Jeux d’hiver : onzième

Bonjour à tous et à toutes,

Mars  est enfin  là et j’ai sorti les doigts de pieds de sous la couette :

Le but du jeu est de trouver des titres de livres, leurs auteurs et le point commun entre les livres.

Voici la onzième énigme

Pour participer, il faut laisser votre ou vos réponses en commentaires. Chaque bonne réponse vaut un point pour  TOUTES LES PERSONNES  ayant trouvé : Pas besoin d’arriver le premier pour remporter un point donc 🙂

Vous pouvez faire juste une proposition, ou deux ….ou …

A la fin de l’hiver, nous connaîtrons les vainqueurs de ce jeu 🙂

Bon weekend  à tous

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La rage – Zygmunt Miloszewski

Frankenstein s’agenouilla près du crâne de Najman et invita Szacki à le rejoindre. Avec un crayon pris dans la poche de sa blouse, le scientifique toucha des fragments disposés à hauteur de l’oreille du fantôme.
– Ce sont les osselets auditifs, dit-il. Ils transfèrent les vibrations de la membrane du tympan à l’oreille interne, grâce à quoi vous entendez ce que je vous dis. Le marteau, l’enclume et l’étrier. Une construction fascinante. Sachez que ce sont les seuls os du corps humain dont la taille ne varie pas depuis la naissance jusqu’à la mort. Ils se forment à 100 % lors de la période utérine, d’une manière assez inhabituelle d’ailleurs, ce qui constitue une preuve en faveur de la théorie de l’évolution, dans la mesure où, chez les poissons et chez les reptiles, leur formation est identique…
– Professeur, je vous en prie…
Frankenstein se redressa fièrement. S’il avait prévu une riposte, il la garda pour lui.
– C’est l’étrier. Vous voyez ?
Il hocha la tête. Il avait toujours cru que ce nom n’était qu’une façon de parler, alors que le minuscule osselet ressemblait effectivement à un étrier miniature, on aurait dit un accessoire d’équitation pour Schtroumpfs.

La rage – Zygmunt Miloszewski

L’appel du coucou – Robert Galbraith

J’avoue avoir lu ce roman par curiosité essentiellement du fait de la célébrité de l’auteure. JK Rowlings, après le succès phénomènal de son Harry Potter, a choisi d’écrire sous pseudo, un pseudo masculin de surcroît : Robert Galbraith.

Pour tout dire, je n’ai pas retrouvé l’imagination de l’auteure.
Ce roman n’en reste pas moins un bon roman qui m’a tenu quelques soirées en haleine.
Le détective privé s’appelle Cormoran Stricke et a été engagé par John Bristow pour enquêter sur le « suicide » de sa sœur, Lula. Celle ci était top model dans une agence de mannequin (l’héritage est estimé à 10 millions de livres. ..)
J’aime bien en général quand un roman policier n’est pas centré sur l’enquête mais qu’il prend le temps de parler de la vie des enquêteurs et là le roman remplit bien le contrat : l’auteure arrive à faire de Cormoran Strike et de son assistante un portrait réaliste et intéressant. Le privé a la carrure d’un rugbyman, il se débat dans ses difficultés conjugales et doit gérer sa prothèse de jambe. Anciennement dans la police militaire, Cormoran eu une jambe arrachée en Afghanistan et s’est reconverti en privé. Il vient de rompre avec sa fiancée (ils étaient ensemble depuis une quinzaine d’années)
J’ai aussi beaucoup aimé la débrouillardise de son assistante intérimaire Robin. Elle est pleine d’initiatives ; à la fois lucide et bienveillante sur les difficultés passagères de Cormoran (il dort sur un lit de camp dans son bureau et il est criblé de dettes).

Pour être honnête, la partie qui décrit le milieu de la mode ne m’a pas tout à fait convaincue : pas mal de clichés sur ce milieu : le styliste excentrique, le producteur véreux qui veut embaucher Lula pour un film (et surtout l’attirer dans son lit), la femme du producteur qui ne pense qu’à l’argent…

Pour finir, j’ai trouvé la fin crédible et convaincante (pas du tout bâclée comme dans certains romans policiers). Je n’ai pas du tout trouvé le coupable avant la fin.

