Huit chevaux noirs – Ed McBain

Genre : roman noir à lire au bord de la piscine

1985 –  Isola (ville imaginaire ressemblant à New York)
Le cadavre d’une jeune femme de 27 ans est retrouvé dans un parc en face du commissariat : le meurtrier semble sûr de lui et nargue la police.

Dans le même temps, les flics reçoivent des lettres anonymes avec des photos : 8 chevaux noirs, puis le lendemain cinq talkie-walkies, quelque temps après 3 paires de menottes ….

En parallèle, nous suivons le Sourdingue (le « méchant » équipé d’un sonotone » et ses acolytes (c’est l’auteur présumé des lettres anonymes et du meurtre) dans la préparation de son futur casse.

Une enquête assez banale finalement mais j’ai bien aimé les dialogues assez drôles, de l’action (bon c’est un peu sanguinolent gratuitement quand même et puis faire ça à des chevaux innocents !!!…)
Les personnages ne sont pas très fins. J’ai cru que cela allait tourner à un moment à «Toutes les femmes sont des nunuches qui ne cherchent qu’un étalon  » mais non la bêtise est bien partagée et la parité est respectée :  certains des protagonistes masculins se font tailler un sacré costume d’imbécile …

.
Un livre sans prétention à lire au second degré pour moi…presque une parodie de roman noir…

Un extrait

– Pas de flics en activité avec 79 comme numéro de plaque, annonce a-t-il. Je m’en doutais.
– Et dans vos archives ?
– Elles remontent pas àHenry Hudson.
– Regardez dans vos archives, s’impatienta à Carella. On a un mort sur les bras, nous.
– Vous énervez pas, Coppola. Une seconde…
Quelques instants plus tard, Mullaney déclara :
– j’ai un numéro 79 datant de 1858. La ville comptait alors huit cent mille habitants et la police quinze cents hommes. Ça vous intéressera sans doute de savoir que, à cette époque, la police était aussi chargée de nettoyer les rues.
– Rien de nouveau, dit Carella.
– Rien, approuva Mullaney. Vous voulez le nom du type ?
– S’il vous plaît.
– Angus McPherson. Mort en 1872. Ça vous intéressera sans doute aussi de savoir que, à cette époque, nous avions une population d’un million quare cent mille habitants et une police forte de mille huit cents hommes. Ainsi qu’un service de voirie séparé: les flics ne devaient plus ramasser le crottin de cheval à la pelle. Ils n’avaient plus à se tracasser que pour une chose : se faire descendre. C’est ce qui est arrivé à McPherson. D’où elle vient, la photo de sa plaque ? Une boutique d’antiquités ?
– Ça ne m’étonnerait pas. Merci, Maloney.
.

Mois américain chez Titine et polar chez Sharon

 

Publicités