Tout ce dont on rêvait – François Roux

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Lecture commune avec Edualc

Chronique moderne autour de Justine, de son mari Nicolas et de leurs enfants… Paris de 1990 à 2015…

Le début m’a énormément plu : L’auteur a su me captiver avec un portrait sans concession de Justine, 25 ans. Justine, ma presque jumelle, trois ans de plus que moi, un père tyrannique.

Sa rencontre avec Alex, puis avec Nicolas le frère d’Alex..

25 ans plus tard, on retrouve Justine et Nicolas mariés, mère de deux enfants une fille de 17 ans, un garçon de 12 (encore ma presque jumelle, Justine, j’ai une fille de 15 ans et un garçon de 10). Des interrogations intéressantes sur la vie, le couple, la confiance en soi…

Et puis  à un moment je ne sais pas lequel, ce livre m’a un peu plombée (peut être les 730 jours de chômage de Nicolas, ou la référence à l’attentat chez Charlie Hebdo ou la dépression de Nicolas, ou leurs problèmes d’usure de couple …).

Bref un avis mitigé entre un début qui m’a énormément plu et une moitié qui m’a un peu déprimée…

Trop proche de mon univers, Justine et sa famille…en même temps cela met en lumière pourquoi je lis …vivre d’autres vies que la mienne…

Incipit

À ce stade de son existence, l’unique certitude de Justine quant à la nature humaine résidait dans le fait que l’immense majorité des hommes, à commencer par son propre père, étaient à ranger sous l’index « sombres abrutis » de son petit répertoire psychosociologique personnel. Elle avait alors vingt-cinq ans, son expérience intime – onze années de galère sexuelle, d’abus de confiance, de faux départs, d’humiliation tous azimuts – l’ encourageait à cette catégorisation un rien abusive. Son aigreur envers les représentants de l’autre sexe ne constituait en réalité qu’une toute petite fraction de sa hargne, sa colère composait un diamant brut, facetté de milliers d’autres rancoeurs contre les abus de tout poil, les passe-droits et, d’une manière générale, contre un état du monde de plus en plus bancal : Justine était à cran.

 

Un deuxième extrait

– Est-ce que tu connais une seule personne de plus de quarante ans qui est ne serait-ce qu’un peu heureuse et équilibrée ? On fait tous avec, crois moi.

 

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