En bref, pas un coup de cœur mais un roman convaincant (j’ai réservé la suite à la Bibliothèque)

Un extrait

Il tira son paquet de cigarettes de sa poche et en glissa une entre ses lèvres.
« Vous ne pouvez pas fumer ici », lui rappela-t-elle doucement.
Le barman, qui semblait avoir attendu cet instant, accourut vers la table en toute hâte, avec une expression tendue.
« C’est interdit de fumer à l’intérieur ! », lança-t-il d’une voix forte.
Strike leva vers lui ses yeux troubles, l’air surpris.
« Ne vous inquiétez pas, nous partons, dit Robin au jeune homme, en prenant son sac. Venez, Cormoran. »
Il se leva, massif, laid, titubant, dépliant son grand corps dans l’espace étroit entre la table et le mur et jetant au barman un regard mauvais. Robin ne s’étonna pas de voir celui-ci faire un pas en arrière.
« Pas la peine de crier, lui dit Strike. Pouvez rester poli, non ?
– C’est bon, Cormoran, allons-y, dit Robin en s’écartant pour le laisser passer.
– Une seconde, dit le détective, levant sa grosse main. Une seconde, Robin.
– Oh, seigneur ! murmura Robin pour elle-même, les yeux au ciel.
– T’as déjà fait de la boxe ? demanda Strike au barman, qui sembla aussitôt terrifié.
–  Cormoran ! Allons-nous en.
– Parce que moi, j’ai été boxeur. Dans l’armée, mec. »
Du bar, un petit malin lança :
«Peut-être pas dans cet état.
– Allons nous en, Cormoran », répéta Robin.
Elle le prit par le bras, et, à sa surprise et à son soulagement, Il la suivit avec une totale docilité. Elle se rappela l’énorme cheval Clydesdale que son oncle fermier conduisait autrefois par la bride.

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Le mois du polar est chez Sharon

Jeux d’hiver : dizième

Bonjour à tous et à toutes,

Février est là et je  suis toujours cachée sous la couette avec ce petit jeu :

Le but est de trouver des titres de livres, leurs auteurs et le point commun entre les livres.

Voici la dixième énigme

Pour participer, il faut laisser votre ou vos réponses en commentaires. Chaque bonne réponse vaut un point pour  TOUTES LES PERSONNES  ayant trouvé : Pas besoin d’arriver le premier pour remporter un point donc 🙂

Vous pouvez faire juste une proposition, ou deux ….ou …

A la fin de l’hiver, nous connaîtrons les vainqueurs de ce jeu 🙂

Bon weekend  à tous

Les douze tribus d’Hattie – Ayana Mathis

 

1924 aux États-Unis.
Hattie a 16 ans et est obligée de quitter sa Géorgie natale pour aller habiter à Philadelphie en Pennsylvanie. On ne connaîtra pas exactement les raisons mais son père est mort ; la mère, Hattie et ses deux soeurs sont contraintes de partir en catastrophe. Hattie se marie très rapidement avec August et a des jumeaux presque aussitôt : Philadelphia et Jubilee.
En une douzaine de parties, l’auteure Ayana Mathis va nous raconter douze histoires : la première est celle de Philadelphia et Jubilee. Leur mère Hattie,17 ans, essaie de les sauver de la pneumonie.
A chaque fois que l’on change de partie, l’auteur met le zoom sur un des enfants de Hattie : elle en aura 9 en plus des jumeaux : Floyd, Six, Ruthie, Ella, Alice, Billups, Franklin, Bell, Cassie.

Ce livre m’a à la fois intéressée et un peu désappointée. L’histoire est captivante : ressentir chaque fois ce que vit un des enfants d’Hattie. On suit chaque enfant sur une courte période s’étalant de 1925 à 1980 : Floyd à 23 ans quand il « découvre » son homosexualité, Six quand il a 15 ans et qu’il commence à déployer ses talents d’orateur et de prédicateur, Ruthie quand elle a sept mois, Ella quand elle a trois ans…. Alice et Billups ont leur chapitre à l’âge adulte à respectivement 23 et 25 ans, Franklin, soldat au Vietnam, a une trentaine d’années, il est déjà père de famille même s’il n’a jamais vu l’enfant. L’histoire de Bell nous est conté quand elle a quarante ans, de même que celle de Cassie. Sala, la fille de Cassie, a dix ans.

