Frénégonde – Lydia Bonnaventure

Malheureusement pour Frénégonde, ces moments idylliques passés avec son époux furent brutalement interrompus au bout de deux ans de mariage. Un des loisirs d’Eberhard était les balades à cheval. Il passait de longues heures, le dimanche, sur Mutig, un fier destrier qui appartenait au palefrenier voisin, Hank. Une après-midi, elle entendit arriver un cheval au galop. De loin, au milieu de la poussière, elle reconnut l’ami d’Eberhard qui fonçait droit devant comme si la ville était en feu. Elle s’attendait à ce que suive son époux, souriant à l’idée qu’ils étaient complètement fous d’arriver en ameutant tout le bourg. Mais son sourire n’éclaira son visage qu’une seule seconde. Elle s’aperçut que le cavalier n’était pas seul sur le destrier. Un corps pendait, le ventre sur le dos de la bête, les bras et les jambes dans le vide. Son sang ne fit qu’un tour.

;

Frénégonde – Lydia Bonaventure

Publicités

8 réflexions au sujet de « Frénégonde – Lydia Bonnaventure »

Poster votre avis

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s