Pablo Neruda – La centaine d’amour – 85

De la mer vers les rues coule un vague brouillard,
Une haleine de bœuf enterré dans le froid,
de longues langues d’eau s’accumulent et couvrent
ce mois qui nous avait promis d’être céleste.

Automne hâtif, rayon de miel sifflant de feuilles,
sur les villages quand ton étendard palpite
chantent des femmes folles en libérant les fleuves,
hennissent les chevaux vers la Patagonie.

Un liseron du soir grandit sur ton visage
et monte silencieux emporté par l’amour
jusqu’aux fers des chevaux crépitant dans le ciel.

Je m’incline sur le feu de ton corps nocturne,
il n’est pas que tes seins que j’aime mais l’automne
et ce sang d’outre-mer qu’il épand dans la brume.

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Pablo Neruda

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Un poème en écho à ceux programmés par  Martine (Mémoire du 13 Novembre 2015)

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9 réflexions au sujet de « Pablo Neruda – La centaine d’amour – 85 »

  1. Ping : Mémorial poétique du 13 novembre 2015 | Écri'turbulente, c'est en écrivant qu'on devient écrevisse.

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