Récapitulatif intermédiaire de Agenda ironique de mai – Nu, Nue, Nus, Nues

Il nous reste une semaine avant la clôture du festival de Cannes la clôture de l’agenda ironique et voici ceux et celles  qui ont déjà gravi les marches :

La licorne a ouvert le bal avec « le Roi est nu »

Et a enchaîné aussitôt avec une bal(l)ade à la Clairefontaine

André nous livre la vérité dans  un poème « nu »

Le thème m’a fait redécouvrir le texte de Carnets et d’une certaine lune 

Martine dénude les fleurs en particulier les pâquerettes 

JoBougon a fait tout ce qui lui a plu

Carnets nous fait saliver  avec un citron nu ou une tarte bleue

Patchcath sait coudre les nus et enlève ses bas

La licorne nous confie que « pudeur » et « nu » sont des mots qui vont très bien ensemble

Je vous laisse : c’est que j’ai un texte à écrire (c’est chez Carnets que j’ai trouvé l’idée « Hugo est le Francis Cabrel du XIXème » sera le point de départ de mon texte (si j’arrive à l’écrire….)

 

Recette : Qu’est-ce qu’un poème de Matéo ?

J’écris, de temps à autre, des poèmes de Matéo. Ce poème en est un.

Voulez-vous savoir ce qu’est un poème de Matéo? Admettons que la réponse soit oui. Voici donc la recette d’un poème de Matéo.

Un poème de Matéo est un poème composé en regardant un Matéo, ça tombe bien j’en ai un à la maison. Le Matéo que j’ai sous les yeux fait présentement des galipettes sur le canapé (foutus seins de glace et ses 10 degrés avec une pluie glaçante…j’aurai donc pu écrire un poème de météo mais comme j’avais un Matéo sous la main, enfin sous les yeux, je n’allais pas faire la fine bouche….)

Un poème de Matéo peut s’écrire dans un salon, une voiture, sur un toboggan, la tête en bas, les jambes en l’air. J’ai choisi d’écrire sur le mien dans la cuisine, en surveillant mon gâteau au citron nu (j’avais plus de pâte à tarte).

Prenez un Matéo d’une dizaine d’années qui se laisse observer sans rougir (on ne parle pas assez de la pudeur des Matéo), il est en général longiligne, mais avec un Mathéo avec une petite brioche, cela fonctionne aussi.

Le premier vers est composé dans votre tête, il doit décrire si votre Matéo est plutôt bonne pâte ou plutôt nouille. Le mien est plutôt farfalle, ou farfadet en tout cas, il papillonne et rebondit sur le canapé.

Le premier vers est transcrit sur le bloc-note du téléphone de suite parce qu’à tout moment le Matéo étudié peut s’étaler comme une pâte brisée et pleurer des larmes de croque-odile (à ne pas confondre avec des larmes de croque-madame ni même des larmes de croque–madeleine ou de croque-mitaine, qui comme chacun sait sont des créatures nageant autour d’un canapé)

Le deuxième vers d’un poème de Matéo doit mijoter légèrement arrosé d’un Cabernet d’Anjou, ou d’un croquignolet, ou croguignolet..je ne sais jamais…mais il doit être arrosé…

Le troisième  vers est composé après l’euphorie du troisième verre : il faut d’ailleurs veiller encore plus au Matéo qui pourrait dans l’euphorie se lâcher en grumeaux (ou gros mots)…mettre le holà à la première alerte est vital sinon tout part en saucisse, ou en purée…

Il est rare q’un poème de Matéo aille plus loin que le quatrième vers, car un Matéo a l’ennui rapide et fulgurant. Si par malchance le Matéo arrête ses galipettes entre deux vers, il ne vous reste plus qu’à sortir le gâteau du four et les assiettes du vaisselier.

Voilà vous savez presque tout sur les poèmes de  Matéo : il vous reste à pratiquer. Mon Matéo est maintenant tout calme sur le canapé, une sorte de Matéo Melba mais ceci est une autre histoire ou un autre poème …..

