Les fous de Bassan – Anne Hébert

fous

La quatrième de couverture annonce la couleur « Un des derniers soirs de l’été 1936 deux jeunes adolescentes disparaissent sur la grève » ….ce livre n’est donc pas gai mais formidablement écrit. Un roman choral où plusieurs personnes s’expriment l’une après l’autre. Tout d’abord, le pasteur Nicolas Jones, oncle des deux disparues, prend la parole. L’action se passe en 1982 et il se remémore cet été 1936 où tout a basculé. En tant qu’homme d’église, on l’attendrai plus mesuré mais il reste un homme avant tout avec ses faiblesses, sa détresse que sa femme ne lui ait pas donné d’enfants.
Ensuite, une longue lettre écrite en 1936 par Stephens Brown (cousin des disparues) nous en apprend plus sur les différentes familles du villages (tous cousins). Stephens était parti du village il y a cinq ans et revient …le lecteur s’interroge sur ses motivations. Il lie connaissance avec Nora et Olivia (repectivement 15 ans et 17 ans) qui étaient petites filles quand il est parti 5 ans plus tôt et qu’il retrouve, presque femmes.
Nora Atkins raconte du haut de ses 15 ans sa rencontre avec son cousin de retour au village, mais aussi ses parents, sa cousine Olivia…l’été trop court et l’hiver si long…toujours avec le bruit de l’océan et les cris des fous de Bassan en arrière plan.
Perceval Brown, frère de Stephens, a quinze ans et est simple d’esprit …. son récit est émouvant, touchant du fait de son handicap, car il voit et assiste à certaine scènes qui le rapproche d’un drame qu’il ne comprend pas et qu’il ne peut exprimer qu’à travers cris et larmes.
Olivia nous parle dans un chapitre magnifique de la mer, des vagues de la Haute Mer….

Regagnons la haute mer. Légère comme une bulle, écume de mer salée, plus rapide que la pensée, plus agile que le songe, je quitte la grève de mon enfance et les mémoires obscures de ma vie ancienne

Enfin le dernier chapitre est consacrée à la confession du meurtrier….

Dans toute cette histoire il faudrait tenir compte du vent, de la présence du vent, de sa voix lancinante dans nos oreilles, de son haleine salée sur nos lèvres. Pas un geste d’homme ou de femme, dans ce pays, qui ne soit accompagné par le vent. Le souffle marin pénètre nos vêtements, découvre nos poitrines givrées de sel. Nos âmes poreuses sont traversées de part en part. Le vent a toujours soufflé trop fort ici et ce qui est arrivé n’a été possible qu’à cause du vent qui entête et rend fou.

Challenge à tout prix chez Asphodèle – Prix Fémina 1982
Challenge Québec O Trésor chez Karine et Grominou
Challenge un mois = une illustration  où le sujet de la contrainte du mois de février est « couverture avec un oiseau »

Challenge chez Sharon « Animaux du monde »
Challenge Top 50 dans la catégorie « livre écrit par une femme »

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17 réflexions au sujet de « Les fous de Bassan – Anne Hébert »

  1. Je l’ai lu il y a longtemps, je ne me souviens que du titre ! Comme je regrette de n’avoir pas noté mes lectures depuis les temps immémoriaux où je lis !!! Tu fais de belles lectures en ce moment ! 😉 Biiiises

  2. Ping : Québec-o-trésors - Le billet récapitulatif

    • Bonsoir Angeselfie 🙂
      Je le recommande ce livre 🙂

      Pour la nouvelle session avec  » image de chaussures » j’ai deux idées de titres … Je vais cogiter 🙂
      Bonne soirée 🙂

  3. Ping : Bilan Lecture 2015 | La jument verte

  4. Ping : Tag « je lis donc je suis  | «La jument verte

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