Le coeur de l’homme – Jon Kalman Stefannsson

Que dit le rêveur?
Mon frère me manque, il s’appelle Egill, mais j’ignore où il est.
Que dit le rêveur?
Ah si, j’ai croisé Ragnheiour avant-hier, il faisait soleil et elle était à cheval, comme elle se l’était promis, elle chevauchait au soleil et lorsqu’elle m’a confié ça, à l’époque, je croyais que je ferais partie de cette histoire, que je serais le soleil, le cheval ou peut-être le vent qui lui caresse la joue, mais le moment venu, finalement, je ne joue aucun rôle, je ne suis presque rien, si ce n’est un jeune homme qui a dû s’écarter face à elle dans la rue afin d’éviter les chevaux, elles étaient trois, toutes de bonne famille, sentaient le propre et toutes ces choses que nous n’avons pas, elles ne baissaient pas les yeux sur nous, leur regard passait simplement au-dessus de nos têtes.
Le coeur de l’homme – Jon Kalman Stefannsson

2015 en révision

La phrase que je dis aujourd’hui sera courte : « merci à tous et à toutes et à l’ânée prochaine 🙂  »

 

 

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 27 000 fois en 2015. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 10 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Hier « ce qui brille » et aujourd’hui « horoscope » – 25 et 26 décembre

Hier, je voulais écrire un billet bien léché (montrant ma maîtrise de la langue, une sorte de Queneaulingus…), un texte brillant (car c’était le thème) et spirituel.
Mais j’avais les yeux encore brillants de champagne et je n’ai rien écrit.
Aujourd’hui j’ai cherché mon horoscope et j’en ai trouvé un qui disait que mon année allait être formidable et que j’étais formidable….
Ce n’est qu’à la fin de la lecture que j’ai vu qu’il s’agissait de mon horoscope 2011.
Il faut que j’arrête le champagne !

capricorne

366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots :96 mots

3. éléments réels de la journée : OK

4. suivre la consigne de la date : OK

A tous les garçons que j’ai aimés – Jenny Han

garcon que j'ai aimés

Lara-Jean a 16 ans. Elle vit aux Etats-Unis avec son père et ses deux soeurs, Margot la grande de 18 ans et Kitty la petite soeur de 9 ans. La maman est décédée dans un accident quand Lara-Jean avait dix ans.
Margot part de la maison pour aller étudier en Europe, Lara-Jean, elle, rentre en avant-dernière année de lycée. Elle a pour voisin, Josh, qui est aussi l’ancien petit ami de sa soeur.
Quand Lara Jean est amoureuse, elle écrit une lettre à « son amour » mais ne la poste jamais et la garde dans une boîte à secrets. Elle a écrit cinq lettres ainsi et un beau jour, coup de théâtre, les cinq lettres arrivent par la poste à leurs cinq destinataires, dont Josh et un autre garçon Peter Kavinsky, le beau gosse du lycée.
Voilà pour le cadre. Peter Kavinski en revevant la lettre a une idée et propose à Lara Jean de faire semblant d’être « petits amis » (cela se dit encore ? ), afin de rendre son ex-petite amie jalouse. Lara-Jean accepte pour que Josh (l’ex petit ami de sa soeur) ne croit pas à la fameuse lettre de déclaration….

Dit comme cela cela peut passer pour une bluette de lycéenne genre guimauve sauf que….. les réflexions et la progression de Lara Jean sont intéressantes à suivre et pas aussi mièvres que l’on pourrait penser à lire mon modeste résumé. Le lecteur suit donc les pensées de Lara-Jean sur les changements qui arrivent dans sa vie …il lui faut mûrir, apprendre à conduire seule sa voiture, combler le vide laissé par sa grande soeur partie au loin, s’occuper de sa petite soeur, affronter les ragots du lycée, et surtout gérer ses mensonges qui lui compliquent bien la vie.
Lara Jean est attachante , elle veut bien faire, reste à la fois très enfantine et parfois très mûre…
Un bon moment de lecture ……qui a aussi bien plu à ma fille de 14 ans…plus dans la cible……Un moment de complicité ….

