Au grand galop – Rafael Alberti

jeudi-poesie

Au grand galop
Les terres, les terres, les terres d’Espagne,
Les grandes, les seules, les désertes plaines
Galope, cheval balzan,
Cavalier du peuple
Sous le soleil et sous la lune.

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Au grand galop
Au grand galop
Jusqu’à les ensevelir dans la mer !

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De tout cœur sonnent, résonnent et résonnent
Les terres d’Espagne, sous les fers.
Galope, cavalier du peuple,
Cheval balzan
Cheval d’écume.

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Au grand galop
Au grand galop
Jusqu’à les ensevelir dans la mer !

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Personne, personne, personne, en face personne,
Car la mort n’est personne si tu chevauches ta monture
Galope, cheval balzan,
Cavalier du peuple
Car la terre est à toi.

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Au grand galop
Au grand galop
Jusqu’à les ensevelir dans la mer !

 

https://m.youtube.com/watch?v=15JfnrqBqSI

le mois espagnol se passe chez Sharon

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Aujourd’hui – « ils vont bien ensemble » – 12 avril

Aujourd’hui, j’ai cherché sur le net un tableau qui irait bien avec le poème que j’ai trouvé pour ce Jeudi Poésie.
Les mots assemblés par le poète vont presque tous bien ensemble : chevaux, orgue, petit, fête carillon, sucre d’orge, paradis. Il n’y a que « reproche » qui détonne un peu..
Je n’ai pas trouvé de tableau pour ce jeudi. Par contre j’ai trouvé ce tableau d’un peintre contemporain espagnol. Je n’ai plus qu’à trouver le poème qui ira bien ensemble pour le 7 mai et le mois espagnol chez Sharon.

caballitoEspanol Caballito Español – José Manuel Merello

source photo (article en espagnol) et ici un article en français

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 366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots : 98 mots

3. éléments réels de la journée : OK

4. suivre la consigne de la date : OK

Romance somnambule – Federico Garcia Lorca.

jeudi-poesie

Allez chez Asphodèle lire les trouvailles des autres participants 😉

Vert c’est vert que je te veux.
Vert le vent. Verts les rameaux.
Nacelle voguant sur l’eau
Cheval par les monts rocheux.
La taille drapée de noir
Au balcon rêvant du soir
Chair verte et vert le cheveu
D’argent froid elle a les yeux.
Vert c’est vert que je te veux.
Sous une lune gitane
Vers elle vont les regards
Vers elle qui ne peut voir.
*
Vert c’est vert que je te veux.
D’amples étoiles de givre
Le poisson de nuit dirigent
Traçant de l’aube la piste.
Le figuier frotte sa brise
Au crin dur de ses ramages.
La montagne chat sauvage
Hérisse pointes d’agaves.
Qui viendra ? De quel côté…?
Elle a son balcon restée
Chaire verte et le cheveu vert
Rêve amère de la mer.

Extrait de « Romance somnambule » tiré du recueil Ramancera Gitan, traduit par Alice Becker-Ho et publié aux éditions Willim Blake & Co.