Olga – Bernhard Schlink

Olga, née en 1885 et décédée vers 1980, est le fil conducteur de ce roman en trois parties.

La première retrace 100 ans d’histoire de l’Allemagne. Sur fonds d’histoire d’amour en pointillés entre Herbert et Olga, l’auteur « balaie » le vingtième siècle : quelques épisodes sont intéressants (en particulier le rôle de l’Allemagne dans la colonisation de l’Afrique, les explorations scientifiques de l’arctique et de l’antarctique). Olga est d’origine très humble et devient institutrice à force de ténacité, Herbert est le symbole de l’expansionnisme allemand, tout en rêve de nouveaux espaces à conquérir …

Un roman que j’ai failli arrêter au milieu ; puisqu’au milieu du livre, Olga meurt, presque centenaire tout de même, et je me suis demandée comment l’auteur allait « combler » la suite : et bien, bizarrement la suite, m’a enchantée. La deuxième partie relate  l’histoire de Ferdinand (un des enfants dont Olga s’est occupé quand il était petit) qui mène l’enquête sur Herbert, mort en 1914 dans l’Arctique, son corps ne sera jamais retrouvé. Qui était-il ? Qui était Olga ?
Enfin, la dernière partie consiste en la correspondance d’Olga vis à vis d’Herbert : des lettres fabuleuses qui apportent un éclairage inattendu sur Olga ainsi que sa vision du couple, de la famille, de l’Allemagne et des deux guerres mondiales qu’Olga a traversées …..

Extraits

Elle estimait que c’était avec Bismarck que le funeste malheur avait commencé. Depuis qu’il avait assis l’Allemagne sur un cheval trop grand pour qu’elle pût le chevaucher, les Allemands avaient tout voulu trop grand.

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Olga voulait intégrer l’école normale d’institutrices de Posen, aujourd’hui Poznan. Il fallait pour celà qu’elle passe un examen d’entrée pour montrer qu’elle avait le même niveau que les élèves de terminale à l’école supérieure de jeunes filles. Elle se serait volontiers imposé chaque matin les sept kilomètres jusqu’à cette école du chef-lieu d’arrondissement, et le soir pour rentrer. Seulement elle n’avait ni de quoi payer les frais de scolarité ni personne qui put intervenir pour qu’on l’en dispensat ; au village, l’instituteur et le pasteur estimaient que pour les filles il était superflu de pousser les études aussi loin. Olga résolut donc d’acquérir par elle même le niveau de cette terminale.

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Livre lu dans le cadre des feuilles allemandes chez Eva et Patrice et chez Livrescapades

13 réflexions au sujet de « Olga – Bernhard Schlink »

  1. Je n’avais pas conscience que ce livre faisait une part si belle à l’histoire de l’Allemagne, voilà qui pourrait m’intéresser ! Merci pour cette jolie contribution aux Feuilles allemandes 🙂

  2. Merci pour ta contribution.
    J’ai commencé ce roman hier soir mais je n’en suis qu’au tout début. C’est encore trop tôt pour me prononcer mais ce que je lis dans ton billet est prometteur 🙂
    Bon dimanche,
    Fabienne

    • Ah oui on aurait pu faire lecture commune alors ?
      J’ai tellement de boulot en ce moment que je n’ai même pas eu le temps d’aller voir si des lectures en commun étaient proposées 😦
      Bonne journée Livrescapade

  3. Ping : Madame lit Olga de Bernhard Schlink – Madame lit

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