/

un extrait: 

Il se lève et m’entraîne vers la porte, une main sur la cambrure de mon dos, tout en saluant son clan.
– Souris, marmonne-t-il.
Je m’exécute.
Je dois avouer que c’est agréable d’être guidée à travers la foule. J’ai l’impression d’être choyée. D’évoluer dans un rêve. Je suis toujours moi et Peter est toujours Peter, mais tout à l’air cotonneux et irréel.
Un peu comme la fois où on a pris du champagne en douce pour le Nouvel An, avec Margot.
Je n’y ai jamais réfléchi, mais je crois que jusque-là, j’étais invisible. J’étais une élève lambda. Maintenant que les gens pensent que je sors avec Peter Kavinsky, ils se posent des questions sur moi. Ils se demandent pourquoi on est ensemble. Ce que j’ai fait pour lui plaire. Ce que j’ai de plus que les autres. Ce qui me rend spéciale. Je me pose les mêmes questions, d’ailleurs.
Je suis devenue « la fille mystérieuse ». Avant, j’étais « la fille réservée » mais maintenant que je suis avec Peter, j’ai changé de statut.

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Challenge « Lire sous la contrainte » chez Philippe . La contrainte de cette session est « 5 voyelles »
Challenge « Etats Unis » chez Noctenbule
Challenge Top 50 chez Claire dans la catégorie « livre qui se déroule dans un lycée ».

challenge top 50 challengeusa challenge-contrainte

HYBRIDATION

Un très beau poème chez Loisobleu

Niala-Loisobleu

tassos kouris3

HYBRIDATION

Qui de la mer ou du fleuve m’a vomi en premier, peut-être bien que je viens-je des deux par moitié,

mi-homme, mi-cheval …

Dans la nuit quelqu’un dit
Ne mêle pas mots et couleurs
Fleurs et soleil
L’âme derrière les nuages
A peine éclaire, vole et fuit

Quelqu’un dit
N’attends pas trop de lumière
Sur la route
Tes larmes, tu les boiras seul
Au bout du chemin

Marc Chagall

L’eau quitte la souplesse des tiges, je vois l’herbe se tourner vers le fauteuil-roulant du vent. La barbe laissée aux je sème de la rousse. Semer quoi ? Semer pour qui ? Les enfants qui sèment sont repartis derrière les portes de la nuit récolter les vide-greniers des fenaisons sèches. Silo nous était contée disent les grands, on saurait pas trop quoi raconter. On est toujours né de quelque part, ben la portion est devenue plus que congrue. La fuite…

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Aujourd’hui « quelque chose de triangulaire » – 24 Décembre : Les amours de la règle et du compas (extraits)

jeudi-poesie
Le Compas glorieux se réveille en sursaut,
Ému de cette vue et d’un espoir si haut.
Il rend grâce au Soleil, et ferme comme un Aigle
Le regarde et s’en va : Puis rencontre la Règle ;
Droite, d’un grave port, pleine de majesté,
Inflexible et surtout observant l’équité
Il la suit, elle fuit d’une égale vitesse
Il double en son ardeur ses efforts vainement
Tous les coeurs s’opposaient à son contentement
Il pense la tenir, sans la voir il la touche
De ses rayons aigus il joint cette farouche


Quoi ? dit-elle en riant, je serais la conquête
D’un amant qui n’aurait que les pieds et la tête ?
Toutefois nos amours, répliqua le Compas,
Produiront des enfants qui vaincront le trépas.
De nous deux sortira la belle Architecture,
Et mille nobles arts pour polir la nature,
Ne pense pas, dit-elle, ébranler mon repos,
Ou pour autoriser tes étranges propos
Tâche à plaire à mes yeux par quelques gentillesses ;
Et montre des effets pareils à tes promesses.
Le Compas aussitôt sur un pied se dressa,
Et de l’autre, en tournant un grand cercle traça
La règle en fut ravie, et soudain se vint mettre
Dans le milieu du cercle, et fit le diamètre.
Son amant l’embrassa, l’ayant à sa merci,
Tantôt s’élargissant et tantôt raccourci,
Et l’on vit naître alors de leurs doctes postures
Triangles et carrés, et mille autres figures.

