Déjà la nuit en son parc amassait – Joachim du Bellay

jeudi-poesie

Déjà la nuit en son parc amassait

Déjà la nuit en son parc amassait
Un grand troupeau d’étoiles vagabondes,
Et, pour entrer aux cavernes profondes,
Fuyant le jour, ses noirs chevaux chassait ;

Déjà le ciel aux Indes rougissait,
Et l’aube encor de ses tresses tant blondes
Faisant grêler mille perlettes rondes,
De ses trésors les prés enrichissait :

Quand d’occident, comme une étoile vive,
Je vis sortir dessus ta verte rive,
O fleuve mien ! une nymphe en riant.

Alors, voyant cette nouvelle Aurore,
Le jour honteux d’un double teint colore
Et l’Angevin et l’indique orient.

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Déjà la nuit en son parc amassait – Joachim du Bellay

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Muse et Pégase, tableau d’Odilon Redon peint vers 1900.

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24 réflexions au sujet de « Déjà la nuit en son parc amassait – Joachim du Bellay »

  1. Ping : La poésie du jeudi avec Hélène Cadou | Les lectures d'Asphodèle, les humeurs et l'écriture

  2. Joachim du Bellay reste un grand souvenir de poésie enfantine et adolescente, merci à toi de me le rappeler avec ce poème magnifique ! Toutes ces étoiles « vagabondes » qui envahissent le ciel de la douceur angevine et l’orient qui se profile… Le tableau d’Odilon Redon est de toute beauté ! J’aime énormément ce peintre ! 😉 Bises, Val notre galopante…

    • Coucou Asphodèle
      A un moment il m’a semblé que ce poème avait déjà été présenté lors d’un jeudi poésie mais je ne l’ai pas retrouvé …
      Peut être etait im juste enfoui dans ma mémoire 🙂
      Le tableau d’Odilon Redon est juste en « symbiose  » avec le poème , non ? (Lol)

  3. Ping : Marina Tsvetaïeva, Insomnie et autres poèmes – Écri'turbulente, c'est en écrivant qu'on devient écrevisse.

  4. que de souvenirs avec ce poème ! Magnifique. Il y a si longtemps, j’adorais notre prof de français et de latin. Madame Beller et sa mouche au coin de la lèvre. Quelle joie quand elle est venue bien des années après, s’asseoir dans mon salon de thé. Je lui ai avoué combien j’étais terrorisée lorsque je devais réciter devant toute la classe, elle a ri et m’a dit : « Comment, Marie-José, vous étiez timide ?  » Et elle a encore ri ! Mais oui, je l’étais ! Bavarde mais timide ! C’est incompatible ? Merci pour ce joli souvenir juste avant de décrocher de l’ordi et d’aller au dodo. Bisous

  5. Valentyne, je ne peux refaire le coup de l’ange 😉
    Tout à coup, me vient une drôle de question 🙄 : que diraient les ados s’ils devaient reformuler ce poème avec leurs mots ?…
    Ce poème chante et berce.
    Bon dimanche et gros bisous

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