Pour ma part je tenterai bien la prochaine fois le poème de rétro, ou un poème de Mondéo (à écrire dans une ford intérieure), ou un poème de boléro qui doit aller crescendo ou un poème de Botéro (poème que j’ai d’ailleurs commencé pour l’Agenda Ironique et pas terminé, suis facilement déconcentrée par des galipettes… 😉

Source photo

 

Participation à vos claviers  N°7 d’Estelle de l’Atelier sous les feuilles avec une recette de quelque chose qui ne se mange pas, par exemple, la recette pour être heureux, la recette pour devenir un super héros, la recette pour faire taire le chien du voisin….

 

L’espionne de Tanger – Maria Duenas

J’ai trouvé le contexte historique de cette histoire très intéressant, le style m’a moins plu. Pour tout dire, sans le contexte historique, je crois que j’aurais abandonné : trop « romance » à mon goût : La jeune fille, madrilène de condition très modeste,  tombe amoureuse d’un fieffé escroc, qui la laisse enceinte et sans le sou à Tanger. Heureusement la suite s’améliore et même si quelques situations m’ont paru invraisemblables, Sira gagne en maturité et profondeur. Que d’aventures de Madrid àTanger, Tetouan, de nouveau Madrid puis Lisbonne. 

1936 -1942 :  La narratrice nous emmène dans une Europe en guerre où tous les moyens sont bons pour connaître les intentions de l’ennemi. Autour de Sira gravitent des personnages haut en couleur : Candelaria la Contrebandière qui l’aide à Tetouan, un commissaire marocain étrange qui est assez réussi, la mère de l’héroïne, Rosalinda Fox, une anglaise amoureuse du Haut-Commissaire du Maroc Juan Luis Beigbeder, et aussi le beau  journaliste (j’ai oublié son prénom). Est ce réellement un journaliste ? un sympathisant nazi ? un espion anglais ? 

Franco est devenu le maître en Espagne. L’Espagne oscille entre une neutralité plus qu’ambiguë et une admiration sans borne du régime nazi. C’est aussi l’histoire du Maroc  sous protectorat franco-espagnol (Wiki me souffle à l’oreille 1912-1956…) 

Un avis donc un peu mitigé mais finalement 700 pages qui défilent toutes seules, une fois les 100 premières,  un peu laborieuses, passées ….

Un extrait :

Je m’habituai à vivre seule, sereine, sans peur. À être responsable de l’atelier et de moi-même. Je travaillais beaucoup, me distrayais peu. Le volume des commandes n’exigeait pas de main-d’œuvre supplémentaire, je me débrouillais sans aucune aide. Mon activité était donc incessante, avec les fils, les ciseaux, l’imagination et le fer à repasser. Quelquefois je sortais en quête  de tissus, pour faire recouvrir des boutons, pour choisir des bobines et des agrafes. J’appréciais surtout les vendredis : j’allais place d’Espagne, près de chez moi –les arabes disaient  – El–Feddán – et j’assistais à la sortie du khalife de son palais ; il se rendait à la mosquée sur un cheval blanc, sous un dais vert, escorté par des soldats indigènes en uniforme de parade, un spectacle impressionnant.

 

 

Le mois espagnol est chez Sharon , l’Espagne est aussi à l’honneur chez Madame Lit 


Chez Philippe où la contrainte est le son « è, es,ai,ey… »

Madame lit du Juan Ramón Jiménez

Le mois de l’agenda ironique de mai qui a pour thème « Nu, nus, Nue, Nues » accueille la participation de Juan Ramón Jiménez (Prix Nobel de littérature 1956) avec un poème splendide…..

