Aujourd’hui « multitude de » – 10 mai

Multitude de sensations, d’images et de formules aujourd’hui : le cri strident des mandragores, le bruit d’un ballon de Quiddich qui manque son but, les exclamations des ados : « t’as vu la baguette magique de Harry » et « ça c’est la punition infligée par Dolores Ombrage, qu’il écrit avec son sang », les cris un peu inquiets de petits frères des ados précédents, qui guettent si Aragorn l’araignée va bouger ….
Une heure et demie qui passe à toute allure dans une multitude d’exclamations !
Et j’ai appris entre autre la devise de Poudlard  : Draco dormiens nunquam titillandus. …
On ne chatouille pas  un dragon qui dort !
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366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots : 100 mots

3. éléments réels de la journée : OK

4. suivre la consigne de la date : OK

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Le ravissement de l’été – Luisa Etxenike

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Le ravissement de l’été – Luisa Etxenike (traduit de l’espagnol par Carole Hanna)

Trois parties et trois narrateurs successifs pour ce livre.

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Raul, trentenaire, prend la parole. Tout d’abord, je l’ai cru victime : il a des difficultés financières et sa mère, richissime, refuse de l’aider. Bien vite cependant, on se rend compte que Raul est un « mauvais » garçon, manipulateur, aigri, jaloux. Et je comprends sa mère dans son refus de l’aider à payer ses dettes de jeu.
Raul va cambrioler chez sa mère, trouver un cahier et essayer de la faire chanter.
Le cahier appartient à Fermin, un jeune garçon avec qui il a passé 2 étés à la campagne, il y a quinze ans. Raul s’interroge alors et part chez Fermin.

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Dans la deuxième partie, c’est Fermin qui prend la parole : il s’occupe d’une vigne , vit pour sa passion le vin et se rappelle lui aussi l’été de ses 15 ans, mais ses souvenirs sont diamétralement opposé à ceux de Raul. C’est le personnage qui m’a le plus intéressé dans ce roman. Fermin est un passionné, à la fois tendre et têtu.

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La dernière à prendre la parole est Isabel, la mère de Raul . Qui nous raconte sa version de cet été , il ya quinze ans. Loin de l’image indifférente que donne son fils dans la première partie, on découvre une femme sensible et qui essaie d’oublier une expérience traumatisante, (que l’on ne connaîtra qu’à la toute fin)

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Un été vu par trois personnes différentes, un jeu d’ombres et de miroirs plutôt réussi. Où est la part de réalité, de fantasmes, d’interprétations, de désirs ? La mémoire nous joue parfois des tours, et le passé vu avec nos yeux d’aujourd’hui parfois bien différent.

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Un extrait p 53 (Raul)

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Je me suis mis alors à examiner les livres.
À l’intérieur d’une niche creusée dans le mur, ma mère avait placé « Le grand Meaulnes » d’Alain-Fournier, « Don Quichotte », « Le livre tibétain de la vie et de la mort », et sept volumes identiques, blancs aux lettres bleues et noires minuscules, tous de Marguerite Duras. Entre « La pluie d’été » et « Le ravissement de Lol V. Stein », j’ai trouvé un autre livre, relié d’un cuir vert sombre, sans ornements.
la couleur sur la tranche s’était fanée avec le temps. Elle paraissait brûlée.
Le livre ne comportait aucune indication extérieure. Je l’ai ouvert. Il s’agissait d’un cahier d’écolier, avec des dessins enfantins représentants des paysages.
Je ne me souvenais pas les avoir faits. Ils étaient sûrement de ma sœur. Petite, Inès aimait dessiner, modeler, découper, et acceptait toutes les activités que mes parents lui proposaient : violon, tennis, échecs, danse classique. Inès était toujours prête à apprendre, et à dire merci. Pas moi. Moi, la seule chose qui m’intéressait, c’était lire. Et défaire les vêtements de mes parents pour les recoudre ensuite en taille enfant.
– Tu vas voir, cet enfant va tourner bizarre, disait parfois mon père.
Ma mère ne répondait rien. Elle se contentait de me regarder fixement, et je devinais dans ses yeux un sentiment que j’étais alors incapable de définir. Un mélange de curiosité inoffensive et de crainte, je suppose. La crainte n’est jamais inoffensive. C’était peut-être cette même crainte, amplifiée, qui la maintenait désormais éloignée de moi.

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le billet d’Asphodèle qui m’a fait découvrir ce livre 

Mois Espagnol chez Sharon

Un livre qui se passe entre pays basque en Espagne et Saint Jean de Luz. L’auteure est espagnole.

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