L’avocat, le nain et la princesse masquée – Paul Colize

Le titre de ce polar m’a fait penser au film «le bon, la brute et le truand ». On n’en est pas loin car chaque chapitre a un titre de film.
Sur le fond c’est un polar assez classique avec une erreur judiciaire au début, le héros avocat est accusé du meurtre d’un splendide mannequin. Il prend la fuite et commence un périple digne de George Kaplan : de l’action, des sueurs froides (!), des aéroports, des méchants bas du front (joueurs de foot :-)), des paris truqués, un deuxième meurtre, un chantage…

Un livre qui ne me laissera pas un souvenir impérissable mais plutôt un souvenir (plaisant) de  parodie avec une enquête menée tambour battant et du suspense : le nain arrive à la toute fin, juste avant que Fantomette soit démasquée 🙂

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Et comme j’aime bien les listes voici les films en question (titres des chapitres)

La fiancée du pirate / Parfum de femme / Nuit d’ivresse / Le facteur sonne toujours deux fois / Very bad trip / Garde à vue / L’impasse / L’ombre d’un doute
La mort aux trousses / La femme d’à côté / La clef des champs / Le procès / Le fugitif / Fenêtre sur cour / Jeux interdits / Le faussaire / L’été meurtrier / Nuit et brouillard / A bout de souffle / Le fil du rasoir / Plein sud / La fièvre du samedi soir / Casablanca / L’aveu / Protocole fantôme / L’étau /Un taxi pour Tobrouk / Un thé au sahara / Chambre avec vue / L’échange / Un moment d’égarement / Duel / Le grand alibi / L’arnaque / Sueurs froides / L’appât / Conversation secrète / La nuit du chasseur / La main au collet
Une journée en enfer / Deux hommes dans la ville

Un extrait (prologue)

Le mariage est la principale cause de divorce.
Sans le premier, le second n’aurait jamais vu le jour. L’affaire se limiterait à une séparation assortie de quelques larmes ou de vagues reproches. La vie reprendrait ensuite son cours et chacun poursuivrait son chemin la tête haute.
Un coup de gueule fielleux ou un suicide avorté viendrait de temps à autre troubler l’ordre des choses, mais ce ne seraient que des cas isolés.
Il n’y aurait pas ces discussions orageuses, ces règlements de comptes miteux, ces débats houleux, ces polémiques sordides, ces déballages impitoyables et ces vaines tentatives de réconciliation. Il n’y aurait ni palabres interminables, ni négociations nauséeuses pour la garde du chien ou la répartition de la vaisselle.

Le mois belge est chez Anne …et le challenge polar chez Sharon