Lettre à Mr Lechat

Cher Mr responsable des opérations de sponsoring, Mr Felix Lechat

Je me permets par la présente de vous présenter mon projet, assuré en coopération avec 30 Millions d’@mis.
Pour être succinct voici les grandes lignes du projet :
– construction d’une arche pouvant accueillir 3000 animaux et son équipage
– Maître d’ouvrage : Dieu
– Maître d’œuvre : Saint Pierre
– Maître d’oeuvre délégué : votre serviteur : Noé
– Assureur : m@@f assurances (fournit également les dauphins)

Sans être exhaustifs, voici une liste des sponsors nous faisant actuellement confiance :
– Fourniture des gilets de sauvetage : L@coste (fournit également un couple de crocodiles)
– Fourniture du moteur à propulsion selon les normes ISO en vigueur Ferr@ri (fournit également un couple de chevaux)
– Fourniture du navigateur Fir@fox (+ couple de renards roux)
– Approvisionnement en barriques de lait (+ une v@che qui rit)
– Bottes : @igle (+ deux exemplaires royaux…..)
– Tee- et sweat shirts Puma ( + deux félins …..)
– 1234 tonnes de nourritures : C@sse grain (et deux lapins blancs)
– 7867 sac de noisettes (C@isse d’Ep@rgne et deux écureuils)
– Du riz (et un t@ureau ailé, en espérant que la v@che qui rit sera d’accord)
– Logiciel GPS (Linux et deux pingouins au cas où les renards nous feraient faux bonds : application de la norme  7-1-ANE)

Je vous mets en pièce jointe le plan de financement (gazouillé par Twitter et ses moineaux bleus)

Pour la cérémonie de lancement, nous aurons en guest-stars un certain « taureau rouge » et une « jument verte »

Je suis en attente de votre réponse, cher Monsieur Lechat. Votre accord pour partager cette aventure d’un nouveau genre est primordiale : Nous manquons de lessive et 3 000 animaux plus l’équipage sans lessive, permettez moi d’être cru mais « ça va schlinguer » !

Votre dévoué Noé.

Si en plus des dosettes de votre magnifique lessive verte, vous pouviez nous garantir la venue d’un couple de chat (siamois, de gouttière ou aristocrates peu importe), je vous dirai chatpeau et vous tirerai la langue bien bas.

Merci pour votre réponse ASAP (c’est demain la fin de l’agenda ironique de septembre)

le-chat

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Double participation chez Filigrane Il s’agissait de raconter une histoire bien connue de tous « à la façon de »…le thème imposé : L’Arche de Noéchez Martine et Carnets Paresseux pour l’Agenda Ironique (avec un chat et sa langue, un loup déguisé, une rouge fillette et une forêt …bon pour le moment, le loup est encore caché dans la forêt….espérons qu’il sorte d’ici demain)

La Toutebelle

le cirque bleu chagall

Marc Chagall – Le cirque bleu – 1950

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La Toutebelle

Sous le chapiteau-forteresse, la Toutebelle
flirte avec le firmament
Sur son trapèze, le rayon bleu la captive
l’arrête, la relâche, ample mouvement de balancier.
Plus légère qu’une bulle
de champagne, de savon, la funambule
déplie ses membres dans la nuit.
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Sous la géode des étoiles, son amie la lune sourit
et l’encourage d’un clin d’oeil.
Souplesse de chat, la Toutebelle a sept vies,
Oiseau sur la branche, écho subtil
La petite fée illumine son palais de paillettes.
Son justaucorps pourpre souligne son ventre
et ses seins en leur aurore
Bouche concentrée, joues rosissantes,
Cheveux couleur châtaigne ondoyant dans le courant.
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Le coq se prend pour le hibou et hulule
Il répond au trapèze-crécelle
La Toutebelle réussit un saut périlleux
traverse le fond de l’air, passe sous le feu du miroir
se rétablit…..in extrémis….
Le trapèze la récupère, la porte, la soutient.

