Bilbo le hobbit – JRR Tolkien

Dernier billet lecture de l’année avec Bilbo le Hobbit recommandé par Aymeline 

J’ai bien aimé suivre Bilbo dans ses aventures avec les nains à la recherche du trésor et dans son combat contre Smaug (même si à mon goût les poneys n’ont pas un assez grand rôle). Cependant je n’ai  pas  ressenti la magie que j’avais trouvée au « seigneur des anneaux « , lecture  qui m’avait vraiment marquée : Il faut dire que j’avais 20 ans au moment de cette lecture (aujourd’hui j’ai plus du double et Bilbo est quand même très « jeunesse » (j’ai trouvé le ton drôle mais les personnages un peu caricaturaux ) 

Le meilleur moment de cette lecture est que mon fiston m’a vu en lire un chapitre tous les soirs début décembre et qu’il est rentré un soir, hilare, parce que sa prof de français  lui a donné ce livre à lire 🙂 : il l’a d’ailleurs lu deux fois plus vite que moi (il a deviné les pages que j’ai un peu passées vite (l’épisode des araignées) et le verdict est tombé (tout ça ne vaut pas Harry Potter) 

Un extrait :

Jusqu’à la fin de ses jours, Bilbo ne devait jamais oublier comment il s’était trouvé dehors, sans chapeau, sans canne, sans argent, sans rien de ce qu’il prenait généralement pour sortir; il avait laissé son second petit déjeuner àdemi consommé, la vaisselle aucunement faite ; ayant fourré ses clefs dans la main de Gandalf, il avait dévalé le chemin de toute la vitesse de ses pieds poilus, passé devant le grand Moulin, traversé l’Eau et couru sur un mille et plus.

Il était bien essoufflé, en arrivant à Près de l’Eau comme onze heures sonnaient, et il constata alors qu’il avait oublié son mouchoir !

« Bravo ! » s’écria Balïn qui, du seuil, surveillait la route.

A ce moment, tous les autres tournèrent le coin, venant du village. Ils étaient montés sur des poneys, dont chacun était chargé de tout un attirail de bagages, ballots, paquets. Il y en avait un très petit, apparemment destiné à Bilbo.

« En selle, tous les deux, et partons ! dit Thorïn.

– Je suis navré, dit Bilbo, mais je suis venu sans chapeau, je n’ai pas de mouchoir et je n’ai pas d’argent. Je n’ai trouvé votre mot qu’à dix heures quarante-cinq, pour être précis.

– Ne soyez pas précis, dit Dwalïn, et ne vous en faites pas ! Il vous faudra vous passer de mouchoir et de bien d’autres choses avant d’arriver au terme du voyage. Quant au chapeau, j’ai dans mes bagages un capuchon et une cape de rechange. »

Et voilà comment ils partirent de l’auberge par un beau matin juste avant le mois de mai, au petit trot de poneys bien chargés; et Bilbo portait un capuchon vert foncé (un peu délavé par les intempéries) et une cape de même couleur, empruntés à Dwalïn Ils étaient trop grands pour lui, et il avait un air assez comique. Ce que son père Bungo aurait pensé de lui, je n’ose y songer. Sa seule consolation était de ne pouvoir être pris pour un nain, puisqu’il n’avait pas de barbe.

Ils n’avaient pas parcouru beaucoup de chemin, que parut Gandalf, splendidement monté sur un cheval blanc. Il apportait une provision de mouchoirs, ainsi que la pipe et le tabac de Bilbo. Aussi, après cela, le groupe poursuivit son chemin tout à fait gaiement ; on raconta des histoires, on chanta des chansons en chevauchant toute la journée, hormis naturellement les arrêts pour les repas. Ceux-ci ne se produisaient pas tout à fait aussi souvent que Bilbo l’eût souhaité, mais il commençait cependant à trouver que les aventures n’étaient pas si désagréables après tout.

 

 

 

Chez Loupiot et chez son ami Tom, de La Voix du Livre et aussi ici

Il s’agit du livre préféré d’Aymeline et nous explique tout ici