Aujourd’hui « j’étais un animal quand » – 24 novembre

Lundi : un train entre en scène

Aujourd’hui, j’étais un animal quand un bruit m’a réveillé : Dans mon rêve, j’étais un hippocampe pour être précis. Comme tous les matins, j’ai entendu maman qui se préparait pour aller au travail et puis qui mettait la table du petit déjeuner.
Moi, je suis resté tranquillement sous ma couette en écoutant les bruits de la maison qui se réveillait doucement.
Bang : Une grande tasse pour ma soeur. Pok un ENORME bol pour moi car, même si je n’ai que 5 ans, j’ai toujours très faim le matin. Maman dit même que souvent j’ai les yeux plus gros que le ventre et que je ressemble à la grenouille qui voulait être plus grosse que le boeuf.
Clac, la bouteille de jus d’orange sur la table.
Clic clic, les petites cuillères.
Maman est venue me voir et m’a fait en câlin en me rappelant que c’est lundi et qu’il y a école. Puis elle est repartie dans la cuisine.
Ensuite, Maman a poussé un grand cri : « oh oh mon pt’it coeur ? Mais que t’arrive t il ? »
Mon ti-coeur c’est comme cela que Maman appelle Papa.
Maman avait la voix qu’elle a eu le matin où j’ai débarqué de ma chambre avec la varicelle : il faut dire que j’étais méconnaissable, plein de boutons partout de la tête aux pieds (même entre les doigts de pieds).
C’est à ce moment là que je me suis levé pour aller voir ce qui était arrivé à mon papa et ce qui avait fait parler maman si fort (parce que Maman, elle dit toujours de ne pas faire de bruit pour les voisins du dessous le matin)
Et là effectivement, mon pauvre papa : on ne le reconnaissait plus.
Au début, je n’ai rien remarqué de bizarre. Je l’ai reconnu à son caleçon et son tee shirt qu’il met la nuit pour dormir. Ensuite j’ai levé les yeux vers lui et là « miséricorde » comme dit mon arrière grand mère : plus de tête de Papa.
A la place de sa tête, j’ai vu une locomotive : un vraie, très jolie, comme dans un dessin animé, noire et rouge, avec une jolie cheminée pour laisser échapper la fumée : une locomotive à vapeur, pas une électrique.
Papa s’est mis devant le miroir de la salle de bain et n’en croyait pas ses phares lui non plus. Enfin je veux dire qu’il n’en croyait pas ses yeux mais maintenant ce n’étaient plus des yeux, mais des phares : ronds et jaunes, légèrement brillants.

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366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : KO

2. pas plus de 100 mots :406 mots

3. éléments réels de la journée : KO (écrit il y a 3 ans …mais inédit)

4. suivre la consigne de la date : OK