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Tout en bas, la jument s’inquiète :
Pesanteur, balançoire et atterrissage sans heurts
Son orchidée est si fragile, son coeur se serre :
Le fil de la vie est un jeu de dé.
Les yeux noyés de pleurs, elle guette dans ce brouillard,
Une goutte de sueur glissant comme la rosée,
annonçant la fatigue des muscles.
Elle admire la splendeur de la jeune liane hors de sa forêt,
La sirène hors de l’eau s’épanouit
Comme un poisson hors de l’étang.

jeudi-poesie

Les mots étaient au nombre de 50 au départ et  40 à l’arrivée : ici

En attendant Jeudi Poésie …

En écrivant ce texte pour les plumes, je suis tombée sur ce poème de Marcel Béalu (poète dont je n’avais jamais entendu parler)

L’oiseau vert

.

J’ai connu un oiseau vert

Qu’on appelait Arnica

Il mangeait du seringua

Dans une assiette à dessert

.

J’ai connu un éléphant

Qui s’appelait Souris Blanche

Il se mourait d’amour pour

Un âne appelé Dimanche

.

Il y eu un petit pape

Qu’on appelait Papillon

Il avait le bras si long

Qu’on en fit une soupape

.

Oiseau bel oiseau joli

Qui te prêtera sa cage

La plus sage

La moins sage

Ou le roi d’Astragolie

.

Marcel Béalu (1908 – 1993)

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Quelques jours plus tard, je retrouve ce même poète  dans ce recueil :

loup y es tu

La Toutebelle 

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Au sein des nuits de lune
Où les chats hurlent à la vie,
Quand du fonds des étangs les noyés
Perçant le suaire du brouillard
S’élancent vers le firmament glacial,
La Toutebelle dans sa forteresse de rosée
S’anime et danse afin d’apprivoiser
L’aspic qui sait mordre mon cœur.
Son palais est une bulle transparente
Qui s’évanouit au moindre heurt.
Fée devenue loche,
Blanche orchidée devenue tarentule,
Réfugiée au plus profond d’une forêt grise.
Sous le treillis des branches givrées
Crépite un feu de châtaignes
Mais les pleurs visqueux du gui
Reconstitueront sa splendeur.
L’œil du hibou est son miroir,
La cupule du gland son dé à coudre.
Quand réapparaît la géode de paillettes et de rayons
Où s’étireront à nouveau ses membres délicats,
Le taillis s’éclaire d’une tremblante aurore.
Les portes tapent dans la maison vide,
Écho sonore de la crécelle qui grince
Dans le regard de la Toutebelle
Lorsque son ventre fleurit
Comme une bouche de poisson hors de l’eau.

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:
Comme j’ai besoin de « contraintes » pour avoir des idées et que jeudi  4 février c’est Jeudi Poésie chez Miss Aspho (avec « production personnelle »), voici la liste de noms communs que je vais essayer d’utiliser dans un poème.

50 mots  : sein – nuit – lune – chat – vie – fonds – étang  – noyé – suaire – brouillard -firmament – forteresse – rosée – aspic – cœur – palais – bulle – heurt – fée – loche – orchidée – tarentule – forêt – treillis – branche – feu – châtaigne – pleurs – gui- splendeur – oeil – hibou – miroir – cupule – gland – dé  – géode – paillette – rayon – membre – taillis – aurore –  porte – maison – écho – crécelle – ventre – bouche – poisson – eau

j’ai cherché loche que je ne connaissais pas

Psychoses

En juillet, j’ai participé à un concours de nouvelles. Le thème était le suivant : « Les participants devront rédiger une nouvelle inédite dans le genre policier au sens large du terme (enquête, thriller psychologique, social, noir…). Le polar historique est admis.
Le texte devra comporter obligatoirement ce passage : « Alors, il dort le gros con ? Ben il dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban…Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère…au terminus des prétentieux… extrait du film « Les Tontons flingueurs » réalisé par Georges Lautner et dialogué par Michel Audiard, 1963. »

Voici mon idée : j’ai rajouté les mots collectés par Asphodèle 🙂

Psychoses

Je ne sais pas ce qui m’a réveillé. un silence suspect, un grincement obsédant dans l’escalier…. J’en ai eu des sueurs froides. La gorge sèche, j’ai tendu la main vers la carafe de la table de nuit, tendant l’oreille, attentif. M’avaient-ils retrouvé malgré les kilomètres qui nous séparaient ? Et laquelle des deux bandes ? celle de mon ex-femme à mes trousses, réclamant sa pension alimentaire ? ou celle d’Alfred, mon associé que j’avais planté, sans lui remettre le scénario que je lui avais promis pour son film, dont le tournage devait débuter demain, lundi 21 juillet 2014, Hollywood Californie.