Ce qui m’a plu est donc le portrait de ses personnages et avec celui d’Hattie qui se creuse en filigrane.
Sous ses dehors revêches, Hattie sacrifie toute sa vie à ses enfants…
Hattie, en ayant eu neuf enfants et étant très pauvre, a eu très très peu de temps pour les cajoler et les aider à grandir au niveau affectif. Elle s’est occupée, avec de grandes difficultés, à les nourrir, elle a même été obligée de «donner» Ella à sa soeur qui ne peut pas avoir d’enfants.
Hattie est dure, très dure : elle n’a jamais eu un geste tendre, s’est contentée de les rabrouer, de les secouer et aussi de les nourrir et les habiller car leur père est un flambeur, un courreur : il rapporte peu d’argent à la maison, est totalement immature et ne s’occupe que peu des enfants.

Passons à ce qui m’a qui m’a un peu désappointée : une fois que l’on a fini la partie concernant l’un des enfants on n’entend plus parler de lui ou d’elle. Par exemple pour Ella on sait qu’à trois ans elle part chez la soeur d’Hattie mais après plus de nouvelles d’elle …. de la même façon j’aurais aimé savoir ce que devient Floyd …

Peut être un livre à lire un peu comme un recueil de 12 nouvelles avec un personnage récurrent Hattie plutôt que comme un roman ? A la fois un splendide portrait de femme et un réquisitoire contre la pauvreté (impossible pour les enfants élevés la faim au ventre de sortir de cette misère…)
Un livre marquant ….

Un extrait :

Hattie observa de plus près la foule sur le trottoir. Les Noirs ne descendaient pas dans le caniveau pour laisser passer les Blancs, pas plus qu’ils ne regardaient obstinément le bout de leurs chaussures. Quatre jeunes filles noires passèrent, des adolescentes, comme Hattie, papotant ensemble. Des filles en pleine conversation, tout simplement, pouffant de rire et décontractées, comme seules des filles blanches pouvaient se promener en bavardant dans les villes de Géorgie.
– Maman, dit Hattie. Je ne retournerai jamais là-bas. Plus jamais.

Lu dans le cadre du Challenge d’Enna

Black-out : Demain il sera trop tard – Marc Elsberg

Genre : scénario catastrophe et apocalyptique

Parfois, je prends le train pour la capitale (4 heures aller, 3,5 heures retour). Si vous avez un trajet de 7- 8heures, ce livre est idéal parce qu’une fois commencé on a du mal à le lâcher (572 pages)

Le pitch : en Europe de nos jours, l’auteur nous plonge de suite dans l’ambiance : en Italie, d’un seul coup plus d’électricité… chaos, accidents de voitures du fait de l’absence de feux de signalisation …. le chaos.
Dans les minutes qui suivent, quasiment toute l’Europe est plongée dans le noir (et le froid, l’action se passe en février).
Il faut quelques chapitres avant que l’on découvre qu’il s’agit en fait d’une attaque terroriste. Il n’y a pas un instant d’ennui dans ce livre : on suit tour à tour Manzano un Italien qui alerte Europol sur l’aspect terroriste de la « panne », un fonctionnaire (français) d’Europol d’abord sceptique par rapport aux allégations de Manzano
Il faut dire que celui ci est un ancien hacker, alors serait il un terroriste qui essaie de s’infiltrer dans l’enquête ? Manzano rencontre une (charmante) journaliste de CNN qui l’aide à prouver ses dires et tenter de neutraliser les terroristes.
On suit aussi des inconnus dans leurs difficultés quotidiennes : plus d’approvisionnement de supermarchés, plus de chauffage, plus d’hôpitaux, plus d’essence aux stations services, les centrales nucléaires n’arrivent plus à refroidir leur réacteur …le chaos (je l’ai déjà dit ?)
Bref c’est la panique et ça fait froid dans le dos car cela reste très réaliste et bien documenté (15 jours sans électricité et la « civilisation » telle que nous la connaissons s’effondre)
Les chapitres sont courts, la catastrophe est vue de plusieurs angles et depuis plusieurs villes : Berlin, Paris, Bruxelles, Etats Unis….quelques chapitres mettent en scène ce qui se passe dans la tête des terroristes..

