Le ver à soi – Robert Galbraith

Vêtu d’un costume-cravate qui lui allait à ravir, Matthew était – comme d’habitude – le plus bel homme alentour. Depuis le temps, Robin ne faisait plus guère attention aux regards discrets mais admiratifs que les femmes lui lançaient quand il passait près d’elles. Honnêtement, elle ne savait pas si Matthew se rendait compte de la convoitise qu’il suscitait. Avec son mètre quatre-vingt ramassé sur le banc de bois qu’il partageait avec un groupe d’étudiants éméchés, son menton taillé à la serpe marqué d’une fossette et ses yeux d’un bleu étincelant, il avait l’air d’un pur sang enfermé dans un paddock avec des poneys Shetland.

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Le ver à soi – Robert Galbraith