Après avoir bu un verre et grimacé (trois jours d’abstinence, je ne m’y fais pas), j‘ai descendu précautionneusement l’escalier, qui ondulait de façon étrange.

Dans l’escalier, je me suis vu dans le miroir : 50 ans, pyjama  bleu, un grain de beauté sur le nez,  les cheveux clairsemés, plus blancs que bruns, des valises sous les yeux, l’air hagard d’une personne traquée qui n’a pas dormi depuis des jours. Le miroir me coupant comme en 16/9 à la hauteur du torse, j’ai eu la chance de ne pas voir mon ventre amateur de bière. Mais je le savais là, lourd et revendicatif, gargouillant à qui mieux-mieux, conséquence d’excès répétés. 

Je connais toutes les marches et je suis sûr de n’avoir fait aucun bruit. Il y avait une lumière falote dans le salon, j’ai vu deux silhouettes assises dans les fauteuils autour du feu de cheminée qui se mourrait.

Ils ne m’avaient pas entendu mais moi oui, je les entendais comme si j’étais à cinquante centimètres : « Alors il dort le gros con ? ben il dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban…..Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère…au terminus des prétentieux… »

C’était le plus large qui avait dit cela, sur un ton rigolard qui enlevait toute angoisse au propos. J’ai reconnu la tirade de suite : « Les tontons flingueurs » 1963, j’ai vu le film 20 fois, pour mon boulot je précise, parce que ce n’est pas ma tasse de thé les années 60 du siècle dernier. Je suis quelqu’un qui a les pieds ancrés dans le présent et qui a une vison du futur, en toute modestie. « Des scénarios percutants, des  univers parallèles insolites », ce n’est pas moi qui le dit, c’est Alfred mon associé (enfin mon futur ex-associé).

Le premier homme était rondouillard, en costard noir, chapeau melon et moustache ridicule. Le deuxième était maigrichon avec également un chapeau melon d’un autre temps sur la tête mais celui ci était beaucoup trop petit. Un sourire niais avait tendance a lui faire bouger les oreilles et donnait l’impression qu’il travaillait du chapeau.

Comme ils ne m’impressionnaient pas les deux énergumènes et qu’il n’y avait pas de renflement suspect en dessous de leur costards, je suis entré derechef dans le salon , en criant bien fort : « Salut la compagnie, c’est la fête par ici, vous avez votre carton d’invitation ? » . J’ai pris ma grosse voix parce que « la meilleure défense c’est l’attaque », je ne sais plus où j’ai entendu cela mais c’est très vrai.

Ils ont sursauté et le gros s’est caché derrière le maigre : cela aurait été drôle s’ils n’avaient pas été aussi pathétiques. Une caricature de Mafiosos dans un film ordinaire de série Z.

De me voir ainsi en pyjama, (sans arme moi aussi), ils ont eu l’air rassérénés et ils se sont rassis du bout des fesses sur le canapé. « Monsieur Kaplan … » a commencé le maigre. « Nous sommes ici pour….. » a poursuivi le gros d’une voix douce , « vous dire de nous aider » a fini le maigre.

– Vous aider à quoi ? ai-je fait abasourdi. Et puis comment savez vous mon nom ? je suis ici incognito, inscrit sous le nom de Mr Georges. Je peux bien m’offrir une escapade sans que le monde soit à mes trousses, non ?

– Faut pas nous la faire à nous, Mr Kaplan, on vous suit à la trace depuis des semaines, nous savons tout sur votre vie, votre œuvre.

– Vraiment ? Donnez moi vos sources , avez vous des preuves ? Je sens que cela va être long : désirez vous une bière ? Une tisane ? Ai-je dit, moqueur.

– Non merci , nous sommes au régime ! fit le gros coupant la parole au maigre qui n’aurait pas dit non.

Je décidai de me concentrer sur le gros qui avait l’air d’être la tête pensante du tandem.

