Le meurtre du commandeur – livre 2 – Haruki Murakami

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J’ai lu ce livre dans la foulée du livre 1, j’aurais donc passé la semaine avec Haruki Murakami. (à mon plus grand plaisir)
Le narrateur de ce livre restera donc sans nom. Peu importe… cette absence de nom ne m’a pas gêné…
C’est un livre en deux parties assez distinctes.  La première est très ancrée dans le réel : oublié le côté fantastique du premier tome. Le commandeur n’apparaît plus, le narrateur vit son quotidien en se remémorant et s’interrogeant sur ce qui est arrivé dans le premier tome. Il a une vie tranquille entre ses cours de peinture, ses discussions avec Menshiki, son voisin, ou Masahiko son copain de fac, il poursuit le portrait de Marié (qui est une ado passionnante et très intuitive).
Murakami continue à approfondir ses personnages en particulier Marié et sa tante Shoko…
Vers le milieu du livre, il y a un événement retentissant qui remet tout en cause (je m’attendais à cet événement car si j’ai réussi à ne pas lire la quatrième – je déteste les quatrièmes qui disent tout) , je m’étais auto-spoliée en allant cocher dans Babelio que je commençais ce livre : mes yeux n’avaient pu s’empêcher de lire la première phrase « Une jeune fille disparaît » donc pendant les 220 première pages j’ai attendu que Marié disparaisse…dommage …ou pas… cela rend plus attentif…aux petits détails…
Dans la deuxième partie du livre l’action accélère et le fantastique revient en force….Amateur de situations rationnelles, passez votre chemin…
Comme souvent chez Murakami on n’a pas toutes les réponses aux questions que l’on se pose mais je ressors enchantée de ce voyage dépaysant…

 

Un extrait

Le dimanche fut aussi un jour de très beau temps. Il n’y avait pas de vent et le soleil automnale faisait joliment resplendir les feuilles des arbres des montagnes en leur conférant toutes sortes de nuances variées. Des petits oiseaux à gorge blanche voletaient de branche en branche, picorant des bais rouges avec habilité. Assis sur la terrasse, je ne me lassais pas de contempler ce paysage. La beauté de la nature est prodiguée impartialement aux riches comme aux pauvres. Comme le temps…Non, le temps, ce n’est pas la même chose. Avec de l’argent, je crois que les favorisés de ce monde peuvent s’acheter du temps en plus.