Pour qui cloche le merle – Patience Steinbock

Pour qui cloche le merle – Patience Steinbock

 Et pour voir la couverture c’est ici

Chères lectrices et chers lecteurs de ce modeste blog

Après mon aventure avec des G**gle glass que je relatais ici, j’ai voulu retenter l’expérience et commencer une lecture sur une liseuse connectée avec ce nouveau titre «Pour qui cloche le merle » de Patience Steinbock.

Un livre « lu » sur la toute nouvelle liseuse que m’a prêtée G**gle et qui devrait contenter tous les adeptes de la lecture et aussi ceux, de plus en plus nombreux, des livres audio. En effet on peut «lire» ce roman soit en mode « Total » et alors c’est Patience et sa douce voix qui raconte l’histoire, soit en mode « lecture seule avec bruitages» avec les G**gle Glass sur le nez et là le lecteur lit à son rythme et il entend les bruits de fonds. J’ai testé le mode « lecture seule avec bruitage », je m’explique : L’innovation technologique de cette liseuse est qu’elle s’adapte à la vitesse de lecture de la personne (grâce à la géolocalisation de vos yeux sur le texte au moyen des Google Glass).

Ainsi on entend via les branches des fameuses lunettes, les petits bruits d’oiseaux ou le fameux merle, on entend les cloches sonner pile au bon moment … Par exemple au moment où vous lisez cette phrase « Il tendit la main vers la mitraillette, sortit le chargeur qui était dans le magasin, en prit d’autres dans sa poche, regarda dans le canon, remit un chargeur en place, puis regarda vers le bas de la pente (1)» retentit le bruit le claquement sec d’une mitraillette que l’on recharge ajoutant une tension incroyable au récit.

Autre exemple, le bruit des cloches de l’église ponctuent crescendo l’affrontement des deux clans. Enfin, le lecteur entend arriver Justine Putet bien avant la lecture avec le grincement de ses chapelets.

Voici pour la forme.

Sur le fonds, Patience Steinbock nous emmène dans un charmant petit village  de Clochemerle. Bon jusque-là ça sent le plagiat et bien pas du tout car Patience sait renouveler le genre.  Ce roman est le deuxième que je lis dans cette nouvelle collection que j’avais présentée ici. Gallimard fusionne deux romans mais ce roman ne s’arrête pas à la fusion de « Pour qui sonne le glas » et « Clochemerle » . L’histoire est pour le moins décapante : Sans trop vous en dire, l’action passe dans un petit village imaginaire Clochemerle où on retrouve certains personnages des deux romans : certains étant pour l’installation d’une antenne sur les fameuses vespasiennes de leur village – par G**gle – et d’autres résolument contre…

Ce roman met en scène une multitude de personnages,  Patience n’en  a inventé aucun mais elle a su les mettre en valeur. Nous retrouvons donc le héros de « Pour qui sonne le glas » Robert Jordan, qui nous raconte d’un œil  ironique l’arrivée dans ce petit village de G**gle qui souhaite installer des « Gogues connectées ».

Les habitants de Clochemerle seront également divisés : ceux au sud du pont pro G**gle et ceux du Nord-antiG**- projettent même de faire sauter le pont (fallait bien mettre quelques passages de Pour qui sonne le glas…)

J’attends avec impatience le troisième opus de Patience Steinbock qui, selon des sources autorisées, bénéficierait de la technologie « olfactive » dont on dit grand bien…

Je vous remercie de votre attention 

Valentyne

 (1) Phrase tirée de Pour qui sonne le glas

:

Ma participation à l’agenda ironique de février hébergé par Jobougon avec pour thème « écriture d’un chronique littéraire »  je cite

Choisir un livre et en faire une critique littéraire.
Que vous l’ayez lu ou pas.
Qu’il existe réellement ou pas.
Qu’un livre intrus se soit glissé distraitement dans le lot.
Que vous rêviez de l’écrire, ou pas.
Ou qu’il soit, peut-être encore soigneusement conservé dans quelque bibliothèque secrète ou interdite.
Que sais-je encore…
L’idée, c’est d’écrire une critique littéraire qui donne soit envie de le lire, soit au contraire, nous en dissuade.