Aujourd’hui « Une coupe franche » – 3 décembre

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Jeudi, l’épidémie continue

Ainsi, papa et maman sont partis au travail, après nous avoir emmenés à l’école.
Je me suis retrouvé dans la classe de Mr Marcel comme tous les jours, même si la voix de Mr Marcel sortait de la bouche de l’autre maîtresse, Delphine.
Marinette, elle, avait la tête du cuisinier de la cantine et le cuisinier de la cantine celle de Marinette.
Quand papa est rentré le soir, il a dit : « Finalement, tout s’est bien déroulé aujourd’hui, une fois passée la première surprise : il faut dire que dans mon travail, les pilotes avec qui je discute à la tour de contrôle entendent juste ma voix et n’ont donc pas vu que j’avais un corps d’homme et une tête de femme, ni que mes collègues femme avaient un corps de femme avec une tête d’homme. Finalement le plus important ce n’est pas la tête que l’on a mais plutôt la voix, et ce que l’on dit. »

Quant à moi, j’ai fait des coupes franches toute la journée sur des têtes de femmes à voix d’homme qui  ne supportaient pas les cheveux longs… Epuisant !! a dit maman.

– Quelle tête va-t-on avoir demain ? s’est demandé maman. Ne pourrait-on pas un peu anticiper ?

– On verra bien, a répondu papa : n’oublie pas ma devise : « planifier c’est remplacer l’incertitude par l’erreur »

Après le repas, papa et maman nous ont lu un livre chacun, c’était la fête. Papa m’a lu « la maison de Barbapapa » et maman m’a lu l’histoire des vacances des Barbapapa ».
J’adore cette histoire où Barbalala accuse Barbouille d’avoir laissé un cheveu dans son thé et qu’ensuite Barbouille la traite de légume vert.
Ensuite, ils se disputent tous, mais finissent par se réconcilier à la fin après s’être envoyés plein de peinture à la figure, c’est trop drôle.
Maman m’a fait un câlin en me disant : « Cela te plairait qu’on t’appelle espèce de légume vert ? ».

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Le lendemain, je me suis réveillé tout bizarre : j’avais la tête lourde mais lourde. Je suis allé le dire à papa et à maman : là, j’ai été content de voir que papa n’avait plus la tête de maman et inversement : c’était trop compliqué hier de savoir qui me parlait de l’un ou de l’autre.
Aujourd’hui cela va être plus simple : Papa a une tête de fraise et maman une tête d’orange.
A ce moment là, maman a dit un peu effrayé : « mon ti-cœur, regarde Titouan, il a une tête de citrouille. Les enfants sont eux aussi touchés par ce grand tournicotis des têtes. »
Alors, je suis parti en courant dans la chambre de ma sœur pour voir la tête qu’elle avait.

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366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : KO

2. pas plus de 100 mots :436 mots

3. éléments réels de la journée : KO

4. suivre la consigne de la date : OK

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