Winter – Rick Bass

Lc avec Edualc 😊

 

J’ai lu Winter pendant la canicule. Bien m’en a pris car cela m’a rafraîchie : L’auteur (texan) raconte son emménagement et sa première année dans le Montana. Il est parti du Texas avec son épouse. Peu argentés, ils trouvent une maison où le loyer sera modeste en échange de gardiennage pour le propriétaire qui vient quelques jours par an dans son chalet.

Ils arrivent donc un peu sur un coup de tête ou une opportunité et emménagent en septembre-octobre juste un peu avant les premières neiges. Par conséquent le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne sont pas totalement prêts à affronter l’hiver. Rick passe énormément de temps à raconter sa façon d’emmagasiner du bois, sur la façon d’entretenir sa tronçonneuse …..

En dehors de cela, il écrit (un roman mais on n’en connaîtra pas le sujet) , discute (un peu) avec sa femme et nous fait part de ses remarques sur le village où il se rend (son plus proche voisin est à plus d’un kilomètre)

J’ai à la fois aimé ce regard aigu sur ce retour aux sources qui met bien en évidence nos habitudes de citadins, la disparition des mélèzes, les animaux croisés au détour d’un chemin…j’ai beaucoup aimé les pronostics pour deviner la date de la première neige : octobre, novembre, décembre….

Je n’ai pas l’intention d’écumer. Je m’efforce de rester poli, respectueux, de ne pas hausser le ton. Calme. Façon chute de neige. Mais au-dedans, je suis en rage. Bien sûr que les futaies de pins vrillés, on peut y opérer des coupes sélectives. Mais les grands mélèzes, les derniers cèdres géants ? Alors qu’il en reste si peu, et qu’ils sont si importants pour la nature sauvage ?

…mais j’ai aussi trouvé que les même sujets revenaient beaucoup (la partie tronçonneuse des bois) créant parfois une petite lassitude….

Des passages m’ont semblé magnifiques et non dénués d’humour :

Je crois à la vieille légende de Jim Bridger, à l’époque où il a passé l’hiver du côté de Yellowstone. Il est ensuite retourné dans l’est où il a raconté aux citadins de ces régions que quand les trappeurs essayaient de se parler, les mots gelaient en sortant de leur bouche ; ils ne pouvaient pas entendre ce qu’ils se disaient les uns aux autres, parce que les paroles gelaient dès la seconde où elles franchissaient leurs lèvres — si bien qu’ils étaient obligés de ramasser les mots gelés, de les rapporter autour du feu de camp le soir et de les décongeler, afin de savoir ce qui s’était dit dans la journée, en reconstituant les phrases mot par mot. Moi je peux imaginer qu’il fasse aussi froid.

En quelques mois d’hiver, Rick apprend à vivre au rythme de la nature (avec deux interruptions pour rendre visite à ses parents restés au Texas quand même)

Pour partir ainsi à deux, isolés de tout, il faut être très confiant dans son couple…Etrangement, on aura peu d’information sur l’avis de sa compagne Elisabeth…Elle est peintre et son activité artistique doit donc la combler ….pure supposition de ma part….j’aurais aimé en savoir plus ….

 

A demain pour un autre extrait avec Fuel et Buck 🙂

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