J’achève donc la lecture sur les genoux mais contente de ma lecture en espérant que mon portable tiendra jusqu’au bout pour écrire cet avis à chaud (parce voilà il n’y a pas assez de prises de courant dans les 🚄 . D’ailleurs, elle sort d’où l’énergie qui fait rouler les tgv ?

l’avis de Belette

Deux extraits : 

Sous peu, la population américaine réaliserait que cette fois elle ne pourrait se contenter de déployer ses G.I. Joe dans une quelconque contrée lointaine. Parce qu’elle ignorait d’où venaient les coups. Et elle prendrait toute la mesure de son impuissance. Impuissant son gouvernement, impuissantes ses forces, impuissants ses décideurs et ses riches, ses soi-disant élites, son système tout entier.

**

L’autosuffisance énergétique, dans presque tous les cas, ne signifie pas l’indépendance énergétique, mais une indépendance économique (…). Certes, ces communautés produisent peut-être plus d’électricité qu’elles n’en ont besoin. Ça signifie que lorsque tout fonctionne, elles n’ont pas besoin d’acheter du courant. Mais elles livrent le leur dans les réseaux traditionnels dont elles dépendent. Lorsque ce réseau ne fonctionne plus, leur production d’énergie ne leur est d’aucune utilité, puisqu’elles ne peuvent établir de micro réseau stable.

 

Le mois du polar chez Sharon et Lire sous la contrainte chez Philippe où la contrainte est «  »Que vous dites-vous ou que dites-vous à votre conjoint(e) ou vos enfants avant de vous coucher? »

Jeux d’hiver : neuvième

Bonjour à tous et à toutes,

Février est là et je  suis toujours cachée sous la couette avec ce petit jeu :

Le but est de trouver des titres de livres, leurs auteurs et le point commun entre les livres.

Voici la neuvième énigme :

Pour participer, il faut laisser votre ou vos réponses en commentaires. Chaque bonne réponse vaut un point pour TOUTES LES PERSONNES  ayant trouvé : Pas besoin d’arriver le premier pour remporter un point donc 🙂

Fin du jeu le dimanche soir 🙂

Vous pouvez faire juste une proposition, ou deux ….ou …

A la fin de l’hiver, nous connaîtrons les vainqueurs de ce jeu 🙂

Bon weekend  à tous

Le chagrin des vivants – Anna Hope

Un livre repéré chez Mind (qui en a fait son coup de cœur 2017)

Ce roman raconte quelque jours de novembre 1920.
La guerre est finie depuis deux ans tout juste et une commémoration se prépare : un soldat britannique est « déterré » des campagnes françaises pour être rapatrié en Grande Bretagne : le soldat inconnu.

Les cicatrices de la guerre sont encore à vif et nous sont racontées selon le point de vue de 3 femmes.
Hetty, 19 ans, travaille comme danseuse et côtoie tous les jours ces rescapés de la grande Guerre, son frère est revenu très diminué ….Ada, 55 ans, a perdu son fils unique Michael et semble peu à peu perdre pied (son mari ne supporte plus son chagrin). Enfin Evelyn, la trentaine, a perdu son fiancé, elle travaille au ministère qui attribue des pensions aux anciens combattants. Son frère, rescapé, noie son chagrin de survivant dans l’alcool….en arpentant les salles de bal car il n’a pas besoin de travailler pour vivre. Car c’est aussi cela ce livre des jeunes gens qui ont vécu l’horreur et qui de retour à la vie civile ne trouvent pas de travail.

Trois femmes, trois générations : comment survivre après cette horreur…? Les plus jeunes s’en sortent, les autres survivent à peine… l’histoire m’a plu et la quête d’Evelyne sur le « passé » de son frère est touchante  … le chagrin du titre est très bien trouvé car il est effectivement très pesant … presque oppressant par moment….

Un peu d’espoir tout de même avec deux idylles naissantes…sur les décombres de la guerre…