Madame lit

Jimenez

Chère lectrice, Cher lecteur,

Pour débuter le mois espagnol, j’ai décidé de partager avec vous deux poèmes du grand poète espagnol Juan Ramón Jiménez (1881-1958). En plus d’être poète, il est auteur et son immense talent lui a permis de remporter le prix Nobel de littérature en 1956. Sa passion pour les mots l’a entraîné, entre autres, dans une quête pour atteindre l’essence de toutes choses. Dans Poésieespagnole moderne contemporaine, Marie-Claude Zimmermann mentionne : «Il s’agit là de l’une des voix les plus originales de la littérature espagnole de tous les temps» (p. 32).

Voici un poème très célèbre tiré de son recueil Eternidades traduit par Bernard Sesé :

Elle vint, d’abord, pure,
vêtue d’innocence.
Et je l’aimais comme un enfant.

Puis elle revêtit
je ne sais quels atours.
À mon insu, je la haïs.

Et elle devint une reine
aux trésors fastueux…
Quelle ire de fiel insensée !

……

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Le ventre de Paris – Emile Zola

Au milieu du grand silence, et dans le désert de l’avenue, les voitures de maraîchers montaient vers Paris, avec les cahots rythmés de leurs roues, dont les échos battaient les façades des maisons, endormies aux deux bords, derrière les lignes confuses des ormes. Un tombereau de choux et un tombereau de pois, au pont de Neuilly, s’étaient joints aux huit voitures de navets et de carottes qui descendaient de Nanterre ; et les chevaux allaient tout seuls, la tête basse, de leur allure continue et paresseuse, que la montée ralentissait encore. En haut, sur la charge des légumes, allongés à plat ventre, couverts de leur limousine à petites raies noires et grises, les charretiers sommeillaient, les guides aux poignets. Un bec de gaz, au sortir d’une nappe d’ombre, éclairait les clous d’un soulier, la manche bleue d’une blouse, le bout d’une casquette, entrevus dans cette floraison énormedes bouquets rouges des carottes, des bouquets blancs des navets, des verdures débordantes des pois et des choux. Et, sur la route, sur les routes voisines, en avant et en arrière, des ronflements lointains de charrois annonçaient des convois pareils, tout un arrivage traversant les ténèbres et le gros sommeil de deux heures du matin, berçant la ville noire du bruit de cette nourriture qui passait.

Balthazar, le cheval de Mme François, une bête trop grasse, tenait la tête de la file. Il marchait, dormant à demi, dodelinant des oreilles, lorsque, à la hauteur de la rue de Longchamp, un sursaut de peur le planta net sur ses quatre pieds. Les autres bêtes vinrent donner de la tête contre le cul des voitures, et la file s’arrêta, avec la secousse des ferrailles, au milieu des jurements des charretiers réveillés. Mme François, adossée à une planchette contre ses légumes, regardait, ne voyait rien, dans la maigre lueur jetée à gauche par la petite lanterne carrée, qui n’éclairait guère qu’un des flancs luisants de Balthazar.

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Le ventre de Paris – Emile Zola

 

Le roi transparent – Rosa Montero

Léola est une jeune serve, elle vit dans le sud du royaume de France au XIIème siècle. Le pays est en guerre quasi permanente, un jour elle est obligée de fuir, les soldats ont brûlé sa maison et emmené de force son père, son frère et son fiancé pour participer à la guerre.

Afin de passer inaperçue, sur le champ de bataille voisin elle dépouille le cadavre d’un jeune seigneur de son armure et s’en va seule par les chemins. Heureusement sur sa route, elle croisera d’abord un chevalier qui lui sauvera la vie. Elle rencontre Nynève une jeune femme d’une trentaine d’années, qui la prend sous son aile, et la mène jusqu’à Roland, maître d’armes qui va faire son éducation de chevalier et de guerrier.

