S.O.S – Joseph Connolly

Londres-new-York : 6 jours sur le Transyslvania – un paquebot de croisière !

Nicole a gagné la « croisière de sa vie » et embarque mari (alcoolo) et 2 ados à bord. Tom a perdu son épouse Mary et embarque seul.
Dwight et Marlene rentrent à New-York avec leurs deux ados après un périple autour du monde
Aggie et Nobbie, retraités, embarquent enthousiastes pour leur 17eme croisière.
Jennifer et Stacy (mère et fille) ont choisi de se rendre au mariage de la soeur de Jennifer, qui réside à New-York
, en bateau car Jennifer est « phobique en avion »
Jilly et Sammy sont en couple et tous les deux barmaid et barman sur le Transylvania.
Steward est l’assistant du capitaine du navire (au bord de la dépression).
J’ai beaucoup ri avec ce roman : il y a une reconstitution de scène du film Titanic (pour Jennifer et Earl) , des (mini)drames de la cinquantaine (Dwight, l’américain millionnaire et David l’anglais complètement fauchés sont « gratinés »), des quiproquos en tout genre entre les protagonistes, des amours éphémères qui se jouent lors de ses 6 jours.
Le ton est délicieusement ironique : Chacun en prend pour son grade et on se demande qui va finir par dessus bord avant l’arrivée à New York ….

 

un extrait

Comme Charlene exprimait son plaisir sans mesure à faire la connaissance de David, Nicole tendait la main à Dwight, tout en sifflant à l’adresse de son mari, non sans hostilité :
« Tu pourrais au moins me présenter, David. Bonsoir, Dwight –enchantée. Je suis Nicole. Charlene me disait que vous ne partagez guère notre enthousiasme pour la Royal Navy–nos petits cols-bleus. C’est vrai ?
– Il ne s’agit pas des vôtres – c’est la marine en général qui ne me dit pas grand-chose. L’armée de terre – ça c’est un truc d’homme. Enfin d’après moi, hein.
– Dwight, sourit Charlene, est un vét’ du Vietnam. N’est-ce pas, Dwight ? » Nicole ouvrit des yeux immenses, tout brillants d’approbation.
« Oh, par exemple, mais c’est extraordinaire. Je trouve ça merveilleux.» Puis à l’adresse de David : « tu entends ça, David ? » (Évidemment qu’il avait entendu.)
« Je trouve simplement fantastique que quelqu’un se donne la peine de s’occuper des animaux dans un pays si terriblement bizarre. Ce n’est pas trop inconfortable ? De vivre là-bas ? Et cette histoire de guerre, là, ça ne vous a pas trop compliqué la vie ? » Dwight la fixait sans rien dire – et c’est David qui déclara » (pour eux deux) :
« On y va ? »
Dwight eut un bref hochement de tête. «On y va. »