Que lire un 15 avril ? Histoire d’Alice qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris plus un) – Francis Dannemark

Deuxième livre pour ce mois belge organisé par Anne

Avis un peu mitigé…

D’un côté, j’ai beaucoup aimé le ton et la tendresse qui se dégage du personnage principal (Alice 72 ans) qui raconte sa vie à son neveu Paul, la cinquantaine. Ils se rencontrent pour la première fois. La mère de Paul (Soeur d’Alice) vient de mourir et c’est à cette occasion qu’Alice souhaite rencontrer Paul. La rencontre ne s’est pas faite avant car Alice a vécu dans le monde entier : Belgique, Angleterre, Irlande, États Unis, Inde, Australie…

De l’autre côté, une fois compris le mode de narration, je suis un peu restée en dehors de l’histoire. En effet on comprend vite que les huit maris d’Alice vont mourir (non pas qu’elle les assassine, cette chère Alice, c’est juste le hasard : accident, maladie suicide…)
Alice ne baisse pas les bras et poursuit son petit bonhomme de chemin : elle éprouve du chagrin à chaque perte mais la vie (et son optimisme) la font rebondir à chaque fois.
Chaque chapitre a donc pour titre le prénom du mari en question et j’attendais un peu ce qui allait lui arriver au pauvre homme.

La fin est juste parfaite et rattrape ce bémol de « prévisibilité ».

***

Un extrait :

Vous avez fait un long séjour en Italie ?

– Presque un mois. Mais ça nous a donné envie de recommencer ! Au printemps, quand tout serait en fleurs. Donc Maggie a cassé sa tirelire et a obtenu un nouveau congé. Nous sommes allées d’abord en Grèce, puis à Rome et en Toscane. Toutes ces couleurs ! Ces parfums qu’on pouvait toucher et qui faisaient tourner la tête ! C’était somptueux. Pourtant, nous avons failli ne jamais arriver en Italie…

– Plus d’argent pour les billets de retour ?
– Non, nous les avions en poche. Mais le 15 avril, Nous étions arrivés à Volos, un petit port en Thessalie. De là, nous comptions, après quelques jours de farniente, nous remettre en route vers l’Italie. Le lendemain à l’aube, Maggie m’a réveillée en me disant qu’il fallait partir, qu’elle ne se sentait pas bien. Je ne l’avais jamais vue comme ça, nerveuse, impatiente. Je n’ai pas discuté, j’ai fait mes bagages et nous avons trouvé un bateau qui allait à Athènes et, là, un autre bateau qui nous a emmenées en Italie. En route Maggie a retrouvé son humeur habituelle ; je ne lui ai pas posé de questions. Mais bientôt nous avons appris que trois jours après notre départ, la ville de Volos avait été entièrement détruite par un terrible tremblement de terre qui avait fait beaucoup de victimes…
Publicités