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Un extrait

« Elles sont toutes différentes, et pourtant toutes pareilles. Toutes redoutent de les laisser partir. Et si on se sent coupable, c’est encore plus dur de relâcher les morts. On les garde près de nous, on les surveille jalousement. Ils étaient à nous. On veut qu’ils le restent. » Il y a un silence. « Mais ils ne sont pas à nous, poursuit-elle. Et dans un sens, ils ne l’ont jamais été. Ils n’appartiennent qu’à eux-mêmes, et seulement à eux. Tout comme nous nous appartenons. Et c’est terrible par certains côtés, et par d’autres… ça pourrait nous libérer. » Ada se tait, absorbant ces paroles, puis : « Où croyez-vous qu’ils sont ? demande-t-elle. — Qui ça ? — Tous ces garçons morts. Où sont-ils ? Ils ne sont pas au paradis, n’est-ce pas ? C’est impossible. Les vieux, les malades, les bébés, et ensuite – tous ces jeunes hommes. Un instant ils sont jeunes, ils sont vivants, et celui d’après ils sont morts. En l’espace de quelques heures ils sont tous morts. Où sont-ils allés ? — Avez-vous jamais été croyante ? — Je pensais l’être à une époque. » Le visage de la femme change, il semble plus vieux tout à coup, ses contours sont moins nets. « Je ne sais pas où ils sont, répond-elle. Je peux écouter, avec les objets que les gens m’apportent, je peux essayer d’entendre. Et parfois, certains semblent… calmes, je le sens. Et je peux transmettre cette impression. Et ça aide, je crois. D’autres sont plus difficiles. » Ada se lèche les lèvres. Elles sont gercées, sèches. « Et Michael, alors ? Et mon fils ? » La femme fronce les sourcils, revient à la table et y pose les mains. Elle reste là un instant. Puis elle secoue la tête, comme pour l’éclaircir. « Je crois, répond-elle, que vous devez apprendre à le laisser partir. »

Chez Madame Lit , le thème du mois est « roman d’amour » . S’il est bien question d’amour dans ce livre, il ne faut pas non plus s’attendre à une romance…

Un pied au paradis – Ron Rash

Roman choral

Caroline du Sud -1952
Dans la première partie, le shérif Alexander est appelé par Mme Winchester. Holland, son fils d’une vingtaine d’années a disparu (son pick up est encore devant la maison).  Elle est persuadée que celui ci a été assassiné – elle a entendu deux coups de feu – par son voisin. Sur le mobile potentiel elle ne veut rien dire.
Le shérif décide d’attendre le lendemain et organise alors une battue pour retrouver Holland. Il interroge le fermier voisin qu’il soupçonne être le meurtrier
Rapidement le shérif est convaincu que celui-ci est bien un meurtrier mais pas de corps pas de meurtre…
La deuxième partie est racontée par Amy, la femme du voisin qui était apparu comme très froide dans la première partie racontée par le shérif. C’est le personnage qui l’a le plus émue (car le seul personnage féminin qui prend la parole ?)
Dans la troisième partie, le mari raconte l’histoire venant compléter avec sensibilité ce que sa femme a dit.
Les quatrième et cinquième parties ont lieu 17 ans plus tard.

Au delà de l’histoire qui est très prenante, le contexte est également intéressant : le shérif donne quelques informations sur son expérience de soldat pendant la seconde guerre mondiale , Holland lui revient tout juste de Corée où il a été blessé.
Sur ces terres où jadis indien et fermiers cohabitaient, il faut bientôt abandonner la terre et partir à la ville : la terre sèche et aride ne nourrit plus ses habitants et un projet de barrage envisage d’inonder la vallée pour créer un barrage hydraulique…

Un extrait : (c’est le premier paragraphe du témoignage d’Amy)

D’abord c’était juste un genre de plaisanterie entre moi et les femmes d’un certain âge. Elles me posaient la main sur le ventre et disaient une bêtise du style : « y a-t-il un biscuit dans le four ? » Ou « je sens encore rien qui bourgeonne. » Et puis on riait un bon coup. Ou bien une femme plus proche de mon âge lançait : « une chevillette peut percer des trous dans le bout de ces machins là », ou « Cours donc te blottir contre lui dans l’écurie ou en bordure de son champ et le tour sera joué ». Ces paroles me faisaient monter le rouge aux joues parce qu’elles évoquaient des sujets que jamais j’avais eu l’idée que les femmes discutaient entre elles.
Avec Billy on n’avait pas voulu d’un bébé tout de suite. On avait largement de quoi faire rien que pour s’accoutumer l’un à l’autre, alors il mettait un préservatif chaque fois qu’il venait en moi. Au fil de cette première année on s’est habitués et sentis à l’aise dans notre mariage, à la façon d’un bon attelage de chevaux qui apprend à travailler ensemble et à s’entraider.

 

 

Challenge Le mois du Polar chez Sharon