Vous êtes Georges Kaplan, ghostwriter au cinéma, en d’autres mots « nègre » pour des scénaristes très connus comme Richard Matheson, James Schamus….Jamais crédité au générique mais toujours près des plateaux. Kaplan est un nom de plume en hommage à Hitchkock et sa mort aux trousses. » Extravagance et maîtrise  » est votre leitmotiv . Votre prénom : Lucas, votre nom de famille Georges. Mère française, père américain. Vous avez 50 ans, 8 mois….votre femme vous recherche pour « abandon de domicile conjugal … »

– Stop ! ai-je crié, effaré de tout ce que ces deux bouffons savaient sur moi, cela faisait 25 ans que plus personne ne m’avait appelé Lucas.

Bon, vous savez qui je suis et vous ? à qui ai je l’honneur ? en ouvrant une bière malgré ma récente promesse faite à moi-même.

– Je m’appelle Stanley mais appelez moi Stan ! a murmuré le squelette ambulant.

– Et moi c’est Oliver mais vous pouvez m’appeler Ollie, a lancé le bibendum.

Le numéro des comiques étaient bien huilé et je fis alors semblant de ne pas avoir reconnu ces deux sosies, me demandant tout de même où ces artistes foireux allaient m’emmener.

– Revenons à nos moutons et à notre bergère ! ai-je dit en ouvrant une deuxième bière et en m’affalant sur le canapé. Pouquoi êtes vous là ?

C’est le gros qui a répété la fameuse phrase de tout à l’heure « Alors il dort le gros con ? ben il dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban…..Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère…au terminus des prétentieux… »

– Et ? Ai-je demandé étonné : où voulez vous en venir ?

– Et bien, nous avons visionné votre dernier film ! a fait le gros sournois.

– Celui où vous n’apparaissez pas en tant que scénariste mais nous savons que c’est vous ! a rajouté tout aussi sournoisement le maigre Stan.

– Et bien vous avez plagié cette magnifique phrase culte des Tontons Flingueurs dans votre dernier scénario : »Alors il roupille le gros con ? ben il ronflera encore mieux quand je lui aurait sonner les cloches à cet extraterreste de Monkar…..Je vais le renvoyer tout droit sur la planète terre …au terminus de Cap Canaveral… »

J’ai eu à nouveau des sueurs froides comme au moment où je me suis réveillé parce que je pensais que personne n’avait remarqué mon «emprunt» à ce nanar des années 60. Tout me revenait maintenant : ma grave « Middle life crisis » d’il y a deux ans, j’avais touché le fonds et j’avais accepté de bosser sur le scénario de Mars attack 7 le re-re-re-retour. C’était ça ou la camisole ! 

Je pensais pourtant avoir bien maquillé le scénario plagié : Montauban était devenu « Monkar » une planète proche d’Alpha Ceti dans la constellation de la baleine, la bande des tontons flingueurs était devenue une joyeuse troupe d’extra-terrestres déjantés qui organisent un casse sur la planète Mars pour dérober le trésor secret des Martiens. Une sorte de conte moderne, si vous voyez ce que je veux dire ! Le tout officiellement signé par Georges Lucas, mon homonyme inversé et néanmoins ami, spécialiste en guerres et en étoiles en tout genre.

Devant mon air angoissé, le maigre a repris : La réplique « C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases » est devenue « C’est curieux chez les martiens de ne pas mettre de ponctuations dans leurs phrases » quand un bonhomme vert avec un seul œil se lance dans une tirade en pseudo-martien non sous-titrée.

Je m’effondrai sur la canapé, j’étais démasqué : les deux zinzins allaient me dénoncer pour le plus grand crime possible à Hollywood, LE PLAGIAT ! J‘allais être hué, conspué, perdre toutes mes cartes de crédit. ….

J’essayai de les amadouer :

– Que voulez vous pour votre silence ? Dîtes votre prix !

Oh, il nous a mal compris ! a pleurniché le gros Ollie.

Oui, il pense que nous sommes de méchants maîtreschanteurs ! a dit Stan le maigre. Alors que nous sommes de doux rêveurs !

– Alors que nous sommes là pour l’inspirer !

– L’aider dans sa tâche quotidienne….

– M’aider à quoi ? ai je demandé, rassuré devant le danger qui s’éloignait, la menace de dénonciation pour plagiat systématique devenait moins réelle.

– Il faut nous remettre au goût du jour ! a chantonné Oliver Hardy.

