Enigme 1/15 – La ronde de la jument

Bonjour à tous et à toutes,

Comme l’an dernier à peu près à la même époque (j’aime pô quand il fait nuit à 17h00), j’ai eu envie de jouer autour des livres. Le but du jeu est de trouver des titres de livres, leurs auteurs et le point commun entre les livres.

Voici la première énigme :

Pour participer, il faut laisser votre ou vos réponses en commentaires. Chaque bonne réponse vaut un point pour  TOUTES LES PERSONNES  ayant trouvé : Pas besoin d’arriver le premier pour remporter un point donc 🙂

Vous pouvez faire juste une proposition, ou deux ….ou …six…

A la fin de l’hiver, nous connaîtrons les vainqueurs de ce jeu 🙂

Bon weekend  à tous

 

et voici les résultats

Que lire un 1er novembre ?

Vers la fin d’un après-midi de l’automne 1876, un jeune homme d’apparence agréable sonnait à la porte d’un petit appartement, au troisième étage d’une vieille maison romaine. Il demanda s’il pouvait voir Madame Merle à la femme de chambre qui lui ouvrit ; cette femme nette et sans intérêt, qui avait l’air d’être française, l’introduit  dans un salon minuscule et le pria de décliner son nom. « Mr Edward Rosier », dit-il en s’asseyant pour attendre la venue de la maîtresse de maison.
Le lecteur n’aura sans doute pas oublié que Mr Rosier était un ornement du cercle américain de Paris, mais il convient peut-être de lui rappeler que Mr Rosier s’éclipsait parfois vers d’autres horizons. À plusieurs reprises, il avait passé une partie de l’hiver à Pau. Homme d’habitudes, il aurait pu renouveler indéfiniment ses visites annuelles à cette charmante ville mais, au cours de l’été 1876, survint un incident qui changea le cours de ses pensées et celui de ses déplacements coutumiers. Il séjourna un mois dans la haute Engadine et fit à Saint Moritz la connaissance d’une charmante jeune fille. Il manifesta tout de suite beaucoup de prévenance à l’égard de cette jeune personne qui l’impressionna par sa ressemblance avec l’ange domestique qu’il avait longtemps cherché. Jamais il n’agissait avec précipitation et, sa nature étant foncièrement discrète, il s’abstint sur le moment de déclarer sa passion, mais il lui sembla lorsqu’ils se séparèrent – la jeune fille regagnait l’Italie tandis que lui-même partait pour Genève où il avait promis de rejoindre des amis – qu’il souffrirait d’une douleur romantique s’il devait ne jamais la revoir. La plus simple façon de l’éviter consistait à se rendre en automne à Rome, où vivaient Miss Osmond et sa famille. Mr Rosier entreprit son pèlerinage vers la capitale italienne où il parvint le 1er novembre. C’était en soi un voyage agréable mais, pour le jeune homme, l’entreprise exigeait un certain héroïsme. Il allait s’exposer sans acclimatation aux miasmes de l’air romain qui, de notoriété publique, traînent toujours à l’affût en novembre.

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Portrait de femme – Henry James