Frédégonde – Lydia Bonnaventure

Malheureusement pour Frédégonde, ces moments idylliques passés avec son époux furent brutalement interrompus au bout de deux ans de mariage. Un des loisirs d’Eberhard était les balades à cheval. Il passait de longues heures, le dimanche, sur Mutig, un fier destrier qui appartenait au palefrenier voisin, Hank. Une après-midi, elle entendit arriver un cheval au galop. De loin, au milieu de la poussière, elle reconnut l’ami d’Eberhard qui fonçait droit devant comme si la ville était en feu. Elle s’attendait à ce que suive son époux, souriant à l’idée qu’ils étaient complètement fous d’arriver en ameutant tout le bourg. Mais son sourire n’éclaira son visage qu’une seule seconde. Elle s’aperçut que le cavalier n’était pas seul sur le destrier. Un corps pendait, le ventre sur le dos de la bête, les bras et les jambes dans le vide. Son sang ne fit qu’un tour.

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Frédégonde – Lydia Bonnaventure

L’Agenda Ironique de Juin: Objets objectifs

Les narines des crayons

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Objets Objectifs

(ou Objectif Objets, cela marche aussi)

Voilà un sujet court comme certains les aiment et d’autres les abhorrent.

Alors, ayant une pensée compatissante pour ceux qui s’angoissent devant la multitude des possibles qui se confond parfois avec un grand vide tout blanc comme la page désespérée, je vous livre aussi le détail du sujet (si cela sonne un peu comme une introduction plus ou moins adroite de dissertation, vous m’excuserez, c’est la déformation professionnelle) :

Nous les fabriquons, nous les utilisons, nous les jetons. Ils sont là, partout, autour de nous. Leur immobilité silencieuse et constante habille les feux follets que sont nos vies. Parfois, nous parlons d’eux, nous les évaluons, nous les aimons… ou non. Ils sont pour F. Ponge des réservoirs poétiques inépuisables. Ponge parle, en toute subjectivité, des objets.

Mais si les objets, à leur tour, parlaient… de nous ? Imaginez la verve d’une lampe, d’une…

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