Au-delà de l’histoire qui est pleine de rebondissements, de traquenards, de coups d’épée, de trahisons, d’amitiés et aussi un (petit peu) d’amour, le regard que Léola (devenu Léo) sur le siècle où elle vit est intéressant et surtout très actuel finalement :  Une large part du roman expose la place des femmes dans la société ;  par exemple, elles doivent, en plus du joug du seigneur, supporter le joug du père, du frère…Les autres termes abordés sont l’intolérance des religieux (beaucoup de massacres au nom de la religion, étonnant, non ?),  la difficulté pour les personnes différentes ou handicapées à s’intégrer dans la société (Violante, la naine est amie de Léola,  l’épileptique, le simple d’esprit)

Le chemin de Leola de ses 15 ans à ses 40 ans sera jonché de rencontres, certaines effrayantes, d’autres bienveillantes comme celle d’Alienor d’Aquitaine et de Richard Cœur de Lion.

Cachée sous son armure de fer, Léola peut prendre du recul sur sa condition (féminine et de serve). Et surtout elle apprendra le pouvoir des mots, le pouvoir de la lecture tant en évasion qu’en réflexion. Elle ira jusqu’à commencer à créer un dictionnaire des mots qu’elle aime.

Quelques passages sont « fantastiques » : Nynève est-elle une fée comment elle le prétend ? Le basilic est-il le diable ? Qui est ce roi transparent qui  maudit toutes les personnes qui racontent son histoire ?

En conclusion : un livre que j’ai beaucoup aimé même si je préfère les livres de science-fiction de Rosa Montero 

Un extrait et un autre ici

 

Le Maître veut m’apprendre à jouter. 

– C’est très utile, en plus d’être honorable. Tu peux gagner des armes, des chevaux et même des rançons en argent. Parfois aussi des terres. 

J’ai aidé à soigner les chevaux de mon maître et, par chance, je sais monter, même si je ne l’avais jamais fait avec une selle et les longs étriers des guerriers. S’y habituer est toutefois très facile. Le plus dur est d’apprendre à manier cette énorme lance, plus longue que deux destriers mis l’un derrière l’autre. Lestée  de plomb comme elle est, au début j’étais incapable de lever sa pointe du sol et de la maintenir en l’air. A présent, j’arrive à la tenir plus ou moins droite pendant que je chevauche et le Maître me fait enfiler des anneaux qui pendent d’une corde. Il faut essayer de viser juste au grand galop et je n’ai pas encore réussi à embrocher  un seul anneau avec cette épouvantable lance. 

– J’ai l’impression que tu vas mieux te battre sur tes deux pieds dans un tournoi… grogne  le Maître. 

– Je suis désolée, mais ça demande une grande force, dis-je en guise d’excuse.

– C’est vrai qu’il faut de la force, mais là encore c’est l’adresse qui compte. Juste avant que la lance de ton rival ne te touche, tu dois avancer ton bouclier pour recueillir l’impact et le dévier. Ne t’accroche pas à ton cheval : c’est ce qui te fera tomber. Au contraire, il vaut mieux que tu te mettes brièvement debout sur tes étriers pour avoir une plus grande capacité de mouvement, et plus d’ampleur pour mieux accompagner le glissé de la lance… L’art d’un bon jouteur consiste à bien manier le bouclier à l’aide d’un bras, pendant que l’autre place en même temps la lance sur un point précis de ton adversaire, là où tu auras calculé que tu vas lui faire perdre l’équilibre. 

– Et comment est-ce qu’on calcule ça ? 

– En tombant et en retombant jusqu’à le savoir.

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Le roi transparent – Rosa Montero

– Tu es folle, je marmonne à Nynève tandis que nous nous y rendons. Je ne veux pas participer je vais être ridicule.

– Tu te trompes, ma Léo… Nous avons beaucoup de chance. C’est un tournoi sans blasons ! Tout tournoi qui se respecte exige la présentation de documents de noblesse, de sorte que celui-ci n’est rien qu’une pauvre joute villageoise. J’ai assisté à quelques-unes et elles sont lamentables. Mais je dois admettre qu’elles finissent parfois en véritable boucherie, car les pires fripons de la contrée s’y présentent à l’occasion et commettent toutes sortes de violences. 

