Aujourd’hui « Question idiote » – 3 février

Hier, voir la photo de la station Argentine par Janol Apin m’a fait penser à ce billet de mon ancien blog.

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Il y a 5 questions (y en a t il une d’idiote ? à part celle que je viens d’écrire)

Oh et encore une question : avez vous trouvé les mots imposés ?

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Albert l’albinos

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/Aujourd’hui nous retrouvons une chronique de Zoé qui nous présente une de ces dernières découvertes : Albert l’Albinos.

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– Bonjour Cher Albert, racontez nous comment vous en êtes arrivé devenir une tête d’affiche d’envergure internationale ?

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– Bonjour Zoé, et merci de me laisser la parole. Et bien, j’ai débuté tout jeune dans une série de photographies qui ont fait le tour du monde : « Les stations de métro au pied de la lettre » d’un photographe que j’aime beaucoup : Janol Apin à ne pas confondre avec Jeannot Lapin, un homonyme.

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– Tout à fait, cher Albert, pour ceux qui ne connaîtrait pas, j’ai apporté la photo qui vous a rendu mondialement célèbre : celle de la station de métro « Porte de Vincennes ».

janol-apin-metro-paris-4 (1)

– Oui, chère Zoé, ce fut un grand moment de complicité, que dis je de communion, entre Janol Apin et moi-même. Cela a l’air simple comme cela mais cela a été beaucoup de boulot de réussir ces saynètes. D’abord, il faut obtenir l’autorisation de la mairie, de la RATP, de l’inspection du travail, car voyez vous tous ces clichés ont été pris de nuit. Impossible de prendre des photos de cette qualité le jour, vous comprenez, avec le flot de voyageurs ininterrompu, les multiples changements qui existent dans le métro parisien. En ce qui concerne la photo dont vous parlez, il s’agit bien entendu d’une photo qui a demandé beaucoup de préparation, pour être concentré, j’avais emmené ma provision de chocolat aux aiguilles de pin pour le tonus et d’encens pour être zen. Comme il fallait beaucoup de lumière, de grands projecteurs avaient été installés, comme j’ai des yeux bleus fragiles, je n’arrêtais pas de cligner des yeux, comme ébloui par des phares mal réglés. Y’a pas à dire : être modèle, c’est un métier.

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– Et comment s’est passé votre collaboration avec le photographe ?

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– Bien, bien. C’est une chouette gars, pas du tout du genre à râler pour un rien. Je pouvais lui murmurer mes idées à l’oreille.

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– Excellent, parlez nous de vos idées ?

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– Et bien pour la station Cadet, j’ai eu l’idée d’un marin avec son pompon, pour tout vous dire et pour que cela fasse plus vrai, j’avais proposé que l’on apporte du goémon et du sable du Mont Saint Michel. Mais Janol m’a dit que ce n’était pas la peine : on n’entends pas le cri des mouettes sur les photos et l’odeur des embruns est très dure à rendre sur papier glacé. Pour la station La Défense, j’avais proposé de déguiser un éléphant en Mammouth. Vous voyez, j’ai des idées ; Janol ne les a pas toutes acceptées, bien sûr, alors je profite de l’audience que vous avez sur ce blog pour lancer quelques idées que j’ai eues. Parce que vous voyez, moi, j’adore les z’animos : Un ours à la station Pyrénées de la ligne 11, un lion à la gare du même nom etc…

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– Excusez moi, chez Albert, mais nos lecteurs ne doivent pas comprendre. Si vous vous entendiez si bien, avec le photographe, pourquoi n’êtes vous pas présent sur la photo ?

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– Et oui, c’est là tout le génie du photographe : suggérer, insinuer, faire sourire de l’incongru. Eh bien, je vous explique. Au moment fatidique de la prise de vue, je me suis souvenu que j’avais rendez vous avec mon amour, une belle jument baie ténébreuse, à la robe douce comme du velours. Elle s’appelle Réale, ma douce, elle est espagnole, de Madrid exactement. Je me suis donc mis au petit trot pour honorer mon rendez vous au stade de Saint Denis, car ma Réale est la mascotte officielle d’une partie de ballon rond, d’ailleurs au passage, la pelouse là bas y est excellente. J’ai donc pris la poudre d’escampette. Mon Jockey est donc resté sur le carreau et il a fait la photo tout seul, et franchement je trouve que sa prestation ne manque pas de sel. Et puis une rambarde de métro, il est moins ridicule que si sa monture était un balai, non ?

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– En tout cas, le lendemain, les médias ont relayé l’information de ce cheval dans les couloirs du métro et c’est comme cela qu’Olga Cafiero m’a contacté pour être la star de sa future exposition. Elle m’a laissé carte blanche en me disant : « Prends le mors aux dents, éclate toi, fais nous tes coquineries habituelles »

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– Vous êtes tout simplement extra, cher Albert. Au revoir, et à bientôt. Et la photo faite par Olga montre bien votre joie de vivre.

olga-cafiero-horse-02

366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : ko

2. pas plus de 100 mots : ko 775 mots

3. éléments réels de la journée : ko

4. suivre la consigne de la date : ko (billet de 2012)

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27 réflexions au sujet de « Aujourd’hui « Question idiote » – 3 février »

  1. À ma jument souris

    Pas d’éperon ni de cravache,
    N’est-ce pas, Maîtresse à poil gris…
    C’est bon à pousser une vache,
    Pas une petite Souris.
    Pas de mors à ta pauvre bouche :
    Je t’aime, et ma cuisse te touche.
    Pas de selle, pas d’étrier :
    J’agace, du bout de ma botte,
    Ta patte d’acier fin qui trotte.
    Va : je ne suis pas cavalier…
    — Hurrah ! c’est à nous la poussière !
    J’ai la tête dans ta crinière,
    Mes deux bras te font un collier.
    — Hurrah ! c’est à nous le hallier !
    — Hurrah ! c’est à nous la barrière !
    — Je suis emballé : tu me tiens —
    Hurrah !… et le fossé derrière…
    Et la culbute !… — Femme tiens !!
    Tristan Corbière, Les Amours jaunes, 1873

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