Histoire d’Alice qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris plus un) – Francis Dannemark

– C’était un Irlandais pas très grand mais avec une présence incroyable. Il s’appelait Shane. Quand il fallait faire bouger un cheval ou un taureau rétif, il posait ses poings sur ses hanches et le regardait droit dans les yeux, si fort que la bête se laissait faire, ça ne ratait jamais. Comme moi j’étais une toute petite bête, ça a été facile pour lui. Et comme les coins tranquilles ne manquaient pas, il a recommencé plusieurs fois, jusqu’à ce que j’aille mieux. Jusque-là, ça n’existait que dans les romans que j’avais lus, un amant. Shane, lui, était sans fioritures mais très réel. Un jour, il m’a croisée dans la cour de la ferme, il faisait beau et je souriais. Il m’a filé une solide claque sur les fesses en me disant : « Back on the Saddle, it seems ! » Tu peux te moquer de moi mais j’ai pris ça comme un merveilleux compliment amoureux. Il avait raison, j’étais à nouveau en selle.

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Histoire d’Alice qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris plus un) – Francis Dannemark

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