Le confinement a-t-il « un goût de fenêtre » ?

Bonjour à tous 🙂

Je vous invite à chercher « fenêtre » dans vos lectures et vos blogs et à y déposer vos extraits chez « Lire peu ou Proust »

Bon confinement

Bisessss

Lire peu ou Proust

CVT_LAmour-aux-temps-du-cholera_4786Dans mon Tour du monde en 50 romans (écrit, relu, bon à tirer signé et qui sortira quand il pourra comme tout le monde, éditions Ellipses) figure L’Amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez.

Parmi les 3 raisons de le lire encore, j’ai mis que c’était l’occasion de savoir qu’il existe « un goût de fenêtre ».

«  Ce repas a été préparé sans amour. » Il parvenait, dans ce domaine, à de fantastiques états d’inspiration. Une fois, à peine eût-il goûté à une tasse de camomille qu’il la rendit avec une seule sentence : « Ce machin a un goût de fenêtre. » Elle fut aussi surprise que les servantes car elles ne connaissaient personne qui eût bu une fenêtre bouillie, mais lorsqu’elles goûtèrent la tisane pour tenter de comprendre, elles comprirent : elle avait un goût de fenêtre. »

Hum…Je ne sais pas si c’est de bon goût maintenant.

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Que lire un 28 février ?

– Voilà donc : le mois prochain sera un mois sans lune.
– Tiens ! Tiens !
– Un mois, entendons-nous, dans le courant duquel l’astre n’atteindra jamais sa plénitude. Février est un mois court. Il y aura une pleine lune juste avant le premier, et une autre tout de suite après le 28… donc pas de pleine lune en février.
– Est-ce une circonstance qui se reproduit chaque année ? demanda Gascoigne, amusé.
Lydia, le visage détourné, répondit en passant discrètement le doigt sur une moulure :
– Pas du tout. Le phénomène est très rare.
– La rareté étant un signe de valeur, n’est-ce pas ? Ou plutôt de danger ?…
Elle rectifia l’alignement de la pendulette :
– Cela n’arrive qu’une fois tous les vingt ans.

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Les luminaires – Eleanor Catton

Sur les ossements des morts – Olga Tokarczuk

Prix Nobel de Littérature 2018 🙂

Un excellent souvenir

Une auteur que je n’ai pas relue (car absente de ma bibliothèque municipale…)

La jument verte

ossementsmorts

Janina, retraitée, est la narratrice. Elle vit dans un coin reculé de la Pologne, frontalier avec la Tchéquie. Elle donne aussi quelques cours d’anglais à des enfants et est gardienne de maisons pendant le rigoureux hiver de cette contrée. Tous les jours, elle fait donc la tournée des résidences secondaires dont elle a la charge. Le lecteur va emboîter le pas de Janina et suivre toutes ses pensées. (Enfin presque)
Je dois dire que la façon de raisonner de Janina est à la fois charmante, désuète, loufoque et givrée. Elle est parfois sensée et parfois en parfait décalage avec la réalité. Elle est férue d’astrologie et étudie beaucoup les planètes.
Elle découvrira le cadavre de son voisin Grandpied, ainsi que plusieurs autres….
La police semble impuissante à arrêter quiconque, que ce soit des meurtriers ou des braconniers. Dans cette campagne, le gibier pullule et les braconniers encore plus.

Janina, Don…

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Pierre Reverdy – les jockeys mécaniques

Martine nous parle de Reverdy à l’occasion de son anniversaire le 13 septembre
https://ecriturbulente.com/2019/09/14/pierre-reverdy-depart/?fbclid=IwAR13QYcyp5UnTTyKYWHczpEWvhHm_toEAbO1JICyBzTAHjNQVe4T5hLN_yo

Une occasion de faire « remonter ce beau poème …

La jument verte

jeudi-poesie

La nuit polaire

A bord les hublots sont ouverts
Les trappes bâillent
Assis sur le balcon qui se détache
Le voilà sur fond bleu
Les nuages seront peut-être les gagnants de la course

On ne voit plus que lui et eux
Ils disparaissent un moment derrière la colline où quelqu’un se promène

Ils meurent
Les chevaux ne sont plus que des bruits de grelots

En même temps que les feuilles tremblent
En même temps que les étoiles regardent
En même temps que le train passe en crachant des injures

Et la fumée
Un bout de cigare refroidi reste

Et ce tronc d’arbre au bord de la forêt
L’acre odeur de l’herbe roussie tout autour

La main énorme qui s’avance.

On ne voit pas le corps se pencher
La bouche avide

Il faudrait sauter la forêt comme une haie
Comme le monde entier est un obstacle à franchir
Il n’y a…

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