Black-out : Demain il sera trop tard – Marc Elsberg

Genre : scénario catastrophe et apocalyptique

Parfois, je prends le train pour la capitale (4 heures aller, 3,5 heures retour). Si vous avez un trajet de 7- 8 heures, ce livre est idéal parce qu’une fois commencé on a du mal à le lâcher (572 pages)

Le pitch : en Europe de nos jours, l’auteur nous plonge de suite dans l’ambiance : en Italie, d’un seul coup plus d’électricité… chaos, accidents de voitures du fait de l’absence de feux de signalisation …. le chaos.
Dans les minutes qui suivent, quasiment toute l’Europe est plongée dans le noir (et le froid, l’action se passe en février).
Il faut quelques chapitres avant que l’on découvre qu’il s’agit en fait d’une attaque terroriste. Il n’y a pas un instant d’ennui dans ce livre : on suit tour à tour Manzano un Italien qui alerte Europol sur l’aspect terroriste de la « panne », un fonctionnaire (français) d’Europol d’abord sceptique par rapport aux allégations de Manzano.
Il faut dire que celui ci est un ancien hacker, alors serait il un terroriste qui essaie de s’infiltrer dans l’enquête ? Manzano rencontre une (charmante) journaliste de CNN qui l’aide à prouver ses dires et tenter de neutraliser les terroristes.
On suit aussi des inconnus dans leurs difficultés quotidiennes : plus d’approvisionnement de supermarchés, plus de chauffage, plus d’hôpitaux, plus d’essence aux stations services, les centrales nucléaires n’arrivent plus à refroidir leur réacteur …le chaos (je l’ai déjà dit ?)
Bref c’est la panique et ça fait froid dans le dos car cela reste très réaliste et bien documenté (15 jours sans électricité et la « civilisation » telle que nous la connaissons s’effondre)
Les chapitres sont courts, la catastrophe est vue de plusieurs angles et depuis plusieurs villes : Berlin, Paris, Bruxelles, Etats Unis….quelques chapitres mettent en scène ce qui se passe dans la tête des terroristes..

J’achève donc la lecture sur les genoux mais contente de ma lecture en espérant que mon portable tiendra jusqu’au bout pour écrire cet avis à chaud (parce voilà il n’y a pas assez de prises de courant dans les 🚄 . D’ailleurs, elle sort d’où l’énergie qui fait rouler les tgv ?

l’avis de Belette

Deux extraits : 

Sous peu, la population américaine réaliserait que cette fois elle ne pourrait se contenter de déployer ses G.I. Joe dans une quelconque contrée lointaine. Parce qu’elle ignorait d’où venaient les coups. Et elle prendrait toute la mesure de son impuissance. Impuissant son gouvernement, impuissantes ses forces, impuissants ses décideurs et ses riches, ses soi-disant élites, son système tout entier.

**

L’autosuffisance énergétique, dans presque tous les cas, ne signifie pas l’indépendance énergétique, mais une indépendance économique (…). Certes, ces communautés produisent peut-être plus d’électricité qu’elles n’en ont besoin. Ça signifie que lorsque tout fonctionne, elles n’ont pas besoin d’acheter du courant. Mais elles livrent le leur dans les réseaux traditionnels dont elles dépendent. Lorsque ce réseau ne fonctionne plus, leur production d’énergie ne leur est d’aucune utilité, puisqu’elles ne peuvent établir de micro réseau stable.

 

Le mois du polar chez Sharon et Lire sous la contrainte chez Philippe où la contrainte est «  »Que vous dites-vous ou que dites-vous à votre conjoint(e) ou vos enfants avant de vous coucher? »

Challenge « petit Bac chez Enna (catégorie Couleur)

petit bac 2019

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