– Faire de nous les héros de votre prochain film ! a complété Stanley Laurel, mielleux.

C‘est là que j’ai compris leur proposition entre les lignes et que j’ai refusé tout net : plagier un film des années 60 pour le renouveler en génial de film de science-fiction, oui ! mais « Laurel et Hardy chez les martiens », c’était au dessus de mes forces. Je manque parfois de déontologie mais à ce point ! 

Alors j’ai crié NON ! d’un ton ferme et définitif : C‘est à ce moment que Stan a sorti la mitrailleuse qu’il avait planqué sous le canapé en criant comme dans Pulp fiction « J’abattrai alors le bras d’une terrible colère, d’une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes …. ».

Je n’ai pas entendu la fin, j‘ai porté mes mains à mon ventre, douloureux et se vidant sur la moquette…. pour m’apercevoir que ce que j’avais dans le ventre, c‘était non pas tripes et boyaux mais de la pellicule de 50 ans d’âge. Les mains sur ces rouleaux, j’ai vu le film de ma vie se dérouler en flashback au ralenti. La meilleure scène d’un film que je ne tournerai jamais ! Avant le noir final, j’ai eu les temps d’entendre Hardy dire à Laurel « Tu m’as encore mis dans un beau pétrin »………

Epilogue : De notre envoyé spécial à Santa Barbara : Nous apprenons le décès du scénariste franco-américain Lucas Georges. Le FBI serait en train de regarder une vidéo de ses dernières heures. Lucas Georges, plus célèbre sous le nom de Georges Kaplan, était connu pour faire tourner une caméra chez lui 24 heures sur 24. Les causes de la mort ne sont pas élucidées mais son ex-femme Marnie E. et son associé Alfred H. ont laissé entendre que le célèbre scénariste souffrait de diverses psychoses. Georges Lucas restera pour nous le premier aliéniste d’Hollywood, aliéniste signifiant dans ce contexte « spécialiste en Aliens en tout genre ».

les mots d’Asphodèle :

Grain, conséquence, ordinaire, manquer, zinzin, camisole, extravagance, quotidien, douce, furieux, maîtrise, artiste, univers, abandon, psychose, conte, rêveur, bleu, aliéniste, bergère, escapade, onduler, outrageux, obsédant.

je n’ai pas mis « outrageux »

plumes2

Tautogramme acrostichien ou acrostiche tautogrammique ?

Bonne fête à tous les Valentins et toutes les Valentines 😉

Adélie la chauve-souris chevelue veut trouver un amoureux (ben oui c’est la Saint Valentin mine de rien)

C hauve-souris Chevelue cherchait chéri cérébral

E chevelée, elle errait, élégante en étole écrue et émeraude

C her Cousin Corniaud, conseille cette cabotine cajoleuse

I ntima Ikebana,  insecte insouciant  

N e nous noie nullement notre néogothique nana naïve

E n  élucubrations, Epagneul, elle est écartelée entre émois, ébats et élans ébouriffés »

S emie-Souris, si sensible, scrute sur son sentier si sa  sœur-âme sort soudain

T ortue ?  trop tordue, tu tournes, toupie tourmentée, ton tourbillon te terrasse tête-bêche

P oney ? pas possible pour papillonner par-delà prudes pervenches pas pimbêches,

Alligator ? Alligator aime accras aux abattis à l’aïoli,  aïe, aïe, aïe

Serpent ? son sifflement susceptible sidère  sans séduire N

U n ultramarin ? un Urugayen ?  un ultramondain ?

N on, nenni, nada, non, niet, nein !  nos noces noctambules notifieront nos nombreuses naissances N

T aupe ? ton terrier trop terne te tracasse,  trop tranquille, tout  transport te terrifie

A beille ? authentique amie admet  Adélie ;  abominable amoureuse ajoute Adélie

U bu ? une union unique, utérinera (1) un usufruit utopique

T atou ? Trop tatillon ton truculent troubadour tatoué !

O ursin ? ou Ousititi ? Ou otarie ? Ou oppossun ? Ou ornithorinque ? ouille ouille ouille !

G irafe ? gigantesque gabarit, girouette géniale, galope gentiment !

R enard ? Rouquin rusé rode rêvant recette rôtie !

A nnonce ? « amoureuse aérienne attend amoureux attendri »

M eetic ? magique martingale murmure mes monts-merveilles ?

