Aujourd’hui « vêtement » – 5 février

Ce matin,  je n’avais rien à me mettre  ! Le problème ne venait pas tant des vêtements, qui attendaient sagement dans la penderie, mais du fait que ce week end j’avais la flemme de me lancer dans le repassage !

J’avais donc plusieurs chemises propres mais aucune repassées. J’ai hésité entre sortir le fer à repasser  ou retourner un quart d’heure sous la couette. L’appel de la couette a gagné.  J’ai ressorti de la commode un pull que je ne mets plus depuis longtemps mais qui a l’avantage de ne pas avoir besoin de coup de fer !
Sur internet, j’ai failli craquer pour cette petite robe au nom prédestiné, elle a l’air infroissable non ?

 

robemauve

366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : ok

2. pas plus de 100 mots : 110 mots

3. éléments réels de la journée : ok

4. suivre la consigne de la date : ok

Nous partirons – Nicolas Pavée

jeudi-poesie

Allez chez Asphodèle lire les trouvailles des autres participants 😉

En mai dernier, Jean-Charles nous avait fait découvrir ce poète ici.

Un moment sur le site de ce poète m’a fait apprécier le texte ci dessous :

Poème (1998)

NOUS PARTIRONS

Un beau jour, je partirai
Les pieds nus sous le manteau,
La tête pleine puis attirée
Par les nues sous les coteaux.

Je prierai la liberté
Au menu des escapades.
Terminant la puberté,
À la fin des galopades.

Le matin précieux de vie
Sonnera sa décadence
En buvant de l’eau de vie,
Profanant le ciel immense.

Un beau jour, nous partirons
Au coucher du ciel orange.
Révoltés comme des hurons
Dans un monde où naissent les anges.

Je marcherai sur la croûte
En traversant le noyau,
En caressant sur ma route
Les souvenirs d’Ohio.

Il nous faudra des années
Pour atteindre le doux soleil.
Constater sur un Manet
Le parfum de fleurs de miel.

Nous franchirons les cours d’eau
En suivant d’une rive à l’autre,
Les lumières de nos radeaux.
Fiers et frères comme des apôtres.

Couvrant le ciel de nos bruits,
Nous longerons les taillis
Au crépuscule où des buis
S’avèrent de nues assaillies.

Nous partirons, toi et moi
Aux endroits de pénombre
Où la lune veille au ciel
Dans son cœur et son ombre.

Et, nous partirons toujours
Pour quitter la route des pleurs…

(« Nous partirons » a obtenu le 1er prix de poésie « catégorie jeune » à Saint-Claude (Jura) en juin 1998.)

le blog de l’auteur

huron

Cheval et huron Source photo