Toute la lumière que nous ne pouvons voir – Anthony Doerr

Audiolivre Lu par Denis Laustriat

Prologue : Saint-Malo, août 1944, un déluge de bombes. Après le débarquement de Normandie, Saint-Malo reste sous occupation allemande. Marie-Laure est une aveugle de 16 ans, toute seule, dans un bâtiment au cinquième étage. Elle entend les bombardiers arriver et décide d’aller à la cave. A l’autre bout de Saint Malo, Werner, jeune soldat allemand chargé des transmissions,règle sa radio pour donner des instructions à la DCA.

Chapitre un : Retour en arrière : 1934 Marie-Laure a six ans, elle vit seule avec son père, sa mère est morte à sa naissance. Une maladie la rend aveugle.
En Allemagne, Werner est orphelin, il vit dans un home d’enfants avec sa soeur Uta, son père est décédé dans un accident à la mine de charbon où il travaillait.
On voit la montée du régime hitlérien entre 1934 et le début de la guerre à travers les yeux des trois enfants.
Werner est destiné à devenir mineur à 15 ans mais à force de ténacité il réussit à intégrer une école (nazie) pour devenir ingénieur…

Un roman qui alterne donc ses deux périodes : 1944 à saint Malo et plusieurs lieux depuis 1934 jusqu’à rejoindre ce siège de Saint-Malo.

L’histoire vu par ces enfants qui deviennent adultes très tôt du fait de la guerre.
Une grande fresque passionnante où les personnages sont attachants et où on tremble pour eux : le point de vue de Marie-Laure, la jeune aveugle, est particulièrement bien évoqué grâce aux odeurs, aux bruits, au toucher.
Les personnages secondaires sont également bien campés que ce soit le père de Marie-Laure, son oncle, ou côté allemand le Sergent Vollkeimmer, Frederic l’ami de Werner, Frau Helena…

Le fil conducteur, au delà des deux héros, se fait aussi grâce à la radio, celle ci reliant les deux enfants grâce à un lien ténu mais indéniable. le fait de l’écouter en Audiolivre apporte également une tension dans la narration car on entend de nombreux extraits émissions radiophoniques (propagande hitlérienne mais aussi reportages scientifiques)

En conclusion : Un pavé historique impressionnant dans son évocation du siège d’une ville doublé d’une tension narrative sur la destinée de deux innocents plongés dans l’enfer…

Un extrait

Sous le bruit des pas, elle distingue un grondement profond, presque un bruit blanc. Elle tire son père par la manche.
– Les Allemands ?
– L’océan…
Elle prend un air dubitatif.
– C’est l’océan, Marie. Je te le jure.
Il la porte sur son dos. Maintenant, c’est le cri des mouettes. Odeurs de pierres mouillées, de fientes d’oiseau, de sel, même si elle ignorait que le sel avait une odeur. La mer murmure dans une langue qui voyage à travers les pierres, l’air et le ciel. Que disait le capitaine Nemo ?
La mer n’appartient pas aux tyrans.

Challenge Petit bac  chez Enna – catégorie « couleur »

et écoutons un livre chez Sylire

6 réflexions au sujet de « Toute la lumière que nous ne pouvons voir – Anthony Doerr »

    • Hello 🙂
      Je viens d’aller lire ton avis et je suis en phase 🙂
      Ton billet cite très bien Jules Verne comme fil conducteur ce que j’ai beaucoup apprécié dans le livre …mais oublié de dire …
      Bisessss

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