M ariage mirobolant, marmaille médusée, métissage magnifique

E ternelle énamourée, émet épuisé Epagneul  en éternuant (élégamment) N (1) entériner détourné en utériner définition du Littré pour tautogramme :

  • Pièce de vers où l’on n’emploie que des mots qui commencent tous par la même lettre.Adj. Vers tautogrammes, dits aussi vers lettrisés, vers dont les mots commencent par une même lettre.

N Billet republié de mon ancien blog (février 2012)

Nuages….

Un nuage est un agneau au petit matin rose
Un nuage de giboulée transie dès midi.
Une Barbapapa sirupeuse pour le goûter
Une écharpe sur les gratte-ciel quand tombe le crépuscule.
Une vague de douceur dans la mousse de la baignoire
De tempête, d’orage au moment de sortir
De coton de la douce couette
De mots pour l’histoire du soir
De rêves pour les enfants sages comme des orages.

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Français : Opposition entre les nuages roses v...

Français : Opposition entre les nuages roses venant du Sud et les nuages noirs au Nord (Photo credit: Wikipedia)

 
Textes écrits dans le cadre de cet atelier (cours d’écriture créative à distance) que m’a fait connaître Cécile d’Ecrimagine

Rencontre

Avec la lune complice pour témoin
Avec le ciel lumineux de la nuit
Avec le froid du clair crépuscule
Elle attend son amoureux, impétueuse
;
Dans une grange pleine de foin
Dans le silence qui s’enfuit
Dans le bruit de la chouette qui hulule
Elle aime son amoureux, cajoleuse
;

Après l’apparition du soleil en contrepoint
Après que la lune s’est évanouie
Après un dernier conciliabule
Elle quitte son amoureux, heureuse

 
Textes écrits dans le cadre de cet atelier (cours d’écriture créative à distance) que m’a fait connaître Cécile d’Ecrimagine

Peut-être

DELVAUX

Paul Delvaux

Devant la porte close et illuminée, la jeune femme blonde toute de rouge vêtue s’interroge, dans une immobilité inquiète et silencieuse.
A gauche d’un long convoi sinistre, l’inconnue aux longs cheveux ondulés, hésite à entrer, inquiète de l’accueil prévisible.
En face d’un long train de marchandise, baignée dans une lune et une nuit sans nuage, l’étrangère au manteau rouge, compte les secondes avant de pousser cette porte tant espérée et tant redoutée. Dans cette rue sans personne, ell se sent seule face au monstre qui l’attend peut être. Dans la nuit douce mais sans étoiles, elle ne peut compter que sur elle même. Passant le long du mur blanc, l’enfant prodigue, repart d’un pas pressé. Dans un futur proche, elle reviendra et osera pousser cette porte, d’un geste calme et décidé, lors d’une nuit étoilée…. peut être.

.Texte écrit dans le cadre de cet atelier (cours d’écriture créative à distance) que m’a fait connaître Cécile d’Ecrimagine

Courts poèmes (avec mots imposés)

Camargue
Au soir de sa vie
Il sommeille, pieds dans l’eau,
Le vieux flamant rose,
Dans le feu du soleil
Sera-t-il là demain ?
.
.
Fait divers  
« Au secours, au secours ! »
Criaient les légumes,
Au fond de la casserole.
« Nous ne sommes pas assez vieux pour bouillir,
La coupable est la cuisinière
Ne vous fiez pas à son tablier bleu et rose
Mr Poireau ! Il n’est plus temps de sommeiller
Menez l’enquête et arrêtez-la
Ce soir il sera trop tard
Et c’est vraiment pas de chance de finir en pot au feu »
.
.
Danse
Feu Follet danse
Jamais il ne sommeille
Du pied il marque la cadence
Un, deux, trois soleil
Il tourbillonne et étincelle
Pas le temps de devenir vieux
Un peu de rose, un peu de bleu
C’est lui le feu d’artifice
Demain soir, c’est la Saint Jean
.
.
 
Textes écrits dans le cadre de cet atelier (cours d’écriture créative à distance) que m’a fait connaître Cécile d’Ecrimagine
Il fallait écrire de courts poèmes  en partant des mots sommeiller, bleu, rose, vieux, demain, soir, feu