C’est arrivé un premier septembre – Pavol Rankov

Premier épisode – 1er septembre 1938 : trois adolescents de 14 ans Gabriel, Peter et Jan veulent épater Maria et organisent une course de natation. Gabriel Rosenberg manque de se noyer.
L’action se passe à Levice en Tchécoslovaquie.

Deuxième épisode – 1er septembre 1939, l’action se passe toujours à Levice mais cette fois en Hongrie. Par le jeu d’accords internationaux,  Levice (rebaptisée Léva) fait désormais en partie intégrante de la Hongrie.
Gabriel lui aussi a changé de prénom il s’appelle Gabor. Jan dans le premier épisode, maintenant s’appelle Hans et a été obligé de fuir avec ses parents, il habite dans le Reich à Brno.
Un an à peine a passé et les amis sont séparés, ils pensent toujours à Maria….

Chaque chapitre retrace une année dans la vie de ses quatre personnes : Gabriel est juif et échappe de peu aux camps de concentration, Jan perd ses parents dans un bombardement, le père de Maria sauvent Peter et Gabriel en les cachant dans sa cave…

Ce roman met en scène l’évolution dans Europe de l’est d’un quatuor de jeunes gens, d’origines différentes qui parviendront à survivre et à rester amis.
L’histoire de ces 4 personnages s’intègre parfaitement à l’Histoire : création de l’état d’Israel où Gabriel et Jan séjournent quelques mois, répression en Hongrie en 1956, épisode du communisme à visage humain…et toujours l’espoir de pouvoir choisir sa destinée dans un système politique qui broie les individus…

Le dernier chapitre est racontée par Maria et se déroule en 1968 : 30 ans plus tard c’est l’heure du choix : rester en Tchécoslovaquie ou « passer » à l’ouest ?

En conclusion : Un roman où le contexte historique est prenant et les personnages passionnants.

A l’heure du choix de mettre entre 4 et 5 étoiles sur Babelio, finalement j’ai mis 4.5 : j’aurais aimé que Maria ait plus de place ….coup de coeur frôlé…

Incipit :

À la fin des années trente du vingtième siècle, en Tchécoslovaquie, rares étaient les petites villes qui pouvaient s’enorgueillir de posséder leur propre piscine en plein air. Levice était de celles-là.

Comme ce premier septembre 1938 était une journée ensoleillée, presque toute la ville s’y était donné rendez-vous. Adultes avec ou sans enfants, jeunes et vieux, habitants de Levice ou des villages environnants, Hongrois, Slovaques, Tchèques, Juifs, Tziganes, la famille de l’allemand Barthel et celle du Bulgare Rankov. Il y avait des démocrates, des libéraux, des conservateurs, des monarchistes, des socialistes, des nationalistes, des communistes et même des fascistes.
Seul l’anarchiste Varga était en Espagne.

 

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Une LC organisé par Eva et Patrice

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