Parapluie

La semaine dernière, j’ai vu ce concours chez Editions points. Il faut prendre son livre en photo en mode #selfbook.

Lundi entre midi et deux, j’avais trouvé un prétexte pour aller à la librairie du coin et j’avais trouvé ce titre (prédestiné pour un 20 juin !!)

Mais la photo était rectangulaire et ne rentrait pas sur le site

parapluie

Mais aujourd’hui avec le beau soleil j’ai quand même réussi à caser ce « parapluie »

brexit

J’adore le nom de l’auteur 😉 Will Self pour un selfbook 😉

Jules U4 – Carole Trebor

JULES U4

Après Stéphane à Lyon et Yannis à Marseille, Jules décrit le monde post apocalyptique de U4 à Paris .
Sans surprise, suite au décès de 90%de la population Paris est devenu le royaume des rats. J’en ai encore des frissons. Jules, 15 ans,  vivait derrière son écran avant la catastrophe. Il avait arrêté le rugby et était devenu en surpoids, complexé et un peu à l’écart du reste des jeunes .
Dans cette histoire, j’ai beaucoup aimé la gentillesse de Jules, ses doutes, son dévouement charmant  à la Minuscule, sa rencontre avec Koridwen, sa naïveté aussi sur la possibilité de remonter dans le temps !
Dans ce livre, Stéphane apparaît très très dure alors que dans le tome qui lui est consacré c’est beaucoup plus nuancé. Yannis est égal à lui même et plutôt sympathique .
Carole Trébor  explore la piste d’une organisation des jeunes par eux-mêmes, en communauté, mais en dehors du contrôle de l’armée et du « rassemblement dans les R-points »
Quand il est question de survie et de pouvoir dans un monde où il n’y a plus de loi, le plus fort ou le plus méchant l’emporte …pour un temps..

Et puis ce que j’ai apprécié par dessus tout c’est une fin pleine d’espoir racontée par la Minuscule.

Comment ça je n’ai pas dit qui était la Minuscule ? Mais je n’ai pas dit non plus qui était Max, Jérôme, Pierre, Vincent, Maïa, Sèverine, Katia…tous les personnages de cette communauté qui veulent rebâtir un monde sur les ruines du leur. C’est pour vous laisser le plaisir de la découverte 🙂

Un extrait :

C’est Alicia, elle se précipite dans la cuisine, essaye de se faufiler jusqu’à moi, se retrouve coincée par Jérôme et Vincent. Elle prend appui de ses mains sur les genoux du Chef, qui l’attrape sous les épaules, la soulève de terre et la transmet à Vincent comme si elle était un ballon de rugby. Le Soldat la récupère, se redresse, la fait sauter en l’air. Et elle éclate de son rire incroyable. Je la regarde, elle est rayonnante. Et le Chef la regarde aussi, en souriant, comme aurait fait mon grand-père. Comme Al Pacino dans Le Parrain. Nous sommes la Famille de Jérôme. Il nous aime à sa façon. Il veut nous protéger, il se sent responsable de nous. C’est la première fois depuis longtemps que je le vois détendu. Je pense qu’il sacrifierait sa vie pour sauver ma petite. Il essaye d’être juste, même s’il frôle parfois l’intransigeance. Mais supporterait-il que l’un d’entre nous refuse sa protection ou remette en cause l’une de ses décisions ? Alicia n’arrête pas de rire, et à son rire se mêle celui de Vincent, son rire d’Avant la catastrophe, et quand à la porte, apparaît Maïa, je voudrais juste que le temps s’arrête.

A bientôt avec Koridwen, le dernier tome qu’il me reste à lire (à noter qu’on peut lire les tomes dans l’ordre que l’on souhaite)