Numéro 11- Jonathan Coe

Le musée abritait une collection permanente, mais il y avait aussi une exposition temporaire dans la partie arrière du bâtiment. Cet espace était consacré pour l’heure au « Bestiaire » d’un jeune artiste Barcelonais nommé Josep Baqué.
Baqué avait passé sa jeunesse nomade entre Marseille, Düsseldorf et l’Avesnois – où il sculptait des pierres tombales, entre autres choses – mais il était rentré à Barcelone en 1928 pour y exercer durant les quarante ans qui lui restaient à vivre le métier d’agent de la circulation.
Pendant cette période, on savait qu’il faisait des dessins, dont certains étaient recherchés par les collectionneurs, quoique , « modeste jusqu’à l’excès » , il refusât de les vendre. Cependant , personne ne mesura sa productivité jusqu’à sa mort en 1967, où sa famille découvrit 1500 dessins de tous formats et de toutes formes. Presque tous représentaient des animaux fabuleux ou semi-fabuleux, rendus en couleur vives et d’un pinceau rudimentaire avec un souci du détail qui confinait à l’obsession. Il avait peint des dragons, des lézards, des créatures mi-chevaux mi-flamants, des serpents de mer, des tortues, des poissons multicolores, le regard hanté par la tristesse tous tant qu’ils étaient ; ils avaient peints de drôles d’insectes, des scarabées aux ailes de papillons, des mille-pattes aux lèvres rouges et lippues découvrant leurs dents d’hydre.

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Numéro 11-  Jonathan Coe

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