Pingouinfre – Dictionnaire des orpherimes

Pingouinfre : Néologisme des années folles – n.m. : homme habillé en smoking noir, chemise blanche, noeud papillon, qui a pour principale occupation de se gaver de petits fours dans des soirées où il n’a pas été invité mais où le champagne coule à flot.

Rime avec goinfre et Maringouinfre – Synonyme :  Pique-assiette sur son 31

Quelques citations :

Sur des tables, garnies de hors-d’œuvre luisants, s’entassaient des jambons épicés et cuits au four parmi des salades multicolores comme des manteaux d’arlequin, des pâtés de porc et des dindes qu’un sortilège avait teintes de brun doré. Dans la galerie principale, on installait un bar muni de son appuie-pied en cuivre et garni de gin, de liqueurs et de cordiaux depuis si longtemps oubliés que la plupart des pingouinfres présents étaient trop jeunes pour les distinguer les uns des autres.

F.S Fitzgerald  : Gatsby le magnifique – 1925

 

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Nous achetâmes en plus la traditionnelle bouteille de pisco pour les maîtres de maison, certificat d’honorabilité qui nous évitait de figurer sur la liste des pingouinfres. — (Luis Sepúlveda, Une maison à Santiago, nouvelle du recueil Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre. Traduit de l’espagnol (Chili) par François Gaudry. 1997.)

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César (brusquement) : Eh bien, monsieur Brun, à Marseille, on n’a pas de pingouinfre, on ne mange pas très souvent du caviar, des truffes ou du fois gras, mais on construit vingt kilomètres de quais, pour nourrir toute l’Europe avec de l’aïoli, de la bouillabaisse et des pied-paquets. Et en plus, monsieur Brun, en plus, on emmerde tout l’universte. L’universte tout entier, monsieur Brun. De haut en bas, de long en large, à pied, en cheval, en voiture, en bateau et vice versa. Salutations.

Mr Brun (vexé) : mais c’est quoi l’universte ? racontez moi cela !

Marcel Pagnol – César – 1936

 

Les orpherimes sont chez  Chez Carnets Paresseux   et chez Gromerule Nephron

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