Le pays où l’on n’arrive jamais – André Dhôtel

Lu en « Audiolivre » : Il y en pas mal à la bibli mais je me laisse souvent décourager par le temps d’écoute dépassant allègrement les 15-16 heures.

J’ai donc choisi cet audiolivre sur deux raisons. D’abord, il n’a que 7 heures d’écoute et ensuite c’est le livre doudou de mon enfance (livre que j’ai lu un grand nombre de fois entre mes 10 et 12 ans). Bizarrement j’avais finalement peu de souvenirs des détails de ces multiples lectures.

1950 – L’action se passe dans les Ardennes (j’y suis née et j’ai passé toute mon enfance dans les Ardennes alors Fumai, Revin, Givet …étaient des noms connus…)

Gaspard, le héros, est élevé par sa tante : Ses parents sont forains et l’ont confié à Gabrielle Berlicot, pensant lui donner une existence plus « stable »
Les deux grandes soeurs de Gaspard vivent avec leurs parents.
Il arrive à Gaspard toutes sortes d’aventures : des aventures dont il n’est pas responsable mais il a toujours l’air d’être là au « mauvais moment » : un frein de camion est mal serré et « lâche » alors qu’il se trouve dedans …un feu se déclare…
Il grandit cahin-caha, rabroué par sa tante et ne voyant que peu ses parents toujours en déplacement.
Un jour, débarque à Lominval, un jeune fugitif d’une quinzaine d’années (comme Gaspard). Le fugueur est rattrapé par la gendarmerie et enfermé dans une des chambres de l’hôtel du Grand Cerf. Gaspard va lui venir en aide et ensemble ils organisent une tentative d’évasion…L’inconnu cherche sa famille, Maman Jenny et un « grand pays » avec des troènes, des bouleaux, des palmiers, des pommiers, une terre noire et une immense étendue d’eau.

Sans en dite trop sur les multiples péripéties, je comprends mon engouement pour ce livre lorsque je l’ai découvert à 10 ans : deux enfants qui partent à la poursuite de leurs rêves et qui y sont aidés par un cheval pie et de fabuleux hasards : des voyages dans une nature abondante, des obstacles qu’ils arrivent à surmonter, des méchants et des frissons, et une fin idyllique…

Concernant l’expérience de l’audio-livre, j’ai bien aimé la voix de Stéphane Boucher, le lecteur, hormis quand il prend une voix de fausset (c’est le terme employé par André Dhotel pour décrire la voix d’un de ces personnages Théodule Résidore (j’adore ce nom)) . Heureusement que c’était un personnage secondaire …

Une relecture de jeunesse qui m’a donc bien plu et replongée dans un univers onirique et fantastique à la fois intriguant mais aussi très apaisant…

Un livre « lu » en deux jours dans ma voiture : 7 heures d’écoute divisée en 4, je renouvellerai l’expérience …

Pour l’anecdote, le mot de la fin d’André Dhotel (7 heures d’écoute avec un grand trajet sur deux jours quand même) a été prononcé au moment pile où je passais devant le panneau arrivée de mon village … de quoi y voir que j’étais arrivée à mon Grand Pays à moi ?

Chez Sylire