Je m’arrête net. Une sueur glacée perle sur ma nuque.

– Mais ne t’inquiète pas, car ce sont général des tournois de débutants… de bourgeois ventripotents qui veulent jouer aux chevaliers et de jeunots imberbes qui savent à peine lever leurs lances. Nous allons nous inscrire et si je vois que c’est dangereux pour toi, nous nous retirerons. Ça peut être une bonne affaire pour nous… Tu sais que, outre le trophée, le vainqueur garde les armes du vaincu, mieux encore, son cheval.

– Et si je perds ? Nous n’avons même pas de destrier à nous … Ça peut être un désastre.

– Roland t’a dit qu’il ne fallait jamais penser à la possibilité de perdre. Tu vas gagner, j’en suis sûre. C’est comme de jouer aux dés, Léo. Il faut toujours courir une part de risque dans la vie. C’est plus drôle. Nous sommes arrivées à l’enclos des chevaux. Il n’y a qu’une demi-douzaine d’animaux, tous vieux et fatigués. Nynève commence à parlementer avec le maquignon. Au fond, attachée à la clôture, il y a une jument jeune et robuste. 

– Et cette jument ? je demande, interrompant la négociation. L’homme arque des sourcils étonnés. Nynève me foudroie du regard. 

– Oui, Monseigneur, en effet : cet animal ressemble à la jument de madame votre mère… dit mon amie. 

J’ai fait quelque chose de mal mais je ne sais pas quoi. Je n’ose plus ouvrir la bouche et Nynève décide de louer un baudet aux os saillants, une selle complète avec des étriers et deux lances qu’elle choisit avec un soin méticuleux. Nous sanglons et nous sellons l’animal et je monte dessus en tenant l’une des deux lances. Nynève, qui porte l’autre, marche à mes côtés. Dès que nous nous sommes éloignées de quelques pas, elle se retourne vers moi avec un geste de colère. 

– Quelle ignorante tu es, Léola ! Tu ne sais pas qu’un chevalier ne montera jamais sur une jument ? Il aimerait mieux qu’on lui coupe les jambes à coups de hache. C’est le plus grand des affronts qu’on puisse imaginer pour un guerrier… Ça, et monter dans un char. Tu nous as presque fait remarquer.

– Je suis désolée… Je balbutie. 

Les chevaliers ont vraiment des habitudes extraordinaires et incompréhensibles. Pourquoi monter un mauvais canasson fatigué quand on peut avoir une belle jument fougueuse ? Simplement à cause de son sexe ? Nous méprisent-ils, nous haïssent-ils à ce point, nous autres femelles ? Je regarde vers le bas, vers mes petits seins bandés et recouverts par le gambison et le fer. Je regarde ma poitrine lisse et bombée comme celle d’un mâle. S’ils savaient.

Le roi transparent – Rosa Montero

 

Agenda ironique Mai : déshabillez vous

Comme en écho non à Mars mais à Martine, le mois de l’agenda ironique aura pour thème : NU, NUE, NUS, NUES….

Vous pouvez donc d’ores et déjà :

– Vous mettre à l’aise : On est si bien, tout nu, dans une large chaise (1),

– Retirez vos lunettes : Sans ces lunettes, j’ai l’impression d’être tout nu au beau milieu d’une épicerie, avec des miroirs au plafond (2),

– Vous prendre pour le manneken-Pis

– Poétiser : La très chère était nue, et connaissant mon coeur, n’avait gardé que ses bijoux sonores (3)

– Faire ce qu’il vous plait…..mais nu (pour les pudiques, la vérité toute nue fera l’affaire :-))

 

Et pour le calendrier ?  parution des Textes jusqu’au 21 mai inclu, lecture et vote du 22 au 30, proclamation de la fin de mai le 31 🙂

:

(1) Alfred de Musset

(2) Alain Bashung

(3) Charles Baudelaire