Sous les vents de Neptune – Fred Vargas

sous les vents de neptune

Adamsberg est de retour, plus sensible que dans les tomes précédents. Il faut dire que l’enquête qu’il essaie de mener le concerne de très près : une jeune fille a été découverte poignardée avec un trident (encore un coup de Neptune ?) et cet assassinat ressemble trait pour trait à un meurtre, qui a empoisonné la jeunesse d’Adamsberg. A cette époque, le jeune frère d’Adamsberg, Raphaël, avait même été accusé du meurtre et obligé de fuir : 30 ans que les deux frères ne se sont pas vus.
L’originalité de l’histoire tient aussi au stage que doivent suivre les policiers français au Québec. Le doux accent et le franc parler des chums de la police valent le détour !
Plus que l’enquête policière c’est l’ensemble des personnages qui est réjouissante :

On soupçonne un traître dans le commissariat : Danglard est-il net ou complice ?

Camille reviendra-t-elle ?

Clémentine et Josette arriveront-elles à hacker le FBI ? (Euh je m’égare) , Rettancourt (j’adore son prénom : Violette) aura-t-elle le dos assez large ?

Adamsberg est-il un serial Killer ?

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En tout cas ce tome m’a emballé (presque autant que pour « L’homme à l’envers » qui est pour moi le meilleur Vargas – en même temps je ne les aie pas tous lus)

Un peu de surnaturel, des jeux de mots …. Bref un excellent moment !

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Deux extraits :

A Paris

[…] – Josette, elle va où elle veut dans ses souterrains, déclara Clémentine. Et des foyes la voilà à Hambourg, et des foyes la voilà à New-York.
– Pirate informatique ? demanda Adamsberg, stupéfait. Hacker ?
– Aqueuse, exactement, confirma Clémentine avec satisfaction. Josette, elle pique aux gros et elle donne aux maigres. Par les tunnels. Faut me boire ce verre,  Adamsberg.
– C’était cela, Josette, les « transferts » et les « répartitions » ? demanda Adamsberg.
– Oui, dit-elle en croisant rapidement son regard. J’égalise.

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et au Québec :

— Tu fais équipe avec qui, demain ? lui demanda Sanscartier en l’accompagnant à la voiture.
— Ginette Saint-Preux.
— C’est une bonne chum de fille. Tu peux être sur tes aises.
— Mais tu me manqueras, dit Adamsberg en lui serrant la main. Tu m’as rendu un grand service.
— Comment ça se peut-tu ?
— Ça se peut, voilà tout. Et toi ? Avec qui travailles-tu ?
— Avec celle qu’est tendre d’entretien. Tu peux-tu me rappeler son nom ?
— Tendre d’entretien ?
— Grosse, traduisit Sanscartier, embarrassé.
— Ah. Violette Retancourt.
— Excuse-moi de ramener la question, mais quand t’auras pogné ce maudit mort, même dans dix ans, tu pourras-tu me le faire assavoir ?
— Ça t’intéresse à ce point ?
— Oui. Et j’ai pris amitié sur toi.
— Je te le dirai. Même dans dix ans.

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