Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une – Raphaelle Giordano

 

Le ton est léger et enjoué. Camille presque 40 ans, souhaite changer sa vie. Un soir où elle rentre tard du boulot, elle a un léger accident de voiture et rencontre un routinologue (j’adore cette spécialité 😊)

J’ai trouvé des points intéressants dans ce livre : de bons conseils pour se (re)prendre en main, faire plus attention aux autres (enfants, conjoints, collègues…) , changer le cours de sa vie, mais aussi pas mal de clichés genre « quand on veut on peut ». Un point en particulier m’a passablement agacée (attention spoiler : Heureuse de se mettre à son compte, Camille démissionne et son boulot et cherche APRES à trouver des financements pour son projet. Franchement qu’est-ce que ce conseil à la noix , on envoie tout balader et on réfléchit après ?)

En conclusion :  une lecture agréable, à mi-chemin entre roman et développement personnel, mais du coup je reste un peu sur ma faim, parce que les personnages ne sont pas suffisamment convaincants ou approfondis pour un roman et que les conseils en développement personnel restent un peu light (oui j’ai beaucoup lu de livres sur le développement personnel dans ma première vie 😊, là je commence ma troisième vie 😊)

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Un extrait :

– (…) Voilà… Maître Wu est dans la cour. Je vous laisse aller à sa rencontre. Je serai dans la cuisine. A tout à l’heure…
Claude me fit passer la première. J’arborais déjà un sourire chaleureux, avenant, tandis que mes yeux balayaient la cour. Puis mon sourire s’affaissa. Je ne voyais personne. Déception. Maître Wu était peut-être parti?

Devant mon air dépité, Claude précisa :

– Le voilà…

Mais je ne voyais toujours personne.

– Là, Camille! m’indiqua-t-il d’un geste.

Je suivis la direction de son doigt. Confortablement installé sur un coussin brodé, un splendide chat persan somnolait tranquillement, allongé de tout son long. Il se dégageait de lui un mélange de majesté et de paix absolue. J’accusai le coup, puis, retrouvant mes esprits, me tournai vers le joyeux plaisantin. Trois quarts d’heure de route pour ça?

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Livre recommandé par Prudence dans le cadre du « challenge 12 amis – 12 livres »

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Chez Loupiot et chez son ami Tom, de La Voix du Livre et aussi ici

L’Agenda Ironique de Juin: Objets objectifs

Les narines des crayons

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Objets Objectifs

(ou Objectif Objets, cela marche aussi)

Voilà un sujet court comme certains les aiment et d’autres les abhorrent.

Alors, ayant une pensée compatissante pour ceux qui s’angoissent devant la multitude des possibles qui se confond parfois avec un grand vide tout blanc comme la page désespérée, je vous livre aussi le détail du sujet (si cela sonne un peu comme une introduction plus ou moins adroite de dissertation, vous m’excuserez, c’est la déformation professionnelle) :

Nous les fabriquons, nous les utilisons, nous les jetons. Ils sont là, partout, autour de nous. Leur immobilité silencieuse et constante habille les feux follets que sont nos vies. Parfois, nous parlons d’eux, nous les évaluons, nous les aimons… ou non. Ils sont pour F. Ponge des réservoirs poétiques inépuisables. Ponge parle, en toute subjectivité, des objets.

Mais si les objets, à leur tour, parlaient… de nous ? Imaginez la verve d’une lampe, d’une…

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