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Les amours de la règle et du compas (extraits) de Charles Perrault (source)

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366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : KO

2. pas plus de 100 mots :250 mots

3. éléments réels de la journée : KO

4. suivre la consigne de la date : OK

Bonnes fêtes à tous et à toutes

chval triangle

Cronopes et fameux – Julio Cortazar

Instructions pour chanter

Commencez par casser tous les miroirs de la maison, laissez pendre vos bras, regardez vaguement le mur, oubliez- vous. Chantez une seule note, écoutez à l’intérieur. Si vous entendez (mais cela ne se produira que plus tard) quelque chose comme un paysage plongé dans la peur, avec des feux entre les pierres, avec des silhouettes à demi nues et accroupies, je crois que vous serez sur la bonne voie, de même si vous entendez un fleuve où descendent les barques peintes de jaune et de noir, si vous entendez une saveur de pain, un toucher de doigt, une ombre de cheval.
Après quoi, achetez des partitions, un habit et, de grâce, ne chantez pas du nez et laissez Schumann en paix.

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Cronopes et fameux – Julio Cortazar

Aujourd’hui « petite violence » – 23 décembre

Ce soir,  j’étais armée d’une paire de ciseaux et j’ai :
– coupé des tronçons de papiers multicolores
– collé des étiquettes récalcitrantes
– matté un rouleau de scotch qui s’ourouboulait
– recouvert des boîtes, des pavés rectangulaires
– étouffé un doudou de rubans

Faire les paquets de noël : Quelle petite violence, finalement !

pere noel

366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots :46  mots

3. éléments réels de la journée : OK

4. suivre la consigne de la date : OK

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Aujourd’hui « provisoire qui dure » – 22 décembre

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J’aime bien les Doodle de Google

Parce qu’ils sont souvent gais et qu’ils me parlent (voir ici et ici)
Ce matin j’ai vu deux patineurs s’animer sous la neige parce que c’est le début de l’hiver.
La jeune fille a les cheveux longs comme Ponette et le garçon une veste bleue comme Tichat.
De là à m’imaginer que Google fait ces Doodles rien que pour moi !!
Mais quel est le rapport avec le sujet du jour me direz vous ? Cela fera le mot de la fin : l’hiver, c’est provisoire mais parfois ça dure ….

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366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots :92 mots

3. éléments réels de la journée : OK

4. suivre la consigne de la date : OK

Aujourd’hui « Il paraît que  » – 21 décembre

Comedy-Wildlife-Photography-Awards-13

Source Photo 

Mais où cours tu ainsi, Gerbille, tu as les joues gonflées ! une rage de dents ?

Non je cours chez Monesille, il paraît que les votes sont ouverts et que l’on peut voter …. pour une fois que l’on me demande notre avis ….

Comedy-Wildlife-Photography-Awards-3

Mais où voles tu ainsi, Palmyre, tu as les pattes toutes palmées ! une déchirure ?

Non je cours chez Monesille, il paraît que les votes sont ouverts et que l’on peut voter …

Comedy-Wildlife-Photography-Awards-5– Votons, volons, votons dit l’écureuil

Comedy-Wildlife-Photography-Awards-7– Poussez vous les gars. Il paraît que j’ai mes chances avec la jument callipyge !

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366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots :94 mots

3. éléments réels de la journée : OK

4. suivre la consigne de la date : OK et puis je lis cela dans le métro :

en attendant le vote des animaux sauvages