Sans parler du chien – Connie Willis

Le premier chapitre nous plonge dans le blitz en 1940. Ned Henry et deux de ses collègues fouillent dans les décombres brûlants de la cathédrale de Coventry. Connie Willis nous donne petit à petit les raisons de cette quête : Ned est un historien du XXIeme siècle et sa patronne la redoutable Miss Schrapnell (la bien nommée tellement elle est explosive) lui a demandé de mener l’enquête sur la disparition d’une potiche. Ned voyage donc dans le temps.

Un peu plus tard, il retourne dans son époque faire son rapport, avant de retourner en 1888 (toujours sur l’enquête de la potiche mais surtout pour corriger une erreur de Verity, une de ses Collègues, qui a ramené un chat du passé), sans parler du chien…

J’ai adoré cette histoire rocambolesque :
Les personnages , le contexte et l’alternance des époques, les dialogues surréalistes (il faut dire que les voyages dans le temps occasionnent une sorte de décalage savoureux, les historiens tombent amoureux de la première personne qu’ils rencontrent après un saut, ils confondent les mots d’où des quiproquos très drôles), sans parler du chien…
J’ai beaucoup aimé aussi les références litteraires : Jerome K Jerome et trois hommes et un bateau (que je n’ai toujours pas lu), Dorothy Sayer et son lord Peter Winsey, Arthur Conan DoyleAgatha Christie et bien sûr Lewis Scaroll sans parler du chien… ni du majordome…
J’ai aussi beaucoup aimé les réflexions historiques : et si tel événement s’était produit (ou ne s’était pas produit), Napoléon aurait il gagné à Waterloo?)
Il s’agit d’un roman qui fait bien travailler les neurones et les zygomatiques …sans parler du chat

A lire !

Un extrait :

– N’y a-t-il pas de train direct pour Coventry?
– Si, madame. A 10:17. Le convoi va partir, madame. Ce sera tout?
– Non, je veux mon guide et une carpette pour poser mes pieds. L’entretien de ces voitures est lamentable.
Mme Mering n’avait jamais dû prendre le métro. Quelle que fût l’époque, les gens appréciaient rarement leurs moyens de transports. Au XXe siècle, ils se plaignaient des vols annulés et du prix des carburants; au XVIIIe, des routes boueuses et des bandits de grand chemin ; et dans l’antiquité les Grecs du professeur Peddick avaient dû fulminer contre les chevaux récalcitrants et les roues de leurs chars qui se déboitaient constamment.

Livre lu dans le cadre du pavé de l’été chez Brize (570 pages pour ce pavé)

8 réflexions au sujet de « Sans parler du chien – Connie Willis »

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