Aujourd’hui « ça ramasse » – 8 octobre

Aujourd’hui j’ai profité de la pause de midi pour aller ramasser de feuilles.
Pas les rares feuilles que l’on trouve dans Paris qui transforme les trottoirs en patinoires ! Non, des feuilles numérotées avec des petits signes noirs sur blanc qui apportent de l’évasion…
Comme c’est le mois italien, j’ai ramassé des feuilles italiennes.

D’après mes recherches (rapides) sur g**gle, en italien « feuille d’arbre » se dit « Foglia  » et « feuille de papier » se dit « foglio ».

Vous confirmez ?
Pour ma part j’ai trouvé 3 « Folio » et 0 Foglio.

folio

366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : OK

2. pas plus de 100 mots : 80 mots

3. éléments réels de la journée : OK

4. suivre la consigne de la date : OK

Les villes invisibles – Italo Calvino


Je compris que je devais me libérer des images qui jusqu’ici avaient annoncé les choses que je cherchais : seulement alors je réussirais à comprendre le langage d’Ipazie.

À présent il suffit que j’entende le hennissement des chevaux et le claquement des fouets pour que me prenne un tremblement amoureux : À Ipazie,  tu dois entrer dans les écuries et les manèges pour voir les belles femmes qui montent en selle, cuisses nues, des jambières sur les mollets, et un jeune étranger s’approche-t-il qu’elles le renversent dans le foin ou la sciure et le pressent ferme contre leur téton.

Et lorsque mon âme ne demande d’autre nourriture et stimulant que la musique, je sais qu’il faut la chercher dans les cimetières : les musiciens se dissimulent dans les tombes ; d’une fosse à l’autre se répondent trilles de flûte et accords de Harpe.

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Les villes invisibles – Italo Calvino (p60)