Dona Flor et ses deux maris

Le début de ce roman est enthousiasmant.
Vadinho est un fieffé coquin, joueur, menteur, souvent ivre et mari infidèle.
Il est marié à Dona Flor, une jeune femme courageuse, travailleuse et très amoureuse du dénommé Vadinho (qui au passage en plus de lui être infidèle lui vole son salaire et n’hésite pas à la battre si elle refuse)
Dès le premier chapitre Vadinho meurt (crise cardiaque en pleine danse de carnaval à Bahia). C’est l’occasion pour l’auteur de faire un retour en arrière d’environ 7 ans, au début de la rencontre entre Flor et Vadinho. La vie de ce petit quartier est passionnante : tout en couleurs, salsa et épices (Dona Flor donne de cours de cuisine). Le chagrin de Dona Flor est très bien analysé. Sa mère est un modèle de mère abusive.
La deuxième partie m’a moins convaincue, Dona Flor rencontre un pharmacien et se remarie : celui ci est l’exact opposé de Vandinho, il est sérieux (trop?), presque austère par rapport au fantasque Vandinho.
Mon avis est un peu mitigé et vient surtout du fait que la quatrième de couverture raconte TOUT. Je m’attendais donc à plus de « réalisme magique » qui n’arrive que dans le dernier quart du livre.

Un extrait

Les mercredis et samedis, invariablement à la même heure, dona Flor distinguait les mouvements discrets et répétés de son mari dans les profondeurs du lit. A demi dressé pour l’étreindre, le drap lui couvrant les bras ouverts et les épaules, le docteur lui semblait un parapluie blanc et immense défendant sa pudeur féminine, la protégeant même en ce suprême instant d’abandon. Un parapluie, vision sans drôlerie, image inhibitive, quel dommage !

Lu dans le cadre du mois latino chez Ingannmic et Goran 🙂

11 réflexions au sujet de « Dona Flor et ses deux maris »

  1. Merci Val. Moyennement motivée du coup ! je viens de lire « La mémoire sous les vagues » de Laurence Couquiaud qui pourrait te plaire :
    Une photographe franco-japonaise vit le séisme du 11 mars 2011 à Tokyo. Sans nouvelles de sa grand-mère, elle part à sa recherche dans la zone sinistrée par le tsunami. A Yokohama en 1863, O Kanekichi, geisha de renom, divertit les membres de la communauté occidentale naissante. Elle se lie à un peintre célèbre et à son associé, photographe immortalisant le Japon en voie de disparaître. Les destins de leurs familles s’entremêlent au fil de grands événements historiques, de tragédies et de rencontres amoureuses. Du passé et de la boue surgissent des vestiges, des images, le choix d’occulter les souvenirs ou la nécessité de les transmettre.

    😉

  2. J’en garde un bon souvenir avec le recul, mais en relisant mon billet, je vois que je lui avais trouvé quelques longueurs .. mais j’aime beaucoup Amado en général, et ses textes truculents et énergiques.
    Et merci pour ta participation !

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