L’amour de mes pensers – Pierre de Marbeuf

jeudi-poesie

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L’amour de mes pensers…

L’amour de mes pensers, comme de son pinceau,
Vous peint à mon esprit, si je clos ma paupière,
Je vous vois en dormant, si je suis sans lumière,
Pour m’éclairer de nuit vous êtes mon flambeau.

Si je suis sur la terre, ou si je suis sur l’eau,
Vous me suivez sur terre, et dessus la rivière,
Car je vous vois toujours et devant et derrière
La croupe du cheval, la poupe du bateau.

Encor que de mon corps le vôtre soit absent,
A mon esprit toujours votre corps est présent :
Concevez-vous cela, ma divine maîtresse ?

Si pénétrer les corps par son agilité
Est la propre action de la divinité,
L’amour m’avait bien dit que vous étiez déesse.

LICORNE GUSTAVE MOREAUGustave Moreau – Source

 

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16 réflexions au sujet de « L’amour de mes pensers – Pierre de Marbeuf »

  1. Ping : La poésie du jeudi avec Vénus Khoury-Ghata | Les lectures d'Asphodèle, les humeurs et l'écriture

  2. Ping : La poésie du jeudi avec Victor Hugo | Les mots de la fin

  3. Ces « pensers » m’ont interpelée, Valentyne 😉
    Pourquoi est-ce que ça me fait un peu penser à Aurélien & Bérénice ? 🙄
    Mes pensées vagabondent, mes rêves s’éveillent 😆
    Gros bisous

    • Coucou Soène 🙂
      Peut être parce qu’il parle de paupières et qu’Aurélien trouve les yeux de Bérénice magnifiques ?

      « Aurélien craignit de ne pas danser assez bien pour elle. Il le lui dit. Elle ferma les yeux. Alors, se penchant sur elle, il la vit pour la première fois. Il régnait sur son visage un sourire de sommeil, vague, irréel, suivant une image intérieure. Ce qu’il y avait de heurté, de disparate en elle, s’était fondu, harmonisé. Portée par la mélodie, abandonnée à son danseur, elle avait enfin son vrai visage, sa bouche enfantine, et l’air, comment dire ? d’une douleur heureuse. Aurélien se répéta qu’il n’avait encore jamais vu cette femme qui venait d’apparaître. Il comprit que ce qui la lui avait cachée, c’étaient ses yeux. Quand elle les avait fermés, elle n’avait plus été protégée par rien, elle s’était montrée elle-même. Ils se rouvrirent plus noirs que jamais, plus animaux qu’Aurélien ne s’en souvenait. »

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