m’a inspiré ce poème que j’avais promis à ma fille.

Phénomène

Je t’ai sanglé serré, pas le temps d’esquiver
Un coup de talon, tu as démarré, mon cheval,
Dans la forêt enneigée, comme une rafale.
Le pied léger, les flocons t’ont captivés.

Les flaques gelées, d’un bond de kangourou,
Tu les as évitées, sans secousse
Nez rougi par le froid, ma frimousse
Te sourit en silence, figure de proue.

Dans le sentier glacé, au trot tu écoutes
Mais il suffit d’une brise pour que tu rajoutes
à ton galop, un coup de postérieur.

L’hiver t’ennuie, tempérament volcanique,
Il te rend nerveux et lunatique,
Complices , nous virevoltons dans la froideur.

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Je n’ai pas eu le temps de recompter si les alexandrins étaient tous là 😉 Une heure de patinoire , c’est trop court.

Trouverez vous le poème initial , je n’ai gardé que les rimes ?

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Girafes avec salades sur le dos des chevaux

GIRAFFE
Suite à cet article chez Edualc, j’ai pris la décision de mener l’enquête pour savoir pourquoi ce film « Girafes avec salades sur le dos des chevaux » n’avait jamais  vu le jour. J’ai programmé une expédition dans le passé : j’ai enfourché avec souplesse mon vélo « remonteur de temps » que vous pouvez voir sur la bannière en haut à gauche et je suis arrivée comme une fleur en 1934.
Je suis sûre que vous vous demandez pourquoi 1934 ? Bonne question  ! En fait j’avais trouvé sur wiki cette info avant de partir :
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La filmographie des frères Marx  dit ceci :
1931 Plumes de cheval (Je n’ai pas vu ce film mais le titre est intéressant)
1932 Monnaie de singe
1933 La soupe au canard
 .
1935 Une nuit à l’opéra
Et rien en 1934 ! je me suis fait la réflexion qu’il avait dû se passer quelque chose en 1934, d’où mon choix pour cette date.
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Par le plus grand des hasards, je suis arrivée sur le lieu du tournage : du gâteau avec ce vélo voyageur de temps (merci Asphodèle pour ce cadeau inattendu). Le vélo cela ne s’oublie  pas, seul l’atterrissage a été un peu rude……
Il y avait foule sur le plateau de tournage…. Les Grouchos au grand complet et Dali et la girafe et les chevaux …
Je me suis fait discrète, j’ai bien étudié « Retour vers le futur » et il ne faut surtout pas changer le passé sous peine de changer l’avenir (comprenne qui pourra, méditez ce bon principe).
Mon objectif n’était pas que ce film n’ait pas lieu mais comprendre pourquoi il n’avait pas été fini. Afin de passer inaperçue, j’avais mis un grand turban vert. Et je ressemblais un peu à la jeune fille à la perle de Vermeer.
Je me suis approchée des chevaux qui discutaient tranquillement entre eux ( pour les nouveaux venus sur ce blog, sachez que je suis totalement ponyglotte (1)  et que je parle couramment mhorse en plus du japoney, j’ai aussi appris un peu de Goélandais pendant mon voyage en vélo, vous les avez vus les goélands sur ma bannière ? )
Les chevaux parlaient de ruer dans les brancards, que la prétendue vedette (la girafe) était une fille hautaine, hypocrite et mal élevée, qui leur postillonnait dessus en mâchant la dite salade sur leur dos.
J’ai donc fait fi de mes principes de prudence et j’ai poussé le fameux cri, qui me caractérise, à mi chemin entre la chauve-souris et le goéland enroué (heureusement que j’avais pris des cours avant).
La girafe a sursauté, Groucho est tombé en tourbillonnant (je crois qu’il est devenu girafophobe et goelandophobe à vie). Dali a ravalé sa surprise et sa moustache et a déserté le champ de bataille en disant « Ne craignez pas d’avoir un jour l’inspiration, vous n’y arriverez jamais »
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J’espère qu’Edualc me pardonnera d’avoir eu le culot de faire foirer ce film, mais manger de la salade sur le dos des chevaux en postillonnant, je ne pouvais pas laisser passer cela ! C’était un cas de horsèlement (2) avéré !
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Les mots collectées par Asphodèle
Question, inattendu, merci, gâteau, méditer, souplesse, culot, surprise, hasard, décision, inspiration, trouver, hypocrite, goéland, bataille, réflexion, objectif, tourbillonner, turban, tison.
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Je n’ai pas mis tison.
banniere4.jpg
 (1) : ponyglotte : personne  parlant couramment plusieurs langues de type équins
(2) horsèlement : Harcèlement en mhorse

Aujourd’hui un slogan publicitaire pour vous vendre – 27 février

 Un sacré défi que celui de « trouver un slogan pour me vendre » !

Parce que s’il y a une chose que je ne sais pas faire c’est bien cela : vendre ! je ne parle pas de vendre une maison ou même une voiture, non juste vendre une idée me paraît parfois si difficile. Qu’est ce que cela vaut une idée ? un kopek, de la roupie de sansonnet, et en monnaie de singe cela fait combien ?
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Bon comme je n’arrive pas à me vendre, je vais essayer de me louer.
Ou alors une location avec option d’achat ? Des petites mensualités presque indolores ?
Ou alors ne m’achetez pas , adoptez moi !
Je le tiens mon slogan : « je ne suis pas à vendre, adoptez moi. En toute simplicité »

 

poulain

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Aujourd’hui « machines » – 26 février – Long week-end – Joyce Maynard

Pas d’inspiration aujourd’hui , c’est donc « extrait d’un livre »  :

Mais ton père ne voulait pas d’un deuxième enfant si vite. Il disait que nous n’en avions pas les moyens, de toute façon, il détestait que je passe tant de temps à m’occuper de toi, il exigeait toute mon attention. Ton père m’a persuadé d’avorter. Moi j’avais toujours refusé. Je considérais la naissance d’un bébé, même si le moment n’était pas le mieux choisi, comme un cadeau. J’ai dit à ton père que c’était dangereux de commencer à se prendre pour Dieu. D’attendre des circonstances idéales, parce qu’elles ne le seraient jamais.
Ton père m’a conduite dans une clinique. Je suis entrée seule dans la petite pièce. J’ai enfilé une blouse en papier, j’ai grimpé sur la table et mis mes pieds dans les étriers. Attention Henry, pas les mêmes que ceux des chevaux.
Ils avaient mis une machine en marche, un bruit s’est déclenché, ressemblant à celui d’un générateur ou d’un gros broyeur d’ordures. Allongée, elle écoutait, la machine continuait à fonctionner. L’infirmière lui a dit quelque chose, mais elle n’a pas pu entendre, le bruit était trop fort. Quand ce fut fini, on l’a emmenée se reposer dans une chambre en compagnie de deux autres femmes qui avaient avorté elles aussi ce matin-là. A sa sortie, elle avait retrouvé mon père. Pendant le trajet du retour, dans la voiture, elle n’avait pas pleuré, mais avait continuellement regardé par la vitre , et quand finalement, il lui avait demandé comment ça s’était passé, elle n’avait rien pu dire.

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Long week-end – Joyce Maynard

 

k

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Sur une idée de Chiffonnette

citation

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3. éléments réels de la journée : KO

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Aujourd’hui « moi je » – 25 février

Moi j’ai un lave vaisselle
C’est bête mais il me faut bien ça
Je peux me creuser la  cervelle
Sinon mon texte je ne le fais pas
Tout en douceur en moins d’une heure
Et je gratte si fort que les papiers s’en souviennent
Je cogite  d’abord, ça fait parfois un poème
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Si je pouvais écrire de tous côtés
Si je savais les mots aligner
Je n’peux  pas me reposer au comptoir
Le texte doit être terminé
Sur le vif aussitôt
A dit monsieur Queneau
Et pour avoir l’air c’est ici (avec Chanson plus Bifluorée ou  les parodieurs parodiés)
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2. pas plus de 100 mots : 91 mots

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Le soleil se couche à Sao Paulo – Bernado Carvalho

SOLEILSAOPAULO
Longtemps, je me suis efforcé de fuir comme le diable la croix tout ce qui était japonais (mon rejet et mon ignorance de la littérature venaient de là). J’aurais pu ne jamais mettre les pieds au Japon car j’ai longtemps voulu croire que l’enfer était situé là-bas. Jusqu’à ce que ma sœur décide de s’y installer en dépit de tous mes arguments pour l’en dissuader, refaisant en sens inverse l’itinéraire de nos arrière-grands-parents, car elle gagnerait davantage d’argent dans une usine d’automobiles à Nagoya que comme professeur à l’université de Sao Carlos. (P34)
Brésil et Japon de nos jours.
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Le narrateur, brésilien d’origine japonaise, est au chômage. À trente ans, il a renoncé à son rêve de jeunesse : devenir écrivain.
Il passe ses journées à se morfondre jusqu’à sa rencontre avec une vieille japonaise, propriétaire d’un restaurant (japonais) où il mange souvent.
Cette vieille dame recherche un écrivain, qui ne soit pas un « vrai » écrivain. Elle lui raconte une histoire d’amour abracadabrante entre Michiyo, une jeune fille de la bonne société japonaise dont la famille est ruinée, Masukichi un acteur pervers narcissique et Jokichi, qui se sent coupable de la mort d’un homme, engagé par son père pour aller faire la guerre à sa place.
Dans le Japon juste après la guerre, le pays est dévasté et les histoires d’amour sont rares, l’argent manque cruellement.
De faux semblants en vrais mensonges, le narrateur commence à comprendre ce Japon que ces arrière-grand-parents ont fui. Un voyage au Japon, l’éclairera plus sur lui même que sur l’histoire qu’il cherche à écrire.
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J’arrivai à l’heure du déjeuner. À l’aéroport je pris un train pour le centre. Shinsaibashi était la station le plus proche de mon hôtel. Ma sœur m’avait prévenu que je ne devais pas me tromper de sortie sous peine de me perdre. Je passai plus de quinze minutes devant le plan à l’intérieur de la station avant de me hasarder à monter l’escalier menant à la rue et à la lumière du jour. Il fallait d’abord que je comprenne où se trouvait le sud. Tout était écrit uniquement en japonais. Je m’étais presque assuré de ma sortie sur le plan lorsque je sentis quelqu’un à côté de moi. C’était un homme en costume. Lui aussi cherchait une sortie. Pour plus de sûreté, je décidait de lui demander s’il parlait anglais et s’il savait où se trouvait le sud. Il désigna une direction que je croyais être le nord, une sortie diamétralement opposée à celle que je pensais être la mienne. Je lui demandai s’il en était certain. Absolument certain.
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En conclusion : Une histoire très intéressante mais cependant un peu dure à suivre …les personnages s’enchevêtrent et mentent beaucoup. Le mensonge sera la source du drame ….J’ai aimé suivre le narrateur sur les traces de ce trio, au Japon, cinquante ans après les faits.
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Livre lu dans le cadre du Challenge « lire sous la contrainte » de Philippe où le thème est. « Météo « 
Ce livre m’a aussi donné envie de lire. « Bruine de neige  » de Junichiro Tanikazi
qui est paru en français sous le titre « quatre sœurs « 
Challenge Top 50 de Claire d’un chat de bibliothèque dans la catégorie « livre contenant un triangle amoureux »
Challenge Amérique du Sud chez Eimelle avec le Brésil
challengeameriquelatine
challenge-contraintechallenge top 50

Aujourd’hui « parce que je le vaux bien » – 24 février

Aujourd’hui, Wiki m’a appris que ce slogan « parce que je le vaux bien » existait depuis 1971 (l’année de ma naissance, si ce n’est pas un signe cela ! que je vaux quelque chose)  aux États Unis et en version française depuis 1997. Moi qui croyais que ce slogan était d’origine française.  Il a été traduit en quarante langues.
Mr Queneau (1903 -1976) serait-il allé aux USA entre 1973 et 1976 … ?
Je m’interroge …
Depuis samedi et le billet sur l‘hygiène,je m’interroge toujours sur ma future couleur  : rose-girly ou vert dynamique ? ( appelez moi Lady Dada ).
Ou alors blonde peut être …
En tout cas, je vous traduis aussi ce slogan en mhorse, je crois que l’Oréal a une lacune.
Cela donne ceci :·−−· ·− ·−· −·−· ·  −−·− ··− ·  ·−−− ·  ·−·· ·  ···− ·− ··− −··−  −··· ·· · −·
Je vous embrasse parce que vous LE VALEZ BIEN !

 

KATY PERRY PERRUQUE VERTE

source photo (exprès pour Mind celle de droite ci dessus ;-))

veauloreal

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Aujourd’hui « Musique » – 23 février

Ce soir, en rentrant du boulot, j’ai cogité devant la liste de mots collectés par Miss Aspho. Ses images « gif » me font toujours sourire et je me suis mis une play list « musique de film » en fond sonore. Il y a  donc Sister  Act (Whooooopy), un bout des « Choristes », un bout de West Side Story, Alain Bashung avec « Vertige de l’amour » et Dédé Dussolier (pas Dédé Breton) dans « on Connait la chanson » et aussi cette chanson du « Silence des agneaux »
Avec une telle inspiration , mon texte de samedi pourrait bien parler de cinéma (ou pas). Le futur héros de mon futur texte pourrait s’appeler Jonathan (ou pas)
A samedi (ou pas). Et vous votre musique de film préféré ?
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Goodbye Horses

You told me,  » i see you rise
But, it always falls
I see you come, i see you go  »

[Refrain] :
And you say,  » All things pass into the night  »
And i say,  » Oh no sir, i must say you’re wrong,
I must disagree, oh no sir, i must say you’re wrong  »
Won’t you listen to me…

You told me,  » i’ve seen it all before,
Been there, i’ve seen my hopes and dreams
A lying on the ground
I’ve seen the sky just begin to fall  »
[Refrain]
Goodbye horses, i’m lying over you
Goodbye horses, i’m flying over you

Pour écouter :

Et pour voir la scène du film du « silence des agneaux » c’est ici :

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Traduction : 

Au Revoir Chevaux
Vous m’avez dit,  » je vois que vous brillez
Mais, ça s’arrête toujours
Je vois que vous venez, je vois que vous partez  »
Refrain :
Et vous dites,  » tout passe dans la nuit  »
Et je dis,  » oh non monsieur, je vois que vous avez tort,
Je dois vous contredire, oh non monsieur, je vois que vous avez tort
Vous ne m’écouterez pas…
Vous m’avez dit,  » j’ai vu tout ça avant,
J’étais ici, j’ai vu mes espoirs et rêves
Couchés sur le sol
J’ai vu le ciel qui commençait juste à tomber

[Refrain]

Au revoir chevaux, je suis allongé sur vous
Au revoir chevaux, je vole au dessus de vous

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2. pas plus de 100 mots : à peu près (sans les paroles de la chanson)

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Aujourd’hui  » Quelque chose écrit sur un objet » – 22 février

Petit déjeuner : après avoir mangé un délicieux « Savane « , intense moment de collaboration fraternelle autour du frigo :

– Sur le premier côté il y a du marron,  sur le deuxième il y a du jaune et le reste est vert.
– Je ne trouve pas où va cette pièce.
– Essaie là, à côté de la Chine !
– Mais non, tu vois bien que le bord ne s’emboîte pas !
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Au bout de quelques minutes de recherches, je demande : Vous trouvez la place pour ce magnet de la série « Asie » ?
– Non, il ne va nulle part, on a essayé partout !
– Et qu’y a-t-il écrit dessus ?
– Brésil !
– Ah c’est en Asie, le Brésil ?
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 J’en profite  pour lancer un appel : Si vous avez le magnet avec marqué : « Rhinocéros , Botswana et Namibie », vous feriez deux heureux 🙂

savane afrique savane chine Savane amerique du sud

 

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Aujourd’hui Hygiène – 21 février

Dans l’hygiène, l’important ce n’est pas la rose (n’en déplaise au chanteur) ;  l’important, c’est la régularité. Il faut se préoccuper de l’hygiène peu mais souvent : Nettoyer dans les coins, chaque jour, aérer, savonner, briquer, frotter ….. La semaine, je fais vite et bien : un peu toilette de chat ….
Comme j’avais un peu de temps aujourd’hui, j’ai pris un long bain, et je me suis fait un lavage de cerveau. (Enfin un shampoing plus soin nourrissant, maintenant je sens bon et j’ai la crinière nickel) j’ai hésité ensuite pour une couleur. Toute la semaine dans le métro, j’ai croisé un chat rose adorable.
Et pour ceux qui trouverait que le rose ne sied pas à une jument verte , que leur dire ? Je m’en lave les sabots…
gemmyo-204996

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