Aujourd’hui « j’attends » – 15 janvier

Un jour 
Un jour,
un jour, peut-être bientôt,
un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers.
un jour je libérerai l’encre qui chahute  mon stylo  entre les lignes.
un jour j’attirerai  l’ambre des sirènes qui récoltent les anémones éphémères
un jour j’affranchirai l’ombre de la goélette à travers les moutons des  vagues rectilignes
un jour je pêcherai l’omble chevalier dans l’eau douce des lacs d’Artique
un jour j’adopterai l’amble du papa hippocampe qui couve ses oeufs
Un jour je dévoilerai  l’ampleur du secret des banquises au coin du feu
un jour je dénicherai le temple de ce Neptune  océanique
un jour je trouverai la  trempe  de noyer mes mots
un jour, je détacherai la trompe de Dumbo
un jour je partirai en trombe, mon vague à l’âme en bandoulière.
un jour, peut-être bientôt,
Un jour
Mais pour le moment j’attends ……
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366 réels à prise rapide (les règles sont ici)

1. écrire sur le vif : ok

2. pas plus de 100 mots : 160 mots

3. éléments réels de la journée : ko écrit pour Glaz en octobre 2013. Ecrire en partant des premiers vers de « Un clown » d’Henri Michaux.

Un jour,
un jour, peut-être bientôt,
un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers. »

4. suivre la consigne de la date : ok

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Les chevaux d’Aubervilliers – Mano Solo

jeudi-poesie

Allez chez Asphodèle lire les trouvailles des autres participants 😉

Jean Charles m’a fait découvrir Mano Solo ici 

 et pour écouter Mano Solo, c’est ici 

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Les chevaux d’Aubervilliers ont rendu l’âme cavalière
Les chevaux juste là derrière le cimetière
Répondent à mes prières
Un cabanon au milieu du campement
Juste comme une maison d’enfants
Résonnent d’une course nos coeur battant
Et dans un galop apaisant
Ondule la marche des sentiments

Et si la caravane s’en va, je m’en vais avec elle
Et c’est mon chien qui aboie, car lui aussi il la trouve si belle

La pluie sur le haut-vent cataclope quand à l’abri
On se surprend à aimer la vie

 Les chevaux d’Aubervilliers
Ne battent pas leurs fers sur le pavé
Mais forgent en moi une vérité
Celle que la chance ne m’a jamais quitté

Et si la caravane s’en va
Je m’en vais avec elle

Et c’est mon chien qui aboie
Car lui aussi la trouve si belle

Les cris d’hier sont la crinière à laquelle s’accroche
Une écuyère en or
Les chevaux d’Aubervilliers
Galopent dans mon coeur
Comme une machine à cheval vapeur

Et si la caravane s’en va
Je m’en vais avec elle

Et c’est mon chien qui aboie
Car lui aussi